‹ Bibliographie anecdotique du jeu des échecsChapitre 10 sur 29 · Il y a erreur : l’auteur veut parler de Pie V · texte numérisé non relu

Il y a erreur : l’auteur veut parler de Pie V

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Carrera (Don Pierre), Sicilien, mort en 1647, était un des plus habiles joueurs d’échecs de son temps. Son traité d’échecs : Il giuoco degh scacchi, div., in § libri... In Militello, Gio de Rossi da Trento, 1617, petit in-4 de 42 feuillets, .056 pages, est un des plus recherchés; il y donne des remarques curieuses sur l’origine du jeu des échecs, sur la manière d’apprendre à jouer sans voir l’échiquier et y fait mention des plus forts joueurs de son temps qui jouaient de la sorte. Il attribue l’invention des échecs à Palamède.

Cet ouvrage a été commenté par la plupart des recueils d’échecs.

Carrera avait inventé deux nouvelles pièces pour être ajoutées A celles du jeu actuel; l’une d’elles était nommée campione, et il la plaçait entre le Roi, le Cavalier et la Tour; sa marche était à la fois celle de la Tour et celle du Cavalier. L’autre pièce, nommée Centaure, était placée entre la Reine, le Cavalier et la Tour, et avait la marche du Fou et du Cavalier. 11 y avait aussi dans son échiquier di.x pions au lieu de huit.

Cette innovation n’a pas survécu à son auteur. (Tvviss, Chess, p. 72.)

Carrera, dans ses Avvertimenti, recommande aux joueurs d’échecs de ne point trop manger et de se purger avant de commencer à se mettre à jouer, afin d’avoir l’esprit libre.

Ceron (Alph.) al Girone S. Zerone, fort joueur d’échecs espagnol, vivant vers 1590, cité par Carrera comme jouant sans voir l’échiquier. Il était, aux échecs, de la même force que Ruy-Loper.

Libello agit « De Juego del Axedres» sive de Latrun-

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culorum ludo, quem exactissime comprehcnderal. (Nie. Antoini, Biblioth. hisp., 1. 1, p, 13.)

Costa (Sleph.). On a de lui un traité intitulé : De Ludo, imprimé dans ses Œuvres en lo78 et dans l’ouvrage: Tractatus universi juris ;\enise, 1584-86, in-fol., I. VII, p. 161-168.

Cozio (comte Carlo), auteur de II giuoœ degli scacchi, div. en 4 livres. Torino, 1766-67; 2 vol. in-8, avec dédicace à S. A. R. il sig. duca di Savoia.

Cet ouvrage a été tiré à petit nombre; il est devenu rare.

,,Le début de l’auteur est assez bon pour celui qui donne le Gambit, il finit presque toujours par regagner son pion. Le Palamède, 1838, p. 328-29, l’a reproduit.

Ercole DEL Rio, dit I’Anonyme de Modène, magistrat de cette ville et joueur de première force, auteur de VOsservazioni pratiche’s(yprà il giuoco degU scacchi. Modena, 1750, in-4 de 100 pages; 1769; Venezia, 1773, 1824; Borna, 1829, e\. Milano, sur l’édition de 1750, 1831, in-8 de 110 pages.

L’ouvrage se divise en deux parties ; l'a première s’occupe des ouvertures; elle se compose de vingt-trois chapitres avec nombreux renvois et variantes; l.i seconde partie comprend trois chapitres de fins de parties.

Ce traité est très-estimé ; l’attaque et la défense y sont tort bien analysées. I.’auteur est l’antagoniste déclaré du Gambit du Bot, qu’il condamne absolument comme un jeu dangereux et peu sûr. Cette sentence n’est-elle pas trop rigoureuse? Quoi quil en soit, ce gambit abo nde en combinaisons très-fines et très -di-

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rerlissanfes. Le Cozio en a public un grand nombre qui méritent d’être étudiées. (Poirson-Prugneaux, Introd. pratique, p. 139.)

Lettre de l’Anonyme de Modène renfermant quelques préceptes sur la pratique des échecs. Signée N. N., imprimée dans le Palamède, 1836, p. 167. Le but de l’auteur, en composant ce début, a été de prouver que Philidor a eu tort de blâmer, pour celui qui a le trait, la sortie du Cavalier du Roi à la 3° case de son Fou.

