CS
Charles X et traite par toute la famille royale avec Japlus affectueuse distinction.
Pendant que Berryer s'attardait au château de Kirchberg, le parti royaliste lui donnait le plus éclatant témoignage de reconnaissance et de sympathie. Sa fortune n'avait jamais été considérable. Depuis quelque temps le grand avocat négligeait sa riche clientèle et consacrait à la politique un temps et un talent que le barreau eût payés au centuple. Bien qu'il eût d'ailleurs beaucoup d'ordre, il était généreux, bienfaisant, et portait au plus haut degré le goût de la vie opulente. Bref, en 1S36, il se trouva à la veille d'une ruine complète et dut mettre en vente son cher domaine d'Augerville-la-Rivière. « La terre d'Augerville appartenant à M. erryer, 7iot7^e député, disait la Gazette de France du 6 août 1836, est mise en vente. » Les principaux royalistes s'émurent de cette situation et décidèrent qu'Augerville resterait à Berryer. MM. de Latour- Maubourg, de Fitz-James, Amédée Jauge, Pardessus, de Chateaubriand, proposèrent une souscription, et 400,000 francs versés en peu de jours permirent au grand orateur de conserver son domaine. A ce sujet, Hyde de Neuville, écrivant à M. Michaud, directeur de la Quotidienne, s'exprimait ainsi :
.... J'espère que dans une occasion semblable, toutes les nuances se rapprocheront, se confondront, et que personne ne voudra manquer ù fappel....
.... M. Berryer est à la fois un homme d'un prodigieux talent et d'un loyal courage ; il ne trompe personne, il se présente ù découvert.... ses opinions sont toujours sages.... Je souscris avec empressement pour M. Berrj'er, qui aime ce que j'aime, qui veut comme moi que la France soit heureuse, puissante et libre, et croit avec moi.... qu'il faut pour inspirer confiance, pour se faire écouler, pour réussir : sévérité pour les principes, indulgence pour les hommes, franchise, loyauté dans les actes et point d'arriôre-pensée dans le ctvur ', Lestang, prés Sancerre, 27 août 1S36.