‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 52 sur 230 · De Chnmpigny, Eloge de berryer à l'Académie, p · texte numérisé non relu

De Chnmpigny, Eloge de berryer à l'Académie, p

— 9y carcan, et lui démontrer qu'il n'avait plus le choix qu'entre le trône et la proscription....

« Casimir Périer rugissait comme un lion dès qu'on parlait de toucher à la dynastie. Pour moi, j'étais vraiment le fils de la dévolution, mais je croyais la Restauration plus forte qu'elle n'était ou qu'elle ne voulut Fêtre. Nous nous enhardîmes d'heure en heure à mesure que la défense faiblissait, mais attendant toujours quelque retour offensif, et pour la plupart nous y résignant....

« A Rambouillet, il était. encora temps de sauver la monarchie, si le monarque lui-même l'eût tenté. En voyant partir les hordes confuses lancées à la poursuite du roi, nous étions convaincus qu'elles seraient ramenées à Paris l'épée dans les reins....

« Nous avons fait la révolution de Juillet parce qu'on nous l'a laissé l'aire i. »

Berryer ne rentra à Paris que le 3 août, l'àme remplie d'amertume, ayant au cœur une plaie inguérissable, comme un voyageur qui revient seul au port, sans avoir pu sauver de la tempête ceux qu'il aimait. A ce moment même son vieux roi, surveillé par trois commissaires, s'acheminait tristement à travers la France, indffférente ou hostile, pour un exil sans retour. La seule consolation qui restât à Berryer était de dire comme Chateaubriand : « Je reconnais au malheur toutes les sortes de puissance, excepté celle de me délier de ma fidélité. »

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