Gunotio della Mancia (Hor.), auteur d’un bon traité d’échecs renfermant plusieurs jolis coups : Libro nel quale si ti'atta della maniera di giuocar'a schacchi, cou alcuni sottilissimi parliti, Turin, 1397, in-4 de 104 pages, fig.

Lavallière, en 1783, n» 2144, 3 liv. 10 s. — Potier, 1860, 25 francs.

Gioachino Gheco, dit le * .alabrois, d’une naissance obscure, était joueur d’une si haute force qu’il ne trouvait pas son égal. Il voyagea dans toutes les cours de l’Europe et il s’y signala au jeu des échecs d’une manière surprenante.

Il trouva à la cour de France des joueurs qui étaient célèbres, le duc do Nemours, Arnaud le Carabin, Chaumont et Lasalle ; mais quoiqu’ils se piquassent d’en savoir plus que les autres, aucun d'eux, ni tous ensemble, ne purent lui résister : il leur gagna 3,000 scudis. En Angleterre, on lui vola cette somme et il faillit y perdre la vie.

Gioachino est auteur du Traitato di nobüissimo et mlitare esserdtio de ’ Scacchi, dont la première édition a paru en 1610 ou 1616. Son jeu est agréable, il traite les gambits plus à fond qu’aucun autre au-

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leur, il donne des coups très-subtils. (Stein, Manuel, p. 15t.)

Il y a un reproche à faire à l’ouvrage de Greco : le blanc qui gagne toujours, joue comme un joueur de première force, qui croit pouvoir tout hasarder avec son adversaire; le woir,’qui joue mal, serait de force à recevoir facilement une toui\ (Palaméde, 1836, p. 34, note.)

Les auteurs, auxquels Greco paraît avoir le plus emprunté, sont: Damiano, Ruy-Lopez, Carrera.

La première édition de la traduction française porte la date de Paris, 1 605 ; il existe de nombreuses réimpressions; celle de 1669, pet. in- 12, est dédiée par l’auteur au marquis de Louvois, alors ministre de la guerre.

Rosa Linobi, Vénitienne célèbre par sa beauté et son talent aux échecs. Boï, jouant à ce jeu avec elle, en devint passionnément amoureux ; il lui adressa à cette occasion un petit madrigal {Il Matto dell’ amore), qui lui ferma les portes du palais Linori.

Lolli (Giambatista), né à Modène, est auteur d’un fort commentaire, assez bon, mais peu clair, de l’ouvrage d’Ercole del Rio, qui parut sous le titre : Osservazione teorico-pratiche sopra il giuoco degli scacchi esposto da G. B. Lolli (Observations théoriques et pratiques sur le jeu des échecs). Bologna, 1763, in-fol. de 2 feuillets, 632 pages.

Cet ouvrage, enrichi de notes importantessur le jeu des échecs selon la méthode italienne, comprend à la fin du volume une centaine de bonnes positions critiques de lui et de différents auteurs.

La Régence, 1851, en annonçait un exemplaire en

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vente au prix de 60 fr. — Grassot, en 1860, vendu 20 fr. — Potier, en décembre 1861, n® 560, vendu 8 fr. 50 c.

Cette Centurie de Lolli a été imprimée, en italien, à Vérone, en 1817, in-4, et dans le Recueil de Poirson- Prugneaux, en français. Elle comprend 1 2 problèmes de Damiano, 12 de Stamma, 13 d’Ercole del Rio, 10 de Lolli, 5 de J. B. Cantarelli, 4 de Salvio, 3 de Gioachino Greco, 1 de Ludovico del Monte (ex-vicaire général de Modène), 1 du P. Bellincini du Mont-Cassin, 2 de Gasperoni, 1 duP. Parenti, 1 de Tavernarini (gentilhomme modenois), 1 de Michel di Mauro, 1 de l’abbé Romain, 1 du P. Giannoti, 1 de Genovino, 1 de Salvador Albino, 1 du capitaine Bertin, 5 d’anonymes divers. , — Un exemplaire se trouve à la bibliothèque de Vienne.

Léonabdo (!)'■ Giovanni) de Cutri, surnommé II Puttino, à cause de sa petite taille, vivait et étudiait à Rome vers 1570. Il négligea de bonne heure ses études et s’adonna au jeu d’échecs, très en vogue alors.

En 1 574, Ruy-Lopez vint à Rome pour solliciter du pape un bénéfice. Ayant entendu parler de la renommée de Léonardo, il le rechercha et le gagna deux jours de suite, ce qui vexa tant noire jeune homme, qu’il partit immédiatement pour Naples, où il resta deux ans à se perfectionner aux échecs.

