‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 202 sur 230 · HO · texte numérisé non relu

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fonctions dans lesquelles vous êtes demeurés, ne laissez pas revivre ce que vous avez vu maudire aux acclamations de la France entière. {Frémissement dans l'auditoire.)

.... Je disais tout à l'heure : En fait, cette cause est ridicule ; si les doctrines de l'accusation pouvaient triompher, elle deviendrait odieuse! C'en est assez L... [Applaudissements. Longue et profonde sensation datis toute la salle. L'audience est forcément sxispendue pendant dix minutes. M. Berryer est obligé de sortir pour se soustraire aux félicitations de ses co)ifrères et de la foule des auditeurs qui se presse autour de lui i.)

Ainsi les années, en s'accumulant sur sa tête blanchie, n'avaient pas affaibli la puissance oratoire de Berryer. Il semblait qu'il ne fût point tributaire du temps. Jusqu'à l'extrême vieillesse, il garda cette verdeur de talent, ces fiers accents, cette parole débordante de vie et de sentiment. Et les causes affluaient nombreuses, importantes et variées. Nous ne saurions rendre compte de chacune d'elles, ni même les mentionner toutes. Contentons-nous d'indiquer les principales en nous arrêtant sur les plus célèbres.

En 1855, Berryer plaide surtout en cour d'assises. Il défend à Évreux M. Langlois du Roule, accusé d'avoir assassiné sa femme. Le prévenu est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Convaincu de l'innocence de M. du Roule, Berryer fait casser l'arrêt par la Cour suprême, plaide de nouveau à Rouen et sauve son client. Quelques mois plus tard, nous retrouvons Berryer à Nantes, puis à Rennes, essayant vainement d'arracher M. de R. aux conséquences d'un duel malheureux 2.

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