SCÈNE PREMIÈRE
LE SOLITAIRE, COXRAD, Chevahcrs, Soldats et Vassaux des deux sexes.
( Au lever du rideau ^ tous ces personnages entourent le trophée, sont groupés diversement ei paraissent plongés dans la douleur).
LE SOLITAIRE
A peine quelques lieures sesoni écoulées, et ces lieux, où se faisaient entendre les accens de la joie, ne retentissent plus que des cris de la douleur. Les riantes images du bonheur se sont dissipées comme un songe; le désespoir et la mort!., voilà désormais le partage des tristes liabitans de ce cliateau !.. Noble Aldiui ! tes vertus, ta générosité n'ont pu te faire trouver grâce devant ton meurtrier ! ah ! que nos pleurs coulent sur ta tombe et que des regrets éternels honoreui ta mémoire !
CONRAD
C'est peu de déplorer la perle de ce héros ! il faut venger sa mort !.. Il laut punir son assassin.
LE SOr.l TAIRE.
Une prompte fuite l'a dérobé à vos coups. Ces lieux étaient déserts à l'insiant de notre arrivée. Nous les avons parcourus vainement sans trouver la trace d'un ami, ni celle d'un ennemi!.. Le meurtrier s'est échappé!..
CONRAD
Plusieurs de nos chevaliers se sont rais à la poursuite des banu is qu'on avait recueillis à Caldora , car je ne doute point que ce ne soient ces misérables qui aient commis le crime.
LE SOLITAIRE
Les monstres ! est-ce donc là le prix de la généreuse hospitalité qu'ils avaient reçue ?
CONRAD
Les recherches continuent dans toutes les parties du château j mais au milieu de ce désordre épouvantable , que sont devenus la Comtesse et son fils?
LE SOLITAIRE
Je frémis de l'apprendre !
CONRAD
S'ils avaient partagé le sort du malheureux Aldini , leurs restes sanglans auraient frappé nos regards 3 mais nul vestige!., nulle trace !..
LE SOLITAIRE
Peut-être les bandits , dans l'espoir d'obtenir une forte rançon!...
CONRAD
Quel bruit se fait entendre?;.
( 4t ) SCÈNE H.
Les Mêmes , CLOTILDE , amenée par plusieurs chevaliers^