Etant allé à Cutri, lieu de sa naissance, il apprend que son frère et plusieurs de ses compatriotes sont pris par un pirate. Le corsaire fixa leur rançon à 200 ducats j Léonardo joua aux échecs avec le capitaine à raison de 50 scudi la partie, et non-seulement il gagna

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la rançon de son frère, mais encore 200 ducats de plus, que le capitaine, comme beau joueur, paya intégralement au vainqueur.

Le roi de Portugal, Sébastien, lui donna le titre de Cavalière errante et le combla de présents pour son talent aux échecs. ,

Le roi d’Espagne, Philippe II, ayant entendu parler de la force de Leonardo, lui fit proposer un défi contre Ruy-Lopes et Zérone. Cutri en sortit vainqueur et reçut du monarque 1,000 scudi, des bijoux et des foui^ rures précieuses.

Il mourut en Calabre, âgé de 46 ans, empoisonné par un rival, comme il visitait le palais du prince Bisignano.

Plusieurs de ses parties d’échecs nous sont parvenues.

Salvio a écrit la Vie et les Aventures de Léonardo de Cutri.

Deux morceaux de poésie de Léonardo, traduits en français, se trouvent imprimés dans le Palamêde, 1837.

PiACENZA (Fr.), est auteur d’un ouvrage assez curieux sur l’origine et l’ancienne pratique du jeu des échecs, publié à Turin : Il Campeggiamenti degli scacchi, etc. (les Campements des échecs, ou Nouvelle discipline de l’attaque et de la défense), 1683, in-4 de 136 pages.

L’auteur expose dans son ouvrage une modification du jeu des échecs d’après le système de Carrera.

PoLERio (Giulio-Cesare), de Lanciano (ville des Abbruzzes), était un des plus forts joueurs d’échecs de Rome, élève de Léonardo.

Il est auteur d’un traité d’échecs intitulé : Ordrni di

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giuochi degli scacchi di Giulio, etc. (Une copie se trouve à la Bibliothèque impériale, manuscrits n” 8109!^), et de Modo di giocare a scacchi... (Un exemplaire manuscrit, in-4, se trouve à la Bibliothèque impériale, n” 2669, supplément.)

56 de ses débuts ont été conservés dans un manuscrit italien du xvi® siècle.

Un manuscrit, intitulé : Giuochi piant di diversi valentissimi giuocatori, in-4, contenant des parties d’échecs de ce joueur, ainsi que de J. Léon et autres personnages du temps, est mentionné dans le Catalogue des livres de M***. Paris, Silvestre, 1841, n® 756.

PoNziANi (Dom. Canonico), auteur d’un bon traité intitulé : Il Giuoco incomparabile degli scacchi, imprimé à Modène en 1769, in-4 de 383 pages; en 1782, 2® édit, revue et corrigée, Modène, in-4 (Potier, décembre 1861, 3 fr. 50 c.); en 1801, in-8, môme ville ; en 1812, in-8 de viu-380 pages.

'Après a\o.'r traité des ouvertures, il expose les mats les plus usuels, les positions des pions seulement, et, cntin, il donne une série de 50 positions de gains ou nullités composées par Ercole del Rio et par lui-môme ; les 20 dernières n’ont pas de solution. Lewis les a insérées dans son volume de Problèmes d'échecs.

M. Préti, dans son Traité complet..., p. 12-14, rectifie une erreur faite dans l’article de la tour contre le roi; jusqu’alors tous les auteurs qui avaient copié cette solution de Ponziani, ne s’étaient pas aperçus que cet auteur italien perdait un temps.

Porto (Don Antonio). Une de ses parties d’échecs se trouve conservée dans un manuscrit de la fin du xf ® siècle.

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11 se fit désigner comme auteur du Libro da imparare. Bologna, Rossi, 1606, et Venise, Frari, 16t8, tandis qu’ii n’a fait que copier littéralement l’œuvre de Damiano.

Saccbetti, dans la Novella XVIII de son recueil de Novelle, raconte ceci : « Un curé, jouant aux échecs, avait l’habitude de sonner la cloche d’alarme lorsqu’il faisait son adversaire échec et mat. Un jour, le feu prit à la maison, la cloche sonna en vain, et personne ne vint à son secours.

