SCENE IV
EANTZAU, à gauche, à V écart; GŒLHEE, FALKENSKIELD LA EEINE.
(Gœlher entre par le fond, tenant plusieurs papiers à la main. Il
aperçoit la reine, qu'il salue avec respect ; puis s'adresse à
Falkenskield, sans voir Rantzau qui est derrière lui.)
Goelher, à Falkenskield.— Voici l'arrêt dn conseil, qu'en ma qualité de secrétaire-général je viens d'expédier, et auquel il ne manque plus que deux signatures.
Falkenskield.— C'est bien.
Goelher, étourdiment et montrant plusieurs papiers qu'il tient encore. — J'ai là en même temps, et comme vous m'en aviez chargé, le projet d'ordonnance où nous proposons à la reine d'admettre à la retraite
Falkenskield, à voix basse et lui montrant Rantzau. — Taisezvous donc !
Goelher, à part. — C'est juste; je ne le voyais pas. (Regardant Rantzau dont la physionomie est restée immobile;) Il n'a pas entendu ; il ne se doute de rien.