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GLACIÈRE DE LA GRACE-DIEU

Une grande journée est nécessaire pour cette excursion.

Cette curiosité naturelle est la plus anciennement célèbre parmi celles de la Franche-Comté. Depuis Besançon, deux voies y conduisent, Tune et l'autre également longues à parcourir.

i° Route de voitures (30 kil.). — Sortie par la Porte Taillée; route de Morre, avec perspective du gracieux morceau de la vallée du Doubs qui est commandée par le château de Montfaucon, dont on aperçoit les ruines; gorge sauvage, appelée YEnfer de Morre, avec un ruisseau qui s'y déverse en cascade; village de Morre; percée du Trou-au-Loup (1839), belle vue sur la région de la moyenne montagne. — A la bifurcation de la route de Morteau avec celle de Maîche, on prend cette dernière pour traverser successivement les villages de Nancray, Bouclans, Côtebrune et Aïssey. Ce dernier village est au débouché du vallon de l'Audeux, petit cours d'eau que l'on remonte pour arriver à l'abbaye cistercienne de la Grâce-Dieu, fondée en 1 139 par les sires de Montfaucon et restaurée, à partir de 1845, par les Trappistes. Au fond

du vallon, l'Audeux fait une cascade de 28 mètres de hauteur, dont la force motrice fait marcher un important moulin et une scierie qui sont les principales sources de revenus du monastère. La Glacière est sur le territoire de Chaux-lez-Passavant, dans une colline boisée qui se trouve à Test de l'abbaye.

20 Chemin de fer et route de voitures. — Départ par la ligne de Belfort. — Le chemin de fer remonte le cours du Doubs, dans une vallée très pittoresque et riche en souvenir des vieux âges : au sortir du tunnel de Patente, vue du château de Montfaucon et de l'importante forteresse moderne qui le domine ; château du Grand- Vaire, sur un promontoire, construction de la famille Boisot dans la seconde moitié du xviie siècle, quartier

Glacière de la Grâce-Dieu

-p6 BESANÇON.

général du prince de Lichtenstein durant le blocus de Besançon, en 1814; papeterie de Deluz; mines de fer de Laissey, dominées d'un côté par le pic d'Aigremont (chapelle recouvrant les ruines d'un vieux château, panorama splendide) et commandées sur l'autre rive par les coteaux boisés qui portent les restes du château fort de Vaîte. Laissey est un rendez-vous de pêcheurs où se trouvent plusieurs auberges. — Descente à cette station, traversée du Doubs par un pont correspondant à une route qui sillonne les pentes que le château de Vaîte domine. Cette route (12 kil.) passe par Champlive et Glamondans, puis se raccorde, un peu avant Côtebrune, avec celle qui conduit à Aïssey, c'est-à-dire à l'entrée du vallon de l'Audeux.

La Glacièie se compose de deux cavernes successives, dont l'entrée, sa peu près exactement tournée au nord, a la forme d'une gueule de gigantesque boîte aux lettres. Le glissoir intérieur est une pente rapide, sur laquelle un sentier fait des lacets. La voûte de la première caverne a 33 mètres d'élévation. Cette première excavation s'élargit pour constituer la Glacière proprement dite. Celle-ci a la forme d'un triangle ouvert à sa base, dont les côtés, à peu. près égaux, ont environ chacun 50 mètres. Dans ce réduit, abrité contre le souffle des vents chauds, les suintements de la voûte tendent à se congeler et à produire des cristaux de glace analogues aux stalactites et aux stalagmites des grottes ordinaires. Les plus fortes chaleurs de l'été n'amoindrissaient jadis que faiblement la quantité de glace em-

magasinée ; mais la commune de Chaux-lez-Passavant, propriétaire de la double caverne, ayant fait détruire, pour en tirer profit, les blocs glaciaires qui décoraient ce souterrain, il en est résulté un amoindrissement de la puissance frigorifique du local, et par suite un obstacle à la formation actuelle de la glace.

Contre Tune des parois de la première caverne, on voit les restes d'un muraillement construit pour faciliter l'accès d'une grotte supérieure aux villageois qui s'y réfugièrent en 1636, c'est-à-dire pendant la période aiguë de la guerre franco-suédoise, dont les calamités firent perdre à la province de Franche-Comté les neuf dixièmes de ses habitants.

SAUT DU DOUBS Cette excursion peut se faire en une journée, aller et retour.