Ce curé jouait ordinairement avec un de ses voisins, qu’il gagnait cinq fois sur six, ce dont ce dernier ne voulait jamais convenir; un jour qu'il le fit échec et mat, au milieu de l’échiquier, la même contestation s’éleva; alors le curé, sonnant la cloche d’alarme, fit venir ses paroissiens pour les rendre juges du coup.

Ce fait s’étant renouvelé plusieurs fois, les paroissiens s’en plaignirent et résolurent de ne plus se déranger.

Un jour, le feu prit à sa maison et personne ne répondit au son de la cloche que le pauvre curé agitait en vain. Comme il s’en plaignait le lendemain : « Nous croyions que vous nous appeliez pour votre partie d’échecs, lui fut-il répondu. — Hélas! je jouais aux échecs avec le feu, dit-il; mais il m’a fait échec et mat.

Les 3®, 18* et 68* Nouvelles font mention des échecs.

Dans la 18*, on trouve le récit suivant :

« Carmiano fut appelé à décider une dispute entre deux joueurs d’échecs. Comme il ne connaissait rien au jeu, il jugea en faveur du plus pauvre, sachant

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bien que si le riche avait eu le plus petit droit, le pauvre lui eût donné raison de suite. »

Le Passe-Temps agréable, publié à Paris, attribue cette histoire au cardinal Salviati.

Sacchetti était contemporain de Boccace, il mourut en 1408; ses Nouvelles ont été publiées pour la première fois en 1724, à Florence. Elles ont été réimprimées en 1795, en 1804, en 1815.

Sacchieri. Keysler, dans la Relation (en allemand) de ses voyages en Europe, publiée à Hanovre en 1751, dit que le P. Sacchieri, de Turin, était doué d’une mémoire si prodigieuse qu’il pouvait jouer aux échecs avec trois différentes personnes à la fois sans voir les échiquiers, tout en soutenant la conversation avec la galerie ; si quelque dispute s’élevait sur l’une, il disait la marche qui avait été suivie non-seulement par lui, mais par son adversaire depuis le commencement de la partie. (Twiss, Chess, p. 20.) Verdi ajoute que le P. Sacchieri jouait parfaitement quatre parties à la fois.

Salvio (don Pietro Aless.), habile joueur d’échecs du XVI* siècle. Philippe II lui fit une pension de 200 scudi.

Auteur du Trattato delV invenzione delV arte liberale del Giuoco degli scacchi. Napoli, 1604, in-4 de 4 feuillets, 186 pages; 1618; 1634, in-8 de 8 feuillets, 64 pages, et 1723.

Dans cet ouvrage, l’auteur traite pour la première fois le Roque italien complet, tel qu’il est adopté actuellement à Hambourg. On y trouve aussi une bonne défense du gambit, réimprimée dans le Palaméde, 1837, p. 47, plus 44 parties et 18 fins.

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Il Puttim, seu Discorso sopra il giuoco, etc. (Vie et Aventures de Léonardo de Cutri), publié à Naples, en 1634, in-4 de 4 feuillets et 71 pages. Une traduction française a été imprimée dans le Palaméde, 1837.

Severino (Marc-Aurelio), professeur à Naples, mort en 1656, est auteur de :

1“ Modo facile per intendere il vago, etc. (Théorie des échecs.) Venetia, Val. Martali, 1674, in-8, et chez Dom. Lovisa, 1817, in-8.

2* La Filosofia, ovet'o il Perche degli scacchi. Naples, 1690, in4 de 120 pages. Cette édition a été publiée aux frais d’ Antonio Bulifon.

3® Deir Giuoco degli scacchi, délV Antica pettia, overo cke Palamede non e stato Vinventor degli scacchi. Napoli, 1690, in-4 de 82 pages et portrait de l’auteur. Ce dernier ouvrage se trouve souvent relié à la suite de la Filosofia.

Tasso (Il Torqdato), dans son Seconde Gonzaga, dil, en parlant des échecs, qu’il est bon parfois de se laisser battre à ce jeu, dans la vue d’un avantage plus grand.

Tarsia (Giov. Dom.) di Arminio, de Rome. Habile joueur d’échecs, traducteur de l’ouvrage espagnol d ■ Ruy-Lopez : Il Giuoco degli scacchi di Ruy-Lopez, spa~ gnuolo, nuovamente tradotlo in lingm ital.; Venetia, Corn. Arrivabene, 1584, in-4 de 216 pages, fig. sur bois.

