‹ Bertrade; comédie en quatre actesChapitre 62 sur 125 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE MARQUIS

C'est indécent?

MAITRE AUBERT

Non. Mais la phrase est dure.

LE MARQUIS

Dites toujours.

MAITRE AUBERT

La voici : « Parcourez les maisons et les familles distinguées par les richesses et par l'abondance des biens, je dis celles qui se piquent le plus d'être honorablement établies, celles où il paraît de la probité et môme de la religion ; si vous remontez jusqu'à la source d'où cette opulence est venue, à peine en trouvcrez-vous où l'on ne découvre dans l'origine et dans le principe des choses qui font trembler. »

LE MARQUIS

C'est Bourdaloue qui a dit ça ?

MAITRE AUBERT

Lui-même. Et peut-être l'a-t-il dit devant quelque ancêtre à vous.

C'est extraordinaire... Et vous vous êtes doni la peine d'apprendre ça par cœur?... C'est drôl'

MAITRE ALBERT

Mais non. C'est une phrase particulièreinn intéressante pour un notaire... attendu que I' notaires sont peut-être les homni*"^ 1^^ plu- ^m. blés d'en vérifier l'exactitude.

L i: M A R Q lis.

Enfin, mon ami, cela revient à diiv ipi» i <) gine de ma fortune à moi — ou du moins de cel que j'avais — se perd dans la nuit des temps Alors, on ne sait plus... Mais, pour Chaillm' croit savoir.

MAITRE AUBERT

Toute grande fortune est une conquête... ' vous ai entendu appeler Cli.iill.nd un fé»Ml d'aujourd'hui.

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