‹ BerryerChapitre 57 sur 211 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

BERRYER ET LA DUCHESSE DE BERRTi (1833)

Pendant que Berryer guerro3^ait avec éclat à la tribune, au dehors son parti relevait la tête. Les mesures inutiles et odieuses prises contre la famille royale, l'acharnement à détruire tous les souvenirs de la Restauration, les insultes prodiguées à la religion, les sacrilèges commis en plein Paris, blessaient profondément la conscience des royalistes, en même temps que la perpétuité de l'anarchie et l'abaissement du pouvoir ravivaient leurs espérances. Aussi, la presse légitimiste n'avaitelle pas assez de sarcasmes « contre cette monarchie de pot-aufeu qui, par faillance de cœur, manque d'honneur et défaut de génie, se traînait sur le ventre, abandonnait les nations soulevées par elle et pour elle, laissant ainsi échapper l'occasion de rendre à la France ses frontières '. » D'après un autre journaliste, c'était maintenant aux maîtres de poste à faire leur devoir pour conduire les d'Orléans à la frontière et Henri V à Reims. Déjà, dans le Midi, on répandait des pièces d'or à l'effigie du jeune roi de France et de Navarre.

Page 1