Cet ouvrage n’a pas une grande valeur bibliographique. Son prix varie beaucoup. (Grassot, en 1860, 3 fr. — Perret , même année, 5 fr. 50 c. — Gancia, même année, 18 fr. — Potier, même année, 30 fr.) Les exemplaires sont lo ; d’être rares.

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Jaucourt et le Palamède, 1836^ parlent d’un ouvrage du même auteur sur l’invention des échecs, imprimé à Venise, in-8 ; mais il y a probablement erreur. La Régence, 1849, cite une édition de Venise, iSo4; cela me semble aussi une erreur de typographie.

Verci (Giambatista). Lettere (viii) sopra il giuoeo degli seacchi. Venetia, 1778, in-12 de H 6 pages. Curieux recueil d’anecdotes relatives aux échecs. (Potier, en décembre 1861, n® 561, 2 fr.)

Vebdoni ou Vehdini. Philidor le regardait comme le meilleur joueur d’échecs de son temps ; il est un des auteurs du Traité des amateurs. Paris, 1775.

Cercles et Réunions.

( 'lub des échecs de Saint-Pétersbourg, fermé par ordonnance du gouverneur général, le 15 juin 1862, pour cause politique.

Herbestein {Muscovit Comment.), nous dit que dans la Moscovie l’on joue beaucoup aux échecs durant les grands froids qui régnent dans les contrées septentrionales.

L’Anglais Coxe, qui était en Russie en 1772, remarqua durant son séjour à Moscou que les échecs étaient beaucoup joués dans cette ville, môme par les gens du peuple, qui s’y amusaient dans les rues.

Poésies.

Rocbanowsei (Jean), mort en 1584, auteur d’on poème polonais sur les échecs, imprimé dans Car-

mina... Krakau, 1639, in-4, et dans Dziela Polskie, en 1803, 1. 1. Une traduction française, par Alliey, parut dans la Régence, 1851, p. 165-178, et à. Paris, avec trois autres poèmes, la même année, in-8.

Célébrités de l’Echiquier.

Jaenisch (J. F. de), major russe, auteur de l’Analyse nouvelle des ouvertures, etc., 1842, des Béeouvertes sur le cavalier aux échecs, 1851, et du Traité des applications de l’analyse mathématique au jeu des échecs, Saint- Pétersbourg, 1864, 3 vol. in-8; collaborateur du Palamède, 2* série, et de la Régence, série.

Ses principaux articles sont :

1® Mémoire sur les lois du jeu des échecs, imprimé dans le Palaméde. Dans le même journal, même année : Linguisttgue de l’échiquier- russe; Début de deux, cavaliers du roi.

2® La Partie a quatre avec forteresse, de M. Pétrow, traduite en français, publiée dans la Schachzeitung der Rerliner, février 1851; et dans la Régence, même année. C’est l’art de jouer à quatre aux échecs.

Le czar Jean le Terrible, mort en 1584, d’une attaque d’apoplexie, comme il faisait une partie d’échecs avec un de ses courtisans. {Histoire des Rassies, de Michel Karazène.)

Michaïloff (Victor), était rédacteur de la colonne d’échecs du journal le Verbe russe, appartenant à M. le comte Kousselief, un des bons joueurs de la Russie.

PÉTROFF, de Varsovie, bon joueur d’échecs contemporain. On a de lui une défense estimée, reproduite dans le Choix des parties de Paul Morphy. Paris, 1859.^

En 1834, il publia à Saint-Pétersbourg un traité fort estimé, écrit en langue russe, sur les échecs : Theui ie und Praktik des Schachspiels. 2 vol.

L’auteur professe une admiration sans bornes pour Philidor, qu’il place au-dessus de tous les joueurs ai ciens et modernes. Dans son traité, il ne donne qu’un exposé théorique complet du principe des pions, et l’élucide ensuite par des commentaires détaillés sur les parties classiques et les fins de parties contenue-^ dans Philidor.

Zytogorskt, Polonais, fort joueur d’échecs et auteur d’ouvrages sur ce jeu.

Le Cbess playefs Chronicle, 1843, a publié plusieurs de ses belles analyses d’échecs ; mais il n’a pas traité complètement le spjet ; tous les coups de la défense n’ont pas été produits; il a cru donner les meilleurs ; mais MM. Kling et Kdipeb ont démontré, dans le Pa~ laméde, 1846, qu’il s’était trompé dans un de ses articles sur une position de Loixi.

SCANDINAVES

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