H [GO
J'avais l'honneur de vous faire observer que ce bosquet était Ja promenade favorite de la comtesse , et je vous invitais à réprimer un peu les éclats bruyans de votre joie.
ITL'LBO.
Nous avons écliappc comme par miracle à la mort la plus affreuse , et tu ne veux pas que nous nous réjouissions 1 ta dame a de quoi se promener sans être forcée de nous entendre 1 ce château est si vaste !.. il a tant d'issues dérobées , de petits escaliers , de galeries sccreti.es !.. c'est que je connais tout ça, moil.. je suis né à deux mille d'ici, tout au plus !.. mon père était un honuële pécheur j dans ce temps, le chaîeau était tant soit peu abandonné , et j'en ai parcouru les souterrains plus de cent fois !..
HUGO
C'est fort bien , mais j'ai ^ho^neur de vous répéter que madame la coailesse,..
ITULBO.
Si la dame est aussi bonne que lu le dis ; elle ne peui nou
( 20 ) blâmer j allons , allons, camarades, encore un coup et la petite chanson.
TOUS
A boire , à boire.
BONELLO.
Ces gens-là sont bien peu respectueux avec vous , seigneur intendant.
HUGO
Mon pauvre Bonello , j'ai grand peur qu'ils ne soient indignes des bienfaits de la comtesse Aldini.
Premier Couplet.
Quand le cliefe.^t à noire têle, hieii ne peut arrêter nos pas , Bravant le fer et la feinpêfe , Gaiment nou- volons au trépas.
HUGO , h as à Bonello.
Mon ami , ce sont des mécre'ans.
LE PIRATE , continuanl.
Mais sur la pla;:;e hospitil-cre, Uù 1 oa daigne nous recoeiilir, Wous oublions le cri de guerre Pour ne chanter que le plaisir.
Kous oublions , etc.
ITULBO.
Sire intendant , les munitions vont nous manquer,
BONELLO.
Comme ils boivent !..
HUGO , tres-has.
Ce sont des vagabonds.
iTurjiO Tu as Tair de regretter ton vin dEspognc ; il n'est pas mauvais , mais donne-nous un joli petit baiiiueut , arme en course, nous t'en procurerons de nieiiieur que celui-là et qui ne te coûtera pas cher.
HUGO, fonjours tres-has.
^ 0!s-tu , ce sont des contrebandiers.
nuBO.
■"ons, et toi , coniiiinc.
Deuxième Couplet.
Mallieur à qui, daos son audace.
S'.tft'ia no're inimitié!..
Jitinais noHs n\Tcror(ioiis Je grAce ;
Pour lui nous sommes sans pitié',
HUGO , bas à Bonello.
Plus de doute , ce sont des brigands.
LE PIRATE , continuant. ^
Mais cette liqueur salutaire Siiis peine sait nous attendrir; INous o.'l)lions le cri de guerre tour ne chanter que le plaisir.
CHOKUR.
Nous oublions , etc.