‹ Bertrade; comédie en quatre actesChapitre 58 sur 125 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

MAITRK ALBERT,

J'entends que dans un mois Villeronce et Marchebault appartiendront à vos créanciers ; que vous devrez même quitter votre hôtel de Paris et que vous ne posséderez plus rien, si ce n'est trois millions de dettes environ.

Li: MAllQUIS.

Vous êtes sûr?

MAITRE AUBERT

Oui.

LE MARQUIS

Et... qu'est-ce qu'on peut contre un homme insolvable ?

MAITRE AUBERT

Rien du tout. Même, quand il a un nom... il arrive que ses créanciers le nourrissent. . . pour lui garder la chance de se refaire... qu'ils lui procurent une place.

lOi BERTRADE.

LK MARQUIS

Croupier, par exemple ?

MAITRE ALBERT

Pas nécessairement, monsieur le marquis... Il y a, dans les Compagnies d'assurances, certains emplois. Il y a même les Conseils d'administration. Au reste, vous pouvez encore vivre chez madame voire sœur... qui est déjà votre créancière pour une somme de cinq cent mille francs... Seriez-vous disposé à accepter celte existence ?

Li: MAUQI IS.

\(>us savez bien que non.

Alors, il faut prendre un parli.

LE MAKoriS.

Il fait le scslc de se lirer un coup de revolver.

MAiTin; AI m: HT.

Pas encoi"e.

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