‹ Bertrade; comédie en quatre actesChapitre 124 sur 125 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Mais, mes dettes, ma pauvre enfant? Elles sont énormes, je ne peux pas te le dissimuler.

BERTfiADE.

Eh bien, mon père... maître Aubert est habile et vous paraît dévoué... On prendrait des arrangements, on payerait chaque année ce qu'on pourrait...

LE MARQUIS

Avec quoi?... Avec l'argent de Tarane?... Tu vois bien que c'est insensé... Il n'y avait qu'un moyen... Mais sois tranquille... je ne te demande plus... Non... étant ce que tu es, tu ne peux agir autrement que tu ne fais... Tu es singulière, ma petite fille... Tu ne mens pas à l'idée que je me faisais de toi, parfois avec un peu de colère... Il me semblait que tu représentais en dehors de moi le meilleur de mon sang... Je songeais à toi... plus souvent que tu n'imagines... Et je ne puis dire si cela me donnait du remords ou m'en ôtait. Je me disais que tu méritais à ma place... J'ai drôlement vécu.... j'en avais quelquefois conscience. . . J'ai été très bien élevé ; il y a des choses. . . des vérités... auxquelles je n'ai jamais été sûr de

ne pas croire... Si je m'étais attaché à loi... si je t'avais gardée dans ma maison... je n'en serais peut-être pas où j'en suis... Mais ce qui est fait est fait... Ce que tu me proposes m'effraye... Mais... advienne que pourra!... Je t'obéirai... je ne signerai pas.

Ah! mon père! que je suis heureuse devons voir évadé de cette boue! et que je vous remercie ! et que je vous aime!

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