UN CHEVALIER
Nous venons de de'couvrir cette femme.
LE SOLITAIHE.
Clotilde!.. di.4-noiis ce que tu sais du raeurifier, de ton sei* gneur, de ses vassaux?., parle !
TOCS LES CHEVALIERS.
Parlez ! . .
CLOTHDE.
De grâce !.. laissez«moi rappeler mes esprits? La crainte,!» douleur !. .
Hatez-vous de nous instruire!
CLOTILDE
La lutte sanglante n'a duré que peu d^instans ; saisis de terreur, les vassa;ix qui restaient se sont ropideineui éloignés. Les bandits, chargés de butin , ont pris la fuite!., je les ai vus franchir les murs !.. cependant Tun d'eux paraissait connaître les plus secrètes issues du château... et je crois qu'il s'y est engage.
LE SOLITAIRE
Éiaît-ce leur chef?..
CLOTlLDË.
Non , leur chef est parti comme eux.
CONRAD
Et la Comtesse ?
CLOTILDE
Désespérée du meurtre de son époux , massacré presque dans ses bras , elle est sortie du château en emportant son filî,!. Sa raison paraissait égarée. J'ai voulu la suivre l vains efforisl l'obscurité m'a fait perdre ses traces !..
CONRAD
Ib ont épargné ses jours !
CLOTILDE
Hélas !.. le comte était l'unique objet de leur fureur I
CONRAD
Et qui a pu porter ces misérables?..
Un seul a frappé.
Senram, €
CONRAD ET LES CHEVAL'.EPkS.
Un seul !.. ^
CLOTILDE
Oui ; le chef!..
LE SOr,lTAIRE.
Grand dieuî la cause de ce forfoitepouvantaLle m'est connue maintenant!.. Chevaliers , qne votre malédiction tombe sur ma tète ! c'est moi qui ai livré Aldini au poignard de son assassin ! . .
TOUS
Vous !
LE SOLITAIRE
Cor>Baissez la vérité. Le chef de ces malheureux, échappés au naufrage , était 1 implacable ennemi du comte Aldini , c'était Bertrara !
TOUS , ai'ec horreur.
Berlram !
LE SOLITAir.E.
Il m'avait confié sou nom. Touché de ses infortunes , je ne voulus point le livrer au supplice , et je gardai sou secret*-