DE JUSTICE ET DE CORRECTION
La prison civile, contiguë au palais de justice, était depuis longtemps reconnue insuffisante. Le département en a fait construire une nouvelle, avec le concours de l'État pour un tiers de la dépense, dans la région de la Butte, derrière le dépôt d'étalons.
Ce vaste édifice, construit par l'architecte Saint- Ginest, suivant les principes de l'emprisonnement cellulaire, a pour centre une rotonde de laquelle partent diagonalement quatre galeries, terminées chacune par un préau sectionné. Le rez-de-chaussée de la rotonde sert de bureau de surveillance ; l'étage supérieur renferme la chapelle : depuis les cellules, disposées le long des galeries au nombre de trois cent quarante-cinq, les détenus peuvent, sans se voir les uns les autres, participer tous ensemble à la cérémonie religieuse. Les bâtiments d'administration sont adossés à la façade, qui elle-même se raccorde avec un mur d'enceinte.
Commencée au mois d'avril 1879, la nouvelle maison d'arrêt a été terminée en 1881.