‹ Bertram: ou, Le pirate; mélodrame en trois actesChapitre 18 sur 47 · H [GO · texte numérisé non relu

H [GO

J'avais l'honneur de vous faire observer que ce bosquet était Ja promenade favorite de la comtesse , et je vous invitais à réprimer un peu les éclats bruyans de votre joie.

ITL'LBO.

Nous avons écliappc comme par miracle à la mort la plus affreuse , et tu ne veux pas que nous nous réjouissions 1 ta dame a de quoi se promener sans être forcée de nous entendre 1 ce château est si vaste !.. il a tant d'issues dérobées , de petits escaliers , de galeries sccreti.es !.. c'est que je connais tout ça, moil.. je suis né à deux mille d'ici, tout au plus !.. mon père était un honuële pécheur j dans ce temps, le chaîeau était tant soit peu abandonné , et j'en ai parcouru les souterrains plus de cent fois !..

HUGO

C'est fort bien , mais j'ai ^ho^neur de vous répéter que madame la coailesse,..

ITULBO.

Si la dame est aussi bonne que lu le dis ; elle ne peui nou

( 20 ) blâmer j allons , allons, camarades, encore un coup et la petite chanson.

TOUS

A boire , à boire.

BONELLO.

Ces gens-là sont bien peu respectueux avec vous , seigneur intendant.

HUGO

Mon pauvre Bonello , j'ai grand peur qu'ils ne soient indignes des bienfaits de la comtesse Aldini.

Premier Couplet.

Quand le cliefe.^t à noire têle, hieii ne peut arrêter nos pas , Bravant le fer et la feinpêfe , Gaiment nou- volons au trépas.

HUGO , h as à Bonello.

Mon ami , ce sont des mécre'ans.

LE PIRATE , continuanl.

Mais sur la pla;:;e hospitil-cre, Uù 1 oa daigne nous recoeiilir, Wous oublions le cri de guerre Pour ne chanter que le plaisir.

Kous oublions , etc.

ITULBO.

Sire intendant , les munitions vont nous manquer,

BONELLO.

Comme ils boivent !..

HUGO , tres-has.

Ce sont des vagabonds.

iTurjiO Tu as Tair de regretter ton vin dEspognc ; il n'est pas mauvais , mais donne-nous un joli petit baiiiueut , arme en course, nous t'en procurerons de nieiiieur que celui-là et qui ne te coûtera pas cher.

HUGO, fonjours tres-has.

^ 0!s-tu , ce sont des contrebandiers.

nuBO.

■"ons, et toi , coniiiinc.

Deuxième Couplet.

Mallieur à qui, daos son audace.

S'.tft'ia no're inimitié!..

Jitinais noHs n\Tcror(ioiis Je grAce ;

Pour lui nous sommes sans pitié',

HUGO , bas à Bonello.

Plus de doute , ce sont des brigands.

LE PIRATE , continuant. ^

Mais cette liqueur salutaire Siiis peine sait nous attendrir; INous o.'l)lions le cri de guerre tour ne chanter que le plaisir.

CHOKUR.

Nous oublions , etc.

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