SCÈNE VII
BERTRADE, LE MARQUIS, puis MADAME DE LAURIÈRE.
LE MARQUIS
Ainsi, tu as refusé?
Oui, mon père.
LE MARQUIS
Pourquoi?
Parce que je n'aime ni n'estime monsieur Chaillard et que, du reste, je ne suis pas libre, vous le savez bien.
LE MARQUIS
Mais tu n'avais pas le droit de t'engager avf"^ Tarane... Tu devais d'abord me consulter... Dodc cela ne compte pas.
Cela compte pour moi.
LE MARQUIS
Cela ne compte pour toi que si tu le veux. C< engagement ne saurait valoir qu'avec mon auli^»risation. Je te la refuse. Donc, il ne te lie pa< Tarane le comprendra lui-même... Écoute, moi; enfant, je sens que tu souffres et que c'est un grami sacrifice que je te demande... Mais, ce sacrifice, U dois le faire... Je fais appel à tes sentiments d fierté, de dignité... Ou plulôtj'invoque nos devoir communs... Nous devons songer à notre maison.. Elle ne peut plus se soutenir, à l'heure qu'il est que par un mariage avantageux. La pauvreté non ^ diminue, nous dégrade plus que d'autres... lu nom comme le nôtre ne se conçoit i)as sans m certain train, une certaine ampleur d'existence. N'est-ce pas ton avis?