‹ BerryerChapitre 2 sur 211 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

^e la, S i 2r i è m. e lÉ d. i t i o 3:2.

En piibliant cette nouvelle édition de Berryer, V auteur tient a 7'einercier le public, la jeunesse principalement, de l'accueil fait à son ouvrage.

Cinq éditio7is se sont écoulées en un an; la presse s'est montrée U7ianime dans sa bienveillance et de tous côtés des lettres ont été adressées à l' historien de Berryer attestant l'intérêt que l'on voulait bien porter à soji livre, 7nais surtout à son héros.

Car, c'est Berryer, c'est son incomparable fidélité à ses idées, c'est l'unité de son attitude loyale et désintéressée, dans tme infi^iité de situatio7is et de crises gouver7ieme7itales , en un mot, c'est son caractère chevaleresque qui attache surtout le lecteur.

Ce succès 7ie prouve pas seulement l'intérêt supérieur de la vie de Berryer. Ne démontre-t-il pas que l'honneur, la religion et le patriotisme trouvent toujours un écho dans l'àme française, et qu'il ne faut pas désespérer de notre jeunesse ?

Soucieux avant tout de voir ces nobles sentiments s'enraciner chez nos lecteurs, fioîts leitr signalons le premier volume de la Vie de Berryer, par M. Charles DE Lacombe, paru au mois de mai der^iier.

C'est 7Ù71 devoir de justice d'ailleurs, car, en ce qui

— Mil

concerne la jeunesse de Berryer, nous nous sofmnes souvent inspiré des études publiées par M. de Lacomôe dans le Correspondant. Nos premiers chapitres lui doivent nne bonne part de l'intérêt qu'ils peuvent présenter. Cha7'gé par le grand orateur lui-mêine d'écrire sa vie, confideiit de ses souvenirs personnels, dépositaire de ses papiers et de ses lettres, M. de Lacoinbe s'est attaché à son œuvre avec tm dévouement infatigable. Il l'a poursuivie pendant de longues armées, au jnilieu des soucis de la vie publique et en dépit de la maladie; il s'est tellenie7ît identifié avec son sujet que, selon la remarque d'un juge très autorisé'^, son livre a tout ensemble l'attrait des Mémoires et l'autorité de l'histoire.

Si nos jeunes a?nis ont la bonne fortune de lire cet ouvrage, ils compléteront dans une large mesure le plaisir qu'ils ont peut-être éprouvé e7i feuilletant notre modeste travail, La noble et sympathique figure de l'orateur leur apparaîtra plus étudiée et plus vivacité, dans un cadre plus grandiose et plus digne de lui ; ils y verr ont se développer et s'épanouir presque jour par jour ses brillantes facultés e7i même temps qu'ils y puiseront d'utiles leçons et de très précieux encourage?nents .

Septembre 1894.

Page 1