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ni les droits sacrés de la famille, n'eurent à souffrir de ces relations. A Paris comme à Augerville, M'"® Berryer recevait avec une distinction parfaite. Elle partageait toutes les affections de son mari. Personne ne jouissait comme elle de ses succès, personne ne souffrait davantage de ses déplaisirs. Ce qui l'irritait surtout, c'était de voir l'illustre député abreuvé de dégoûts, rebuté comme chef du parti ro3^aliste par ceuxlà mêmes que son immense talent protégeait et honorait. Plus d'une fois elle s'efforça de détourner Berryer de la politique et de le rendre au barreau.
Sa mort, arrivée en 1842, par une cause singulière, remplit l'orateur d'un chagrin profond. M. et M™^ Berryer s'étaient attachés à un petit chien errant qui les avait suivis malgré eux. En vain les domestiques le mirent-ils à la porte, l'animal attendit obstinément, rentra dès qu'il le put et pénétra jusqu'aux maîtres de la maison avec des regards suppliants. Il fallut l'adopter. Cinq ans plus tard AP^ Berryer, indisposée, s'était mise au lit après une saignée, bien qu'il y eût ce jour-là beaucoup de monde à Augerville. Le petit chien grimpa sur le lit et, tout en caressant sa maîtresse endormie, défit le bandage de la saignée. « Au bout d'un certain temps, raconte M""® de Janzé, M""^ Berryer se réveilla dans un malaise inexprimable. Elle se vit baignée dans son sang, prit peur, et malgré sa faiblesse, jetant sur elle un peignoir, elle se traîna jusqu'à la salle à manger, où l'on achevait de dîner. L'apparition de ce fantôme aux vêtements blancs tachés de sang causa un saisissement général. Avant qu'on pût courir à elle, M"^ Berryer, épuisée par le sang qu'elle avait perdu, s'affaissa sur elle-même. On la transporta sur son lit et quelques heures après elle expirait '. »