‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 100 sur 230 · Œuvres pariemenlaircs, l. II, passim · texte numérisé non relu

Œuvres pariemenlaircs, l. II, passim

rêt commercial dominèrent, clans la majorité, le sentiment de la dignité nationale.

On sait que toute la politique étrangère du gouvernement de Juillet reposa sur l'alliance anglaise. L'Angleterre seule avait fait bon accueil à Louis-Piiilippe. Elle ne pardonnait pas à la Restauration d'avoir pris Alger et de s'être unie à la Russie pour le partage de la Turquie et la conquête des provinces du Rhin. Cette alliance, Berryer ne blâme point le gouvernement de l'avoir contractée.

C'était son devoir, il était dans sa conviction, dans sa loyauté, il a bien fait, lui et ses prédécesseurs; mais ce que je garde, moi, homme de France.... {Mouvement) comme vous. Messieurs, je me fais honneur d'être un de vous, et je ne pense pas, par aucune expression, chercher des distinctions entre moi et mes honorables collègues; ce que je garde le droit d'examiner, c'est la question de savoir si, dans les nécessités occasionnelles qu'on a pu rencontrer, on est demeuré ferme, inébranlable dans la pensée de conserver les intérêts généraux, les intérêts permanents de mon pays K...

Or, l'alliance anglaise, tout le monde le reconnaît aujourd'hui, ne fut pour nous qu'une longue duperie. L'union était vraiment contre nature. Ce que l'Angleterre a toujours et avant tout cherché, c'est son propre intérêt; et elle le cherche avec une intolérance hautaine, avec un égoïsme sans scrupule et sans loyauté. Or, ses intérêts sont partout en opposition avec les nôtres. Donc, nécessairement, elle nous combattra a-vec acharnement. Lord Palmerston, le grand ministre anglais de cette époque, lord Palmerston, justement appelé « le bouledogue de l'Angleterre, » ne cesse, de 1830 à

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