‹ Besançon et ses environs. Nouv. éd., complétée et mise a jourChapitre 80 sur 119 · SOURDS-MUETS ET SOURDES-MUETTES · texte numérisé non relu

SOURDS-MUETS ET SOURDES-MUETTES

Sœur Rouzot eut, en 18 19, la généreuse pensée d'ouvrir une école libre pour les sourdes-muettes, dans une maison située en face de l'église de Sainte-Madeleine : elle alla s'instruire à Paris, en suivant les cours du vénérable abbé Sicard. Au bout de six ans, elle put acheter, dans la rue de la Préfecture, un vaste immeuble entouré d'un jardin.

Cet exemple engagea l'abbé Breuillot, économe du séminaire, à ouvrir un pareil établissement en faveur des garçons : c'est ce qu'il fit en 1825, dans l'ancien couvent des Capucins. Bientôt les deux institutions se partagèrent l'immeuble acquis par sœur Rouzot, et le département, par acte du 3 juin 1828, devint propriétaire du tout.

Les sourdes-muettes, dirigées par les Sœurs de la Sagesse, occupent encore une partie de l'immeuble affecté jadis aux deux institutions. Les sourds-muets

avaient été transférés, dès 1862, dans une maison de campagne acquise par le département à Châteaufarine. Depuis 1866, ils sont confiés aux Frères des Écoles chrétiennes, qui les entretiennent et les instruisent dans leur maison de noviciat, à Saint-Claude, banlieue de Besançon. La chapelle de ce noviciat, gracieuse et d'un bon style, a été consacrée en 1876.

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