ACTE DEUXIEME
LE MARQUIS
C'était pour lui faire plaisir. Et puis, je disais (( d'aujourd'hui ». Cela fait une différence. Le temps, les siècles... cela ne s'acquiert pas.
MAITRE AUBERT
Il le sait bien... C'est pour cela qu'il voudrait, par un détour, donner à sa fortune trop neuve un peu de la dignité que confère l'antiquité du
nom...
LE MARQUIS
Comment cela?... Ma fdle ne serait plus que madame Chaillard.
MAITRE AUBERT
Elle pourrait s'appeler d'abord Chaillard de Mauferrand.
LE MARQUIS
Et lui aussi... C'est singulier... Nous causons, n'est-ce pas? D'ailleurs, remarquez-le bien, je n'ai pas le droit de disposer comme cela de ma fille... Savons-nous si elle n'a pas quelque sentiment ?
MAITRE AUBFRT.
Monsieur de Tarane? On vous en a dit quelque chose?
LE MARQUIS
Oui, ma sœur, il y a quinz.e jours.
MAITRE AUBERT
Qu'avez- vous répondu?
LE MARQUIS
Que je verrais.
MAITRE AUBERT
Monsieur de Tarane ne vous a pas fait sa demande?
Non.
MAITRE AUBERT
Est-ce qu'il vous plaît beaucoup?