HOLLANDE
Delft, en 1403, in-4, a été adjugée à 5 gainées à la vente Heber. Cet ouvrage a été réimprirné à Anvers en 1329^ De Nederlansch Palamèdes, tijdschrift voor het sohaakspel. Journal édité à La Haye, en 1843, par MM. Westermann et fils, libraires. Le prix par an était de 6 florins. (Bulletin du Bibliophile belge, 1845, t. Il, p. 176.)
Schackzeitung (Gazette des échecs d’Amsterdam, revue mensuelle), 1849. (Régence, 1849, p. 225.)- Amsterdam (Cercle des échecs).
Kotterdam (Cercle des échecs).
Van Nieveld a imaginé le moyen d’égaliser les forces en déplaçant les pièces avant de commencer la partie, et c’est le sort qui décide de leur nouvelle place. Ailleurs, on a trouvé une combinaison pour jouer trois où quatre personnes ensemble. En France, le célèbre joueur Légal inventa, à la fin du siècle dernier, la partie des pions. (Alexander, Collection des plus beaux problèmes.)
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Sassa ou Sessa, fils de Dauih. La Société asiatique (de Londres) possède un traité sur les échecs, qui semble avoir été écrit sous le règne de Timur ou quelque temps après. L’auteur anonyme de cet ouvrage donne trois versions différentes sur l’origine des échecs; il regarde Sassa, non comme l’inventeur de ce jeu, mais comme l’ayant modifié.
Le premier de ces récits est celui d’un roi indien, nommé Kaid, qui, après avoir successivement battu ^ tous ses ennemis, se trouvait condamné au repos, et, tandis que ses peuples jouissaient des douceurs de la paix, se trouvait plongé dans une noire mélancolie ; ce monarque pria Sassa, son ministre, de lui trouver un moyen de le distraire agréablement. Sassa simplifia le jeu des échecs et le présenta au roi son maître, qui en acquit rapidement la pratique et en fit ses
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délices ; il oftrit à son ministre ce qu’il voudrait pour récompense. Sassa se contenta seulement d’autant de dirams d’argent qu’il y aurait de cases dans l’échiquier, en doublant à chacune. L’énormité du chiffre que cela produisit en rendit impossible le payement, et le sage ministre refusa toute récompense, préférant, disait-il, la science et la sagesse à toute autre richesse.
Dans le second récit, le roi Fur meurt, laissant sur le trône un 61s unique encore très-jeune ; les rois voisins s’approchent de tous côtés ; le conseil des grands dignitaires de l’Etat fut réuni par le jeune monarque; il leur dit : Guidez mon inexpérience; que dois-je faire ? — Il faut tirer le sabre contre l’ennemi. — Mais je n’ai jamais vu la guerre, comment puis-je être le chef de braves troupes?.... Sassa, 61s de Dahir, était premier ministre du prince ; il abrégea le « parfait jeu d’échecs » et apporta l’échiquier- au prince, en lui disant : « Voici qui vous apprendra à faire la guerre. » Guidé par lui, le jeune roi s’appropria rapidement les principes du jeu, puis il 6t la guerre, battit tous ses ennemis et revint chérissant les échecs, qui lui avaient sauvé l'honneur, son royaume et sa vie.
Dans le troisième récit, deux princes, unis par le sang, se disputent l’empire ; ils vont trouver leur mère et lui disent ; « Quel est celui de nous deux qui doit régner après vous? » La mère, qui les aimait également, répond : « Celui qui sera le plus brave au combat, le plus sage dans le conseil et le plus aimé du peuple et de l’armée. » , •
Gau et Ralkland se retirent mal satisfaits; leurs querelles s’envenimèrent bientôt et la guerre civile éclata. Dans la première bataille, les soldats de Ralkland fu-
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rent complètement défaits, et lui-môme expira de douleur à la vue du triomphe de son frère. L’infortunée mère s’imagina que Gau avait causé cette mort ; elle ne voulut plus le revoir. C’est alors que Sassa, fils de Dahir, modifia l’ancien jeu des échecs; il apporta l’échiquier et ses pièces devant la reine, lui montra l’ordre du combat ou Balkland, enveloppé par ses ennemis, était mort par la rupture d’un vaisseau du cœur. La reine prit un triste plaisir à ce jeu, qu’elle jouait journellement avec Sassa, et à la fin elle reconnut l’innocence de son fils.
Dans le Shahnama, ou Livre des rois, poème de Ferdoussy, on trouve le récit précédent, seulement le poète en fixe l’époque au temps du grand Cosroès, le roi père des deux princes se nomme May, le premier de ses fils Gar, et le second Talachand; la mère des deux princes, veuve du roi May, se nomme Faritchera, ou Ueauté évangélique.
Cette dernière origine se trouve aussi dans un livre intitulé Pherthangh Suaxiri, que Th. Hyde aurait reçu des Indes.
Au commencement du v® siècle de l’ère chrétienne, régnait aux Indes un jeune monarque dont le royaume était situé à l’embouchure du Gange; son père avait agrandi ses Etats, rendu tributaires les rois ses voisins, et laissé de grandes richesses.
Le jeune prince oublia qu’il devait être le père de ses sujets, et que ceux-ci composent la force et la puissance des souverains. Il opprima ses peuples et s’abandonna aux excès de la cruauté et des plaisirs.
Les Rajahs et les Brahmines lui firent des représentations. Enivré des grandeurs, il méprisa leurs sages
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remontrances et fit mourir ceux qui osaient désapprouver sa conduite.
