‹ Bertrand et Raton; drame en cinq actesChapitre 23 sur 116 · ACTE ÎI · texte numérisé non relu

ACTE ÎI

Jean. — Oui, notre maître ; il y a donc quelque chose?

Katon, à Jean, à demi-voix. — La cour et le ministère sont furieux contre moi ; on veut m'arrêter, m'incarcérer, m'emprisonner, peut-être pire. . . .

Jean. — Ah ! bien, par exemple ! je voudrais bien voir cela ! Il y aurait un fameux bruit dans le quartier, et vous m'y verriez, notre maître ; vous verriez quel tapage ! madame m'entendra crier.

Bâton. — Taisez- vous, Jean, vous êtes trop vif.

Marthe. — Vous êtes un tapageur.

Éric. — Et du reste, ta bonne volonté sera inutile ; car il n'y aura rien.

Jean, tristement et à part. — Il n'y aura rien Tant pis ! moi

qui espérais déjà du bruit et des carreaux cassés !

Bâton, qui pendant ce temps a embrassé sa femme et son fils. — Adieu ! . . . . adieu ! . . . .

(Il sort avec Jean par la porte du fond; Marthe et Éric Vont reconduit jusqu'à la porte de la, boutique, et le suivent encore quelque temps des yeux quand il est dans la rue.)

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