XIII. Suite des Confidences
PARIS. — IMPRIMF.KIK. DR FAIN KT THINOT, UUK RACINE, 2S.
Reine d Angleterre. 413
d'Ecosse de lui 'demander pourquoi elle avoir i^^6, donné azyie à Cbri>tophe Ruxby, papiste , rebelle aux loix d'Angleterre , banni par la reine , ei de lui déclarer qu'Elisabeth ayant chassé les rebelles d'Ecosse par une proclamation publique, Marie devoit abandonner ses pratiques avec les rebelles d'Irlande , dont l'ambassadeur ' ctoit dans ses états, et logé chez le comte d'Argyle. Kiliegrew devoit se plaindre aussi de quelques désordre:> commis sur les frontières par les écossois. Ruxby étoit en Ecosse ; il étoit papiste : il se disoit banni par la reine d'Angleterre ; mais il étoit en effet envoyé par elle à Edimbourg , sous prétexte d'instruire la reine d'Ecosse de ce qu'elle pouvoit espérer des catholiques d'Angle- • terre en faveur de ses droits et de ses titres à la couronne. Il feignoit d'être guidé par sa reconnoissance pour les bienfaits de Marie Stuart, et ses véritables instructions étoient d'examiner tout ce qui se passoit entre elle et ses sujets , et d^en instruire Cecill. Robert Mclvil avoit ménagé les intérêts de sa souveraine avec tant d'art, de zèle et d'intelligence , qu'Elisabeth venoit d'éprouver combien ses sujets catholiques et protestans étoient déterminés en faveur de sa rivale. L'évêque de Ross procnra la protection de la reine à l'espion d'Elisabeth. On ne peut pas douter que le prélat ne fût trompé ; sa iidélité est au-dessus des soupçons : mais Ruxby