Départ par le chemin de fer de Morteau. Cette bourgade, de 4,110 habitants, tire son nom de la placidité de l'eau du Doubs dans cet endroit : elle doit son origine à un prieuré qui y fut fondé au xie siècle et dominait sur la contrée environnante. L'église du prieuré, en grande partie du xve siècle, est devenue l'église paroissiale ; la maison prieurale, qui date de 1590, sert d'hôtel de ville; il existe en outre à Morteau un beau logis, construit dans le style de la Renaissance, en 1576, et qui, du nom de ses possesseurs, s'appelle la maison Pertusier. -■ Un peu plus bas que la station de Vtllersle-Lac, devant le hameau des Bassots, le Doubs com-

mence à prendre les allures d'un lac, disposition qu'il conserve jusqu'à sa cataracte. Toute cette partie du cours de la rivière se nomme les Bassins du Doubs. Le premier des bassins est appelé le Lac de Chaillexon : le golfe qu'il forme, dans la direction du hameau des Pargots, sert de limite au territoire français sur la rive droite du Doubs ; à partir de là, cette rive droite appartient au canton suisse de Neuchàtel, tandis que la rive gauche demeure française. — Avant de se cloîtrer dans un sinueux corridor d'austères murailles, le Doubs décrit un gracieux contour au pied de la montagne suisse qui porte à mi-côte le coquet village des Brenets. — Mais il faut suivre le Doubs dans son mystérieux repaire,

Le lac de Chaillexon

Saut du Doubs

soit par une navigation sur les bassins, soit par une route commode qui va des Brenets au Saut, en surplombant la rivière dont elle suit les méandres. La rivière, morne et profonde, d'un vert intense, est encaissée dans une série continue de cirques gigantesques en calcaire grisâtre, aux parois desquels une végétation sombre s'est accrochée. L'avant-dernier bassin franchi, la rivière sort de sa torpeur : elle est attirée vers l'abîme et prélude à la colère superbe qu'elle va faire éclater en s'y précipitant. Là sont deux auberges, une sur chaque rive, toutes deux pourvues de truites saumonées. Pour avoir le spectacle du Saut, il faut, en trois coups de rames, gagner

Col-des-Roches

la rive française, puis gravir une petite éminence, pourvue d'un banc de pierre, d'où Ton domine cette splendide cataracte de 27 mètres qui a été le but de l'excursion.

Il existe un service de bateau à vapeur entre les Pargots et le Saut du Doubs. Au même point de départ, on trouve des barques conduites par des guides qui font voir aux touristes, dans l'un des bassins, la Grotte de Toffière, dont l'écho redit jusqu'à sept fois le mot qu'on lui adresse. En revenant, on pourra monter au Col-des- Roches, en traverser les deux tunnels et visiter deux curieux moulins superposés dans des abîmes.

Pour faire l'excursion, on choisira de préférence un moment où les eaux ne sont pas trop basses, car en temps de grande sécheresse, il arrive que les bassins du Doubs cessent d'alimenter la cataracte.

ÇP

DÉDicAcn v

Temps antiques 3

Moyen âge 8

Temps modernes 19

Période contemporaine 33

DESCRIPTION ET STATISTIQUE j

Situation topographique 57

Climat 37

Superficie et aménagement du territoire 38

Population , . 38

Ressources et dettes communales 39

Langage 39

Agriculture 59

Industrie et commerce 40

Foires et marchés « 42

Chemins de fer, canal, tramways 42

Services publics 43

Hommes connus Il

MONUMENTS ANCIENS (antiquité païenne)

Temples 47

Capitole 49

Palatium : . . . . 52

Arc de triomphe (Porte Noire)

Théâtre romain (square archéologique) 6r

Forum 68

Champ-de-Mars 70

Amphithéâtre ou Arènes 73

Canal d'Arcier 77

Chemins gaulois 79

Grande-Rue romaine 80

Pont romain dit de Battant 82

MONUMENTS ANCIENS (antiquité chrétienne)

Ancienne église Saint-Paul 84

La Commanderie du Temple 88

Saint-Antoine 88

Les Dominicains (école d'artillerie) 89

Cordeliers 90

Grands-Carmes. . 91

Capucins 94. 171

Chapelle de Sainte -Anne 94

Minimes 97

Carmes déchaussés 98

Confrérie de la Croix 99

Dames de Battant 100

Clarisses (direction d'artillerie) 101, 175

Carmélites 102, 176

Ursulines 103

Visitation 104

Annonciades 105

Bénédictines (Direction du génie) 106

Chapelle de la Conception 107

Jésuites 108

Oratoriens 108

MONUMENTS RELIGIEUX (églises catholiques)

Saint-Jean (basilique métropolitaine) 109

Sainte-Madeleine (église curiale) 127

Saint-Pierre (église succursale) 139

Saint-Maurice. . (Id.) 14^

Notre-Dame . . (Id.). ... 148

Saint-François-Xavier (Id.) 151

Saint-Martin des Chaprais (église succursale de la banlieue) ... 154

Saint-Claude (Id.) 155

Saint-Ferjeux (Id.) 157

Saint-Hippolyte de Velotte .... (Id.) 160

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