‹ Bertrand et Raton, ou L'Art de conspirer. Come?dieChapitre 56 sur 157 · ACTE III. SCÈNE IV 71 RANTZAU · texte numérisé non relu

ACTE III. SCÈNE IV 71 RANTZAU

Quels sont ceux qu'on est parvenu à saisir ?

FALKENSKIELD.

Des gens obscurs, inconnus...

KOLLER

Sait-on leurs noms ?

FALKENSKIELD.

Hermann et Christian.

KOLLER, à part.

Les maladroits î

FALKENSKIELD.

Vous comprenez que ces misérables n'agissaient pas d'eux-mêmes, qu'ils avaient reçu des instructions et de l'argent ; et ce qu'il nous importe de connaître, ce sont les gens qui les font agir.

RANTZAU, regardant koller.

Les nommeront-ils ?

FALKENSKIELD.

Sans doute!... leur grâce s'ils parlent, et fusillés s'ils se taisent. Rantzau.) Je viens vous prendre pour les interroger et arriver par là à la découverte d'un complot...

KOLLER, s' avançant vers falkenskield.

Dont je crois tenir déjà quelques ramifications.

FALKENSKIELD.

Vous, Koller.

KOLLER

Oui, monseigneur. {A part.) Il n'y a que ce moyen de me sauver.

RANTZAU

Et pourquoi ne pas nous avoir fait part plus tôt de vos lumières à ce sujet ?

KOLLER

Je n'ai de certitude que d'aujourd'hui, et je m'étais empressé d'accourir. J'attendais la fin du conseil pour parler au comte Struensée ; mais, puisque vous voilà, messeigneurs...

FALKENSKIELD.

C'est bien... nous sommes prêts à vous entendre.

CHRISTINE, qid était au fond avec Gœlher^ a redescendu le théâtre de quelques pas.

Je me retire, mon père.

FALKENSKIELD.

Oui, pour quelques instants.

CHRISTINE

Messieurs... [^Elle leur fait la révérence^ sort par la porte à gauche; Gœlher la reconduit par la main jusque là, et se dispose à sortir par le fond,)

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