ACTE TROISIEME
Un peu. J'y ai passé un mois, il y a deux ans, avec ma tante.
CHAILLARD.
Où cela?
Olil pas dans une station à la mode, non, mais dans un vrai village de pêcheurs... C'est moi qui avais voulu... Ces gens simples... qui vivent tout près de la nature... ou sur la mer... dans une pauvreté résignée. . . avec une grande foi au cœur. . . oh 1 ils me plaisaient beaucoup.
CHAILLARD.
Ils sont pourtant diablement arriérés.
Ça ne me gênait pas, au contraire.
CHAILLARD.
Vous n'êtes pas pour les lumières ?
J'ai ma lumière, à moi.
CHAILLARD.
Vous n'êtes pas mondaine?
Pas du tout. Je me passe très bien de luxe. .1 me passerais même à peu près d'argent... Je suivraiment une paysanne, voyez- vous.
CHAILLARD.
Je suis très touché, mademoiselle, de ces confidences... bien qu'elles m'inquiètent un peu...
Pourquoi donc?
<;il AILLAKD.
Mais j)arce que... Mon Dieu, mademoiselle, jferais j>eul-être mieux de vous dire simplemein que je désirerais très fort vous parler de choses sérieuses...