SCÈNE I
CHRISTINE, le babon DE GŒLHER.
Chbistine. — Eh ! mais, monsieur le baron, qu'est-ce que cela signifie? qu'y a-t-il donc encore de nouveau?
Goelheb. — Rien, mademoiselle.
Chbistine. — Le comte de Struensée vient de s'enfermer dans le cabinet de mon père ; ils ont envoyé chercher M. de Rantzau. A quoi bon cette réunion extraordinaire ; il y a déjà eu conseil ce matin, et tantôt ces messieurs doivent se trouver ici à dîner.
Goelheb. — Je l'ignore. . . . mais il n'y a rien d'important, rien de sérieux. . .sans cela j'en aurais été prévenu ! ma nouvelle place de secrétaire du conseil m'oblige d'assister à toutes les délibérations.
Chbistine. — Ah ! vous êtes nommé?
Goelheb. — De ce matin ! sur la proposition de votre père,
et la reine a déjà confirmé ce choix. Je viens de la voir ainsi que toutes ces dames, encore un peu troublées de l'algarade de ces bons bourgeois.... On craignait d'abord que cela ne dérangeât le bal de demain; grâce au ciel, il n'en est rien ; il m'est même venu là-dessus quelques plaisanteries assez heureuses qui ont obtenu l'approbation de Sa Majesté, et elle a fini par rire de la manière la plus aimable.
Chbistine.— Ah ! elle a ri !
Goelheb. — Oui, mademoiselle, tout en me félicitant de ma
nomination et de mon mariage et elle m'a dit à ce sujet des
choses.... ' Souriant avec fatuité.) qui donneraient -beaucoup à