CONFRERIE DE LA CROIX
(Rue des Granges, 6)
Eh 1590, le P. Chérubin, de l'ordre des Capucins, étant venu à Besançon pour y prêcher l'A vent, fit naître le projet d'établir en cette ville une Confrérie de la Croix sur le modèle de celle de Rome et à l'instar de celle qui existait à Dole depuis 1579. Les statuts, délibérés parla municipalité; furent approuvés par l'archevêque le 29 juillet 1591. Cette confrérie avait pour objet de secourir les pauvres honteux, les orphelins et les prisonniers, d'assister et d'ensevelir les condamnés à mort. Dans leurs manifestations extérieures, les confrères de la Croix, ou pénitents noirs, marchaient pieds nus et le corps revêtu d'une cagoule, dont le capuchon à longue
barbe avait deux trous pour l'usage des yeux de la personne ainsi costumée.
La confrérie fit longtemps ses exercices dans le couvent des Cordeliers. En 1652, elle se transporta dans une maison du bas de la rue des Granges où les Visitandines avaient eu leur premier établissement. Cette maison fut donnée à la confrérie par la famille Mareschal de Vezet. Au nombre des plus insignes bienfaiteurs de l'institution, il faut citer Augustin Nicolas, maître des requêtes au Parlement, mort le 24 avril 1695, laissant un livre dédié à Louis XIV, dans lequel il démontrait la nécessité d'abolir la torture.
Il ne reste plus rien de la chapelle qu'avait cette confrérie.