SCENE XI
Les Mêmes , LE SOLITAIRE , CLOTïLDE ,
et quelques SvU'viteurs.
LE SOLITAIRE
Arrête , malheureuse !
CLOTILDE
Grand dieu ! . . ( o/i la désarme et on lui arrache l'cnjant) .
LE bOLiTAlKE.
Veillez sur cet enfimt, Clotildej nous ne pourrions sans d iuger le laisser près de sa mère. On amène Bertram ; éloij^uoiis celte infortunée , puissent mes soins et mes consobiions rendre la paix à son ame !
( Imogcne est resiée immobile et comme plongée dans une. stupeur ejf rayante : le Solitaire lui prend la main j elle se laisse conduire sans résistance. Clotilde sort d'un autre coté avec l'enfant y
SGÈr^E Xïl. BERTRAM, CONRAD , Chevaliers , Gardes.
CONHÀD.
Ton jugement est prononcé. Tout se dispose pour rendre les derniers devoirs au malheureux Alaini , et l'instant de ses funérailles sera celui de ton supplice. Prépare ton ame et déplore tes crimes. ( Bertram le regarde avec mépris).
CONRAD
Eh! quoi!., pas le moindre rejjentir !..
BERTRAM , l'inlcrronipant brusquement.
Cessez, insensés que vous êtes!., youdriez-vous que MOI
je sentisse des romoi'ds! voulez-vous njoulcr à mes maux?., laissez-moi seul. Ni cachots, ni chaînes, ni tortures ne parlent au meutrier connue la voi?c de la solitude. CONiiAD , aux hommes tVavmcs.
Veillez sur lui. ( // soi't suivi des chevaliers^.