ACTE II
Burkenstaff, déconcerté.— Ah ! c'est cela, pardon mais
pour ce qui est du commerce, je ne puis pas ! si c'était toute
autre chose {Appelant.) Ma femme ! vous sentez qu'au
moment d'un triomphe. . .ma femme. . .montez dans les magasins, servez monsieur le comte.
Eantzau, donnant un papier à Marthe. — Voici ma note.
Buekenstaff, criant a sa femme qui est déjà sur V escalier. — Et puis, tu songeras au souper digne de notre nouvelle position ; du
bon vin, entends-tu? {Montrant la porte qui est sous l 'escalier.)
Le vin du petit caveau.
Makthe, remontant l'escalier— Est ce que j'ai le temps de tout faire?
Burkenstaff.— Eh bien! ne te fâche pas {A Rantzau.)
J'irai moi-même {Marthe remonte V escalier et disparait.) Mille
pardons encore, monsieur le comte; mais, voyez-vous, j'ai tant
d'occupations, tant d'autres soins {A Christine, d'un ton
-protecteur.) Mademoiselle de Falkenskield, j'ai appris par Jean,
mon garçon de {Se reprenant.) mon commis. . . .le manque de
respect qu'on avait eu pour votre voiture et pour vous ; croyez
bien que j'ignorais je ne peux pas être partout. {D'un ton
d'importance.) Sans cela, j'aurais interposé mon autorité ; je vous promets d'en témoigner tout mon mécontentement, et je veux avant tout
Rantzau. — Faire reconduire mademoiselle à l'hôtel de son père-
Burkenstaff. — C'est ce que j'allais dire, vous m'y faites
penser Jean, que l'on rende à mademoiselle son carrosse ....
Vous direz que je l'ordonne, moi, Eaton de Burkenstaff. .. .et pour escorter mademoiselle. . . .
Eric, vivement. — Je me charge de ce soin, mon père.
Burkenstaff.— A la bonne heure ! {A Éric.) S'il vous
arrivait quelque chose, si on vous arrêtait Tu diras : Je suis
Éric de Burkenstaff, fils de messire. . . .
Jean. — Eaton de Burkenstaff. . . .c'est connu.
Eantzau, saluant Christine. — Adieu, mademoiselle .... adieu, mon jeune ami.
{Éric a offert sa main à Christine et sort avec elle, suivi de Jean.)
46 BEETBAND ET BATON.