‹ Berthe auz grands pieds: imageriesChapitre 8 sur 17 · LE VE'F^^IE'R^ (AVIEU · texte numérisé non relu

LE VE'F^^IE'R^ (AVIEU

Ht toujours Blanchefieur a suivi son enfant.

De soir en soir, de ville en ville, elle diffère L'inévitable adieu qu'il faudra bientôt faire. Le cœur lui sanglote et lui fend.

Voici que les chemins vont quitter la Hongrie. Maintenant, c'est la Saxe, avec ses rochers nus, L'effroi de traverser des pays inconnus.

Sans qu'un visage vous sourie.

La reine Blanchefleur se sent plus triste encor, Songeant qu'il va falloir chevaucher en arrière. Le cortège a fait halte au bord d'une clairière Dans un silencieux décor.

Et toutes deux, la mère et la fille, s'étreîgnent; Elles voudraient sourire et leurs yeux sont en pleurs; Des nids d'oiseaux heureux chantent parmi les fleurs; Tout bas, sans savoir, elles craignent.

« Donnez-moi votre anneau, ma fille, en souvenir Des jours où votre main m'était proche et câline. Et pour garder de vous, pauvre mère orpheline, Un don que je puisse bénir.

« Et maintenant, puisqu'il le faut. Dieu vous conserve ! Alix vous accompagne où l'amour vous conduit. Aimez-la. Qu'elle soit pour vous, dès aujourd'hui. Votre sœur et non votre serve.

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