ACTE IL SCÈNE V
Burkenstaff ! s'écria- t-il avec dédain; je ne me bats pas avec le fils d'un marchand. Si vous étiez noble ou officier, je ne dis pas !..."
MARTHE, effrayée.
Grand Dieu !
ÉRIC
Noble ! je ne puis jamais Têtre, c'est impossible ! mais officier...
MARTHE, vivement.
Tu ne le seras pas ! tu n'obtiendras pas ce grade, où tu n'as pas de droit ; non, tu n'en as pas... Ta place est ici, dans cette maison, près de ta mère qui perd tout aujourd'hui ; car te voilà comme ton père ; vous voilà tous deux prêts à m'abandonner, à exposer vos jours ; et pourquoi ? parce que vous ne savez pas être heureux, parce qu'il vous faut des désirs ambitieux, parce que TOUS regardez au-dessus de votre état. Moi, je ne regarde que vous, je n'aime que vous ! Je ne demande rien aux puissances du jour, ni aux grand seigneurs, ni à leurs filles... Je ne veux que mon mari, mon fils... mais je les veux... {Serrant son fits dans ses Iras?) Ça m'appartient, c'est mon bien, et on ne me l'ôtera pas.