‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 4 sur 230 · Mi'moirrf de Pcrryer · texte numérisé non relu

Mi'moirrf de Pcrryer

nationale. Par ordre du Comité de sûreté générale, les vingtquatre conseillers furent arrêtés le 13 floréal an II, et traînés à Paris. Parmi eux se trouvait Pierre Varroquier, oncle de Berryer. C'était un vieillard d'une charité admirable. Chirurgien distingué, il avait consacré sa vie, sa science et sa fortune au soulagement des pauvres. Tous les efforts de sa famille et de ses amis pour le sauver demeurèrent inutiles : il fut exécuté avec toute la municipalité de Sedan comme complice de Lafayette.

« L'horreur de ces spectacles, a écrit M. de Salvandy, retint Berryer l'ancien, le reste de sa vie, loin des emplois publics, dans le libre exercice d'une profession qui ne fait pas de victimes et qui les défend. » Quant à l'enfant, quelles impressions ces tragiques événements ne produisirent-ils pas sur son imagination! Témoin des larmes de sa mère et des angoisses de son père, il conçut pour la tyrannie révolutionnaire cette haine vigoureuse dont nous retrouverons si souvent dans ses discours l'éloquente expression.

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