‹ Bertram: ou, Le pirate; mélodrame en trois actesChapitre 44 sur 47 · SCÈNE XIÏl · texte numérisé non relu

SCÈNE XIÏl

BERTRAM , Plusieurs Hommes d'armes, ITULBO.

( Les hommes d'armes se promènent, au fond du théâtre j tandis que Bertram est seul sur l'avant-scène ), EERTRAM , à l'ii-nicine.

Voilà donc où devait me conduire la fatalité qui n'a cesse' de s'attacher à moi ?.. Imogène ! c'en est fait , jai tout perdu !.. honneur, rang, fortune, tout m'a été ravi!., ma gloire criminelle même m a quitté!., j'étais né pour honorer le nom d'homme , et je suis au-dessous de 1 être le plus misérahle de la nature !.. j'aurais du le braver au sein de son palais ; j'aurais dii me mesurer avec lui dans les. champs de l'honneur et non pas le surprendre au sein de la paix , pour lui donner la mort. Bertram , Bertram ! lu n'es plus qu'un assassin !

( Pendant ce monologue ^ les hommes d'armes continuent à se promener dans le fond: l'un d'eux j cependant , saisit l'instant où. ses camarades lui tournent le dos pour s^approcher de Bertram et s'écrier à demi-voix ).

BERTRAM , avec humeur.

Eh ! ne pouvez-vous me laisser mourir en paix ? ITULBO , levant la visière de son, casque.

Non , car tu ne mourras pas ?

ITULBO , Laissant sa visière.

Itulbo î

Silence !

BERTRAM , à demi-voix.

Que me veux-tu ?

ITULBO y de même.

Te sauver !

Oh sont tes compagnons?

ITULBO.

Prêts à me seconder.

Je refuse leurs secours.

ITLLEO.

Tu asrjiison, nous pouvons nous en passer^ reprends tes armes, conibaiions et sorions de ce château.

BEU ir. \yi.

Non , non , je n'en sortirai plus.

ITULRO.

En ce cas , je cours clierclicr tes gens.

BEFvTRAM , élivant la r'oix.

Je te défends 1 . .

Prends garde 1 ou a les yeux sur nous.

( Moment de silence pendant lequel Ttid.ho Jeint de se promener con une les autres gardes).

BERTRAM , s' approchant de lui avec plus de précaution et baissant la voix.

Où as-tu pris celte armure?

ITULRO , sans s'arrêter.

Sur le corps de celui qui la portail. Un détachement de leurs soldats s'est mis à notre poursuite ; ils nous ont rencontrés , et pas un n'est revenu en apporter la nouvelle.

( // cotitinue à se promener ) .

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