LA TOUR-SALIÈRE ET LE BUÊT
(3227 et 3111 mètres.)
Nous ne faisons que mentionner en terminant ces deux ascensions. Elles s'éloignent trop de notre centre pour que ce soit ici le lieu d'entrer dans des détails. Celle de la Tour Salière se fait par Bonavaux et le pâturage de Suzanfe, d?où l'on attaque la montagne assez directement. C'est une longue grimpée, pénible, et parfois difficile, tantôt sur les rochers, tantôt sur la glace. Il faut tailler beaucoup de marches. La vue
1 Pour plus de détails sur cette ascension, voir, dans la seconde série des Alpes suisses, la troisième partie de l'article relatif à ]a Dent du Midi (pag. 271-30i),et dans Y Echo des Alpes, la deuxième partie d^ l'article de M. Javelle, intitulé Souvenirs de deux étés (1870, N° 3). Une note de M. Javelle (page 194) est surtout importante.
du sommet est on ne peut plus sauvage, comme il convient à une montagne perdue dans un dédale de hautes sommités, et qui ne voit la plaine que par dessus les remparts dont elle est entourée.
Quant à l'ascension du Buet , elle est connue d'un nombre infini de touristes, et tous les Guides donnent à son sujet les indications nécessaires. Qu'il nous suffise de rappeler qu'on la fait tantôt de Vallorsine , tantôt de Sixt. Chacun sait que la beauté du panorama du Buet consiste en une vue de première main sur le Mont Blanc et en une vue de profil sur les Alpes bernoises, les Alpes pennines et la longue vallée du Rhône. Le regard remonte le cours du fleuve presque jusqu'à sa source.