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LE DESSOUBRE ET LE VAL DE CONSOLATION

Cette excursion peut se faire, aller et retour, en une journée.

Départ par le chemin de fer de Morteau, arrêt à la gare d'Avoudrey : voitures publiques qui vont à Fuans, en traversant les gros villages de Flangebouche et d'Orchamps-Vennes. — Trois quarts d'heure de marche séparent Fuans des gorges du Dessoubre. — Deux cirques de rochers, découpés en profondeur dans les hauts plateaux des montagnes comtoises, donnent naissance à trois veines liquides qui se réunissent bientôt dans une vallée commune pour former une pétulante rivière. Du premier cirque sort le Dessoubre; de l'autre arrivent le Lmçot et la Source-Noire. — La plus haute source est le Dessoubre proprement dit : de là sans doute lui vient son nom, qui me semble procéder d'une transformation française de l'expression latine Desuper, signifiant (rivière) d'en haut. Cette source sort vivement .du rocher, à la façon d'une abondante fontaine : elle fait mouvoir des roues d'usine et se précipite en cascade. — Pour aller voir les deux autres sources dans le cirque voisin,

on passe sous une arcade percée à travers une excroissance de tuf. Dans les trois cours d'eau, on pêche d'excellentes truites, et l'hôtel, situé près de la source du Dessoubre, en est toujours approvisionné.

Au débouché commun des deux cirques, vers le point de jonction des trois sources, se trouvent, entre des escarpements de 300 mètres de hauteur, les bâtiments de Notre-Dame de Consolation, l'un des petits séminaires du diocèse de Besançon. Ce fut d'abord un ermitage fondé, au xve siècle, par François de la Palud, sire de Varembon, pour honorer une madone qui, suivant une pieuse

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l'allée de Consolation 1

légende, aurait délivré ce seigneur d'un cachot où il gémissait en Egypte, et l'aurait miraculeusement transporté dans ses domaines. Ferdinand-François-Just de Rye, héritier de la maison de la Palud, voulut que cette chapelle fût remplacée par un couvent de Minimes. Sa veuve, Marie-Henriette de Cusance, remariée au prince

Vallée de Consolation. 2

Charles-Eugène d'Aremberg, accomplit cette fondation en 1670 : elle fit ériger à son premier mari un opulent tombeau de marbre dans le style de la Renaissance. Ce monument est encore dans l'église de Consolation, dont le chœur a de fort belles boiseries sculptées qui datent de la première moitié du xvme siècle.

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