‹ Bertram: ou, Le pirate; mélodrame en trois actesChapitre 8 sur 47 · LE SOLITAIRE , L'ÉTRANGER · texte numérisé non relu

LE SOLITAIRE , L'ÉTRANGER

( Le même mouvement continue sur la scène, ^hfe apvorte dans ses bras l'Etranger. Celui-ci est sans connaissance. Leurs vetemens sont mouillés j Alife le dépose sur un banc de pierre. Tout le monde les entoure.

LE SOLITAIRE

Homme protégé du ciel , élève jusqu'à Dieu ta voix reconnaissante , car sa miséricorde envers loi a été miraculeuse. l'étranger.

Qui est autour de moi ?.. où suis-je ?

LE SOLITAIRE

Sur la cote de Sicile , dans l'ancien monastère de St. -Anselme. Calme tes douleurs, tu ne trouveras en ces lieux que des cœurs compaiissans. Ouvre-nous ton ame , afin que nos consolations adoucissent l'amer lume de tes peines. Pourquoi donc te désespérer ?

l'Étranger.

Parce que je vis.

LE SOLITAIRE

Ta raison s'égare. Pouvons-nous te soulager?

l'Étranger.

Oui , plongez-moi dans les vagues dont vous m'avez retiré. Alors le crime sera le vôtre.

LE SOLITAIRE

Ne l'interrogeons plus , sa tête est égarée. A tout moment ses lèvres sont agitées par des pensées mystérieuses ; ses yeux .sont incessamment fixés sur un objet terrible , que lui seul peut discerner. Nos soins et le repos le rétabliront. Conduisezle dans mon habitation.

l'Étranger , j'epoussant les pêcheurs.

Éloignez - vous , vous êtes hommes j votre présence m'est odieuse. ( // tombe sur un siège et paraît accobU sous le poids de ses maiii^ }•

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