SCÈNE II
Les Mdnies , CLOTILDE.
Hugo, madame la Comtesse vous ordonne de conduire ces étrangers dans la grande salle du château.
HUGO
Vous l'enlendez , messieurs ?
ITULBO , un peu échauffé par le win.
Notre joie ne peut importuner la Comtesse , puisque ses bienfaits en sont la cause. Nous resterons , ne fut-ce que pour la remercier,
HUGO , à part.
Quand je disais que c'e'taient des coquins î
CLOTILDE
C'est ici que mr.dame fait cliaque jour ses promenades solitaires , et la preuve la plus sure que vous puissiez lui donner de votre reconnaissance , c'est de vous coniormer à ses de'sirs.
ITULBO.
Bail ! bah ! la jolie suivante , je vous réponds que votre maîtresse ne sera pas iticliée de nous voir. zVîlons, vieux, boubomme , donne-nous du vin et dépèciie-toi.
HUGO
Décidément, ce sont des scélérats.
( Enveloppé dans un i^rand manteau , Bcrtrom a traversé le thcdlre presque sur les pas de Clotilde ,• il s'est arrtiè pour entendre le dialogue précédent^.
ITULBO . à Hugo.
Tu refuses . je crois !.. par la mon !..
( // marche sur Hugo , presque tous les pirates suivent son exemple ; mais ils sont arrêtés par la présence de Ber-
tram j qui j toujours coiLvert de son inanteauj se place entreux et IJugo ) .
BERTRAM , d'une voix forte.
Misérables !
ITULBO , comme terrifié par l'aspect de Bertram. Capitaine...
BERTRAM , avec un acant terrible, Retirez-vous.
(^Sans opposer la moindre résistance ,tous se retirent en donnant les marques de la plus humble soumission. L'ertram les suit des yeux j.
CLOTILDE
Grâces vous soient rendues , seigneur j je vais instruire madame la comtesse de ce que vous avez fait pour elle, afin qu'elle-même vous eu témoigne sa reconnaissance. Justement, elle approche.
( Mouvement terrible dé Bertram ; il saisit avec violence le bras de Clotilde et semble lui ordonner le plus profond silence. Puis , jetlant un dernier regard sur Imogène j il couvre sa figure de ses deux mains et s'éloigne précipitamment).
SCÈINE 111.