SCÈNE X
JEAN et ses Compagnons, ÉEIC; MAETHE, entrant la première et s' élançant vers son fils, qu'elle embrasse; EATON, entouré de tout le peuple; BANTZAU, CHEISTINE, FALKENSKIELD, GŒLHEE; derrière eux, KOLLEE; et au fond, Peuple, Soldats, Magistbats, Gens de la cour.
Maethe, embrassant Éric. — Mon fils ! blessé ! il est blessé !
Éeic. — Non, ma mère, ce n'est rien. (Elle Vembrasse à plusieurs reprises, tandis que le peuple crie:) Vive Eaton Burkenstaff!
Eaton. — Oui, mes amis, nous avons enfin réussi; grâce à moi, je m'en vante, qui, pour le service du roi, ai tout mené, tout dirigé, tout combiné.
Tous.— Vive Eaton !
Eaton, à sa femme. — Tu l'entends, ma femme, la faveur m'est revenue.
Maethe. — Eh ! que m'importe, à moi? je ne demande plus
rien ; j'ai mon fils.
Eaton. — Mais, silence, messieurs ! silence ! J'ai là les
ordres du roi, des ordres que je viens de recevoir à l'instant; car c'est en moi que notre auguste souverain a une confiance illimitée et absolue.
Jean, à ses compagnons. — Et le roi a raison. (Montrant son maître qui tire de sa poche l ordonnance du roi.) Une fameuse tête, sans que cela paraisse ! Il savait bien ce qu'il faisait en jetant l'or à pleines mains. (Avec joie.) Car de vingt mille florins, il ne lui reste rien, pas une rixdale.