‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 96 sur 230 · Œuvrai parlem., IV, p · texte numérisé non relu

Œuvrai parlem., IV, p

de salut national , Berryer prévoit qu'elle e?t menacée et compromise. Dès 1836, il jette un cri d'alarme, il dénonce l'ambition croissante de la Prusse :

Vous ne voyez, dit-il, clans l'union des douanes allemandes provoquée par la Prusse, qu'un lien commercial qui serait rompu aussitôt que la guerre éclaterait. Détrompez-vous. En Allemagne on a considéré tout autrement la question des douanes prussiennes. Nous avons entre les mains un rapport de M. Bernstorf. L'auteur y examine comment on pourrait neutraliser l'influence française en Allemagne, quels seraient les moyens à employer pour fortifier l'unité allemande. M. Bernstorf en indiquait plusieurs ; il signalait la nécessité de former entre un grand État et de petits États des liens moraux et des liens d'intérêts matériels, et il indiquait le système de douanes prussiennes.... Je crois donc que le gouvernement français a eu tort de ne pas s'en occuper davantage K...

L'intervention de Berryer se fit sentir dans les principales affaires du règne, débats sur l'indemnité réclamée par les États-Unis, l'alliance anglaise, l'indépendance de la Belgique, la question d'Orient, les révolutions d'Espagne, l'Algérie et les colonies.

Napoléon P% par les décrets de Berlin (1806) et de Milan (1807), avait déclaré en état de blocus les côtes anglaises, et prononcé la confiscation de tout navire qui entretiendrait des relations avec la Grande-Bretagne. Par suite, un certain nombre de navires furent saisis de 1806 à 1812, et les États- Unis réclamèrent une indemnité. Admise en principe par l'Empire, repoussée par la Restauration, la demande américaine fut renouvelée en 1830. D'accord avec les États-Unis, le gouvernement français, fixa l'indemnité à 25 millions et

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