‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 152 sur 230 · BERRYER ET LA FUSION ROYALISTE · texte numérisé non relu

BERRYER ET LA FUSION ROYALISTE

Effrayée du jacobinisme de Ledru-Rollin, fatiguée des discours vagues et sonores de Lamartine, peu rassurée par l'attitude a :ibiguë du général Cavaignac, d'autre part, altérée d'ordre et d'autorité, la France, par 5,434,000 oui sur 7,327,000 votants, acclama Louis-Napoléon. Quand ils virent cette élection inévitable, les chefs delà majorité, Thiers, Mole, Odilon Barrot, Berryer, essayèrent du moins de prendre leurs garanties. Pour obtenir leur appui, le prince promit tout : liberté d'enseignement, décentralisation progressive, représentation loyale dans le ministère de toutes les fractions de la majorité conservatrice. Que lui importait? Au fond son plan était fait : Affecter le plus grand désintéressement, profiter avec prudence des événements, des divisions des partis, puis au moment propice s'élancer jusqu'aux régions impériales et « enlever le régime constitutionnel sur la croupe de son cheval *. » Persévérant et audacieux, chaque pas qu'il fit le rapprocha du but. En plaçant en présence deux pou-

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