JEAN, MARTHE
MARTHE, voulant retenir Eric.
Mon fils ! mon fils ! S'il allait s'exposer!...
JEAN
Laissez-le donc... lui !... le fils de notre maître... il ne risque rien, il ne court aucun danger... que d'être porté en triomphe, s'il veut ! {Regardant au fond.) Voyez-vous d'ici comme il parle aux messieurs qui entourent la voiture ? des jeunes gens de la rue, je les connais tous... ils s'en vont*., ils s'éloignent.
A la bonne heure ! Mais mon mari... je veux savoir ce qu'il devient... je cours le rejoindre...
JEAN, voulant V empêcher de sortir.
Y pensez-vous ?
MARTHE, le repoussant et s' élançant dans la rue à dîvite. Laisse-moi, te dis-je, je le veux,», je le veux.
JEAN-
Impossible de la^ retenir. {Appelant à gauche dans la rue.) Monsieur Éric !... monsieur Éric ! {Regardant.) Tiens, qu'est-ce qu'il fait donc là ?... il aide à descendre de la voiture une jeune dame, qui est bien belle, ma foi, et bien élégante... Eh ! mais, est-ce qu'elle serait évanouie ! {Redescendant le théâtre^ Elle a eu peur de ça... est-elle bonne !
ÉRIC, rentrant et portant dans ses Iras Christine qui est évanouie, et qu'il dépose sur un fauteuil à gauche. Vite des secours... ma mère...
JEAN
Elle vient de sortir pour avoir des nouvelles de notre bourgeois.
ÉRIC, regardant Christine.
Elle revient à elle. {A Jean qui la regarde aussi.) Qu'est-ce que tu fais là ? va-t'en !
JEAN
Je ne demande pas mieux. {A paji.) Je vais retrouver les autres et les aider à crier !
(// sort par le fond.)