‹ Bertrand et Raton, ou L'Art de conspirer. Come?dieChapitre 72 sur 157 · Scène III · texte numérisé non relu

Scène III

LE COMTE DE RANTZAU, FALKENSKIELD ; LA REINE, assise à droite près du guéridon.

FALKENSKIELD.

Madame, depuis hier la tranquillité de la ville a été à plusieurs reprises sérieusement troublée; des rassemblements, des cris séditieux ont éclaté sur plusieurs points, et enfin hier soir on a tenté d'exécuter dans mon hôtel un complot dont on ignore encore les chefs; mais il nous est facile de les soupçonner.

LA REINE

Te pense, en effet, monsieur le comte, qu'il vous est plus facile d'avoir des soupçons que des preuves. RANTZAU, avec intention et regardant la reine.

Il est vrai qu'Éric Burkenstaff persiste à garder le silence... mais...

FALKENSKIELD.

Obstination ou générosité qui lui coûtera la vie. Mais, en attendant, par une mesure que la prudence commande, et pour prévenir dans leur origine des complets dont les auteurs ne resteront pas long-temps im-

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