‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 66 sur 230 · Berryer, OEuvrex parîem., I. Son procès · texte numérisé non relu

Berryer, OEuvrex parîem., I. Son procès

Cependant elle a envoyé prévenir de son arrivée ses fidèles de Paris. MM. de Chateaubriand, Berryer, Fitz-James, Hyd»de Neuville, le duc de Bellune, se réunissent. Le messag'er est introduit. « C'est un beau jeune homme, dit Chateaubriand S brave comme un marin, original comme un Breton. II désapprouve l'entreprise, il la trouve insensée, mais il dit : « Si Madame ne s'en va pas, il s'agit de mourir, et voilà tout. Et puis, Messieurs du conseil, faites pendre Walter Scott, car c'est lui le vrai coupable. » On ouvre la lettre de la princesse. On y trouve une longue note en chiffres dont Madame a oublié de donner la clef. Après maints efforts, Berryer découvre qu'on a substitué cette phrase : Le gouvernement provisoire, aux vingt-quatre lettres de l'alphabet. Le conseil tout entier déplore le voyage imprudent de Madame; il est d'avis qu'elle sortp immédiatement de France, en déclarant que le moment n'est point favorable et qu'elle reviendra plus tard, à l'heure de Dieu. Chateaubriand lui écrit dans ce sens ; Berryer, qui a vu deux mois auparavant la duchesse de Berry en Italie, est chargé de porter cette lettre et de rappu3'er de son éloquence. Une affaire qu'il doit plaider à Vannes dans la première quinzaine de juin servira de prétexte à son voyage.

Berryer partit le 20 mai et arriva à Nantes le 22. Depuis trois jours le maréchal de Bourmont se cachait dans cette ville, en attendant l'insurrection qui devait éclater le 24. Berr3^er parvint jusqu'à lui, le supplia de le laisser remplir sa mission pacifique et de retarder la prise d'armes jusqu'à nouvel ordre. Le maréchal y consentit et envoya un contreordre dans ce sens aux chefs vendéens.

Ce fut le 22 mai, à la tombée du jour, que Berryer, sous le

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