SCENE IX
JEAN, RANTZAU ; ÉRIC, le bras gauche en écharpe, s' élançant
par la porte du fond et se mettant devant CHRISTINE,
FALKENSKIELD et GŒLHER.
Eric, à Jean et a ses compagnons, qui viennent de sauter du
balcon dans la chambre. — Arrêtez ! point de meurtre ! point de
sang répandu? qu'ils tombent du pouvoir, c'est assez. (Mon.
trant Christine, Falkenskield et Gœlher.) Mais au prix de mes jours je les défendrai, je les protégerai ! (Apercevant Rantzau et courant a lui.) Ah ! mon sauveur ! mon Dieu tutélaire !
Falkenskield, étonné. — Lui ! monsieur de Rantzau !
Jean et ses Compagnons, s'inclinant. — Monsieur de Rantzau! c'est différent ; c'est l'ami du peuple ; il est des nôtres.
Goelher.— Est-il possible !
lUé BEBTBAND ET EATON.
Bantzau, à Falkenskield, Gœlher et Christine. — Eh ! mon Dieu,
oui ami de tout le monde ! demandez plutôt au général Kol-
ler et à son digne allié, messire Eaton Burkenstaff.
Tous, criant. — Vive Eaton Burkenstaff !
(Rantzau remonte le théâtre, Eric le traverse pour se placer près de Jean.)