Un minisire de la ReslauraHon, pir C. Rousset, p
fondement lié aux intérêts vrais et permanents du pays. Il est impossible qu'en persistant avec fermeté dans l'exercice et l'indépendance de nos droits, nous ne reprenions pas place dans la confiance publique, en même temps que nous acquerrons droit au respect par notre fidélité à nos principes et notre abstention de tous les emplois, de toutes les carrières dont le gouvernement dispose.
Enfin, au milieu des dissidences et des irréconciliables haines des partis formés dans le camp ennemi, une minorité légitimiste mobile et unie doit, si eUe est un peu nombreuse, avoir un immense ascendant sur presque toutes les discussions de la Chambre. Nous serons donc, par notre propre droit et sans participation au pouvoir usurpé, au milieu du territoire ennemi, au centre de ses affaires, avec la puissance de l'arrêter et de le vaincre.
Le pays, spectateur du combat, jugera les idées, les principes ; les conséquences et les événements nous trouveront en situation de les mettre promptement à profit. Dans l'émigration à domicile et l'absolu silence d'un parti si important, je ne vois que du fatalisme et une inerte confiance dans la bonté de Dieu, qui a pourtant condamné l'homme au travail en tout ce qui regarde les choses de ce monde.
Je vous demande pardon de jaser ainsi sur cette question; elle m'absorbe en ce moment, et je la présente sous toutes les faces à tous nos amis de France dans une correspondance générale qui remplit toutes mes heures *.,..
Berryer devint vite le chef incontesté du groupe parlementaire. Autour de lui se rangèrent des hommes du plus grand mérite, les ducs de Fitz-.Tames, de Noailles et de Valmy, MM. de Dreux-Brézé, de Larcy, Benoist d'Azy, Hennequin, delaBourdonnaye, de Rainneville, de Quatrebarbes, de Falloux, etc. La plupart, en même temps qu'ils suivaient sa direction politique, restèrent toujours ses amis dévoués. Entre tous, le duc de Fitz-James se distinguait par son ardente affection. Ils étaient d'ailleurs dignes l'un de l'autre. Car le descendant des rois d'Angleterre plaçait avant toutes choses la fidélité à son Dieu, à son roi et à son honneur. Comme Berryer, il aimait passionnément la France; il aimait