Scène V
KOLLER, GŒLHER, FALKENSKIELD, RANTZAU.
FALKENSKIELD, à Gœlher qui veut se retirer. Restez, mon cher; comme secrétaire du conseil, vous avez droit d'assister à cette séance.
RANTZAU, gravement.
Où vos talents, et votre expérience nous seront d'un grand secours... {A part et regardant Koller,) Notre homme a l'air assez embarrassé ; en tout cas, veillons sur lui et tâchons qu'il se tire de là sans compromettre ni la reine-mère, ni des amis qui plus tard peuvent servir. (^Pendant cet aparté, Gœlher et Falkenskield ont pris des chaises et se sont assis à droite du théâtre,
Parlez, colonel... donnez-nous toujours les renseignements qui sont en votre pouvoir et que plus tard nous communiquerons au conseil. {Koller est debout à gauche, puis Gœlher ; FalkeJiskield et Ranizau sont assis à droite)
KOLLER, cherchant ses phrases.
Depuis longtemps, messieurs, je soupçonnais contre la reine Mathilde et les membres de la régence un complot que plusieurs indices me faisaient pressentir, mais dont je ne pouvais obtenir aucune preuve réelle. Pour