On fut effrayé : la crainte éloigna du prince ceux qui pouvaient lui donner des conseils utiles ; il resta abandonné à quelques flatteurs dangereux, qui le portèaux derniers excès.xLe peuple, tyrannisé, se révolta; les rois tributaires, convaincus que le monarque avait perdu toute sa force en perdant l’amour de ses sujets, secouèrent leur joug et lui déclarèrent la guerre.
Un philosophe indien, nommé Sessa, touché des malheurs de sa patrie, entreprit d’éclairer le roi sur les funestes effets de sa conduite. Dans cette vue, il imagina le jeu des échecs et l’enseigna au monarque ; il n’ouhlia pas de lui montrer que, dans cette image des combats, le roi n’a aucune force seul, que son salut dépend quelque fois de la pièce la moins importante, qu’il ne peut attaquer ni se défendre sans le secours de ses soldats.
Le prince avait de l’esprit ; il se fît l’application des leçons du Brahmine, changea de conduite et prévint les malheurs qui le menaçaient.
Al-Sephadi, auteur arabe, parle de l’invention des échecs par le mathématicien Sessa, fîls de Daher, Le roi son maître {Ardsr.hir) en fut comblé de joie, et lui offrit en récompense tout ce qu’il voudrait. Sessa lui demanda seulement autant de grains de blé qu’il y a de cases dans l’échiquier, en doublant à chacune d’elle.
Pour satisfaire à cette demande, il eût fallu 16,384 ' villes, dont chacune eût contenu 1 ,024 greniers, dans chacun desquels il y eût eu 174,762 mesures, et dans chaque mesure 32,768 grains, ce qui forme un total de 87,076,425,546,692,636 grains.
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Le comte de Basterot, dans son Traité élémentaire du jeu des échecs. Paris, 1863, donne,, le chiffre de 18,446,744,073,709,551,613, et il ajoute « que le froment récolté actuellement en France et accumulé pendant cent neuf mille six cents ans, ne suffirait pas pour payer intégralement la dette/du roi indien. »
Le Bhaouichya Pouràn, écrit par Goténda, célèbre jurisconsulte et philosophe des Indes, contient une description en forme de conversation entre Youdhichthir et Yyasa, célèbre anachorète, théologien et poète indien, vivant, selon les uns, au xv* siècle avant J, C., et selon les autres au xn* siècle, qui, à la demande du monarque, lui expose les règles d’un ancien jeu d’échecs indien, nommé TcAaterangfa, plus connu sous le nom de Tchatiiradji ou les Quatre Rois ; sous le plan d’une guerre siipulée, il lui en développe les principales règles. Vyasa ajoute, à la suite de cette description, que les plus anciens livres de jurispriMence faisaient mention de ce jeu, et que l’épouse de Râvan, roi de Lancâ, l’inventa pour amuser son mari avec une image de la guerre, tandis que sa capitale était bloquée par Râma. 11 nous apprend aussi que les brahmanes de Gaur ou du Bengale étaient jadis célèbres par leur habileté à ce jeu.
Yoddhishthira perdit toutes ses possessions dans un hasardeux défi avec Shahu7ii au jeu du Chaturanga.
Pallas, dans le t. 111 de son Histoire des découvertes faites par divers voyageurs, Berne, 1781, fait observer que les Kalmouks avancent trois pions en commençant la partie.
« Un joueur d’échecs indou, qui est en ce moment à Londres, fait les choses les plus étonnantes. Il joue
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trois parties les yeux bandés, et les gagne ; il joue en même temps aux cartes et gagne. On touche une sonnette toutes les deux ou trois secondes pendant qu’il joue, et il dit combien de fois elle a été touchée. Un individu lui jette, un par un, des petits cailloux dans le dos, et il les compte. Puis après, il récite un poème qu’il a composé pendant qu’il jouait. » (La Presse, du 28 mars 1864).
Rahdass, natif de Kattiwar, était connu, dans les environs de Bombay, pour sa force aux échecs et pour jouer sans voir l’échiquier. (Postans, Indes orientales, le nomme en parlant de Bombay et ses envirojts.)
Trevangadacharya Shastree, natif des Indes, fort joueur d’échecs, professeur de sanscrit, et connu pour jouer, sans voir l’échiquier, jusqu’à quatre parties à la fois.
Il a traduit un manuscrit indien sur le jeu des échecs, intitulé : Vilas muni munjuri (c’est-à-dire « le diamant en fleur ou le bouton de fleur pour Vamusement, etc.), en langue anglaise, sous le titre : Essays on chess, adaptcd to the curopean mode of play, œnsisting principaly of positions or critkal situations, etc.; publié pour la première fois à Bombay, en 1814, pet. in-4.
Une deuxième édition a paru dans la même ville, en 1817, in-4 de 178 pages.
Le Palaméde, 1837, donne des extraits traduits en français do cet ouvrage.
.M. Lewis en a donné plusieurs passages dans son traité Oriental Chess, en 1817.
Cet ouvrage indien, traduit sur les instances de MM. Warden et du major Will. Cooper, se compose de 100 coups ou parties. — Les 64 feuillets du traité sont
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des mats exécutés avec un pion, lorsque, conformément aux règles de l’Indoustan, le côté perdant conserve au moins une pièce sur l’échiquier. Les quatre longs pétais sont quatre parties entières, dans lesquelles, suivant les mêmes règles, les joueurs, de part et d'autre, débutent par quatre, huit ou douze coups semblables. Les 16 pédoncules sont des problèmes de mats exécutés avec une pièce quelconque à la manière des Européens. — Les seize fruits sont des problèmes de pions coiffés et de parties de qui perd gagne dans les situations les plus compliquées, et souvent combinées de telle manière que le joueur peut, à volonté, donner l’échec et mat avec un de ses pions, ou se le faire donner à lui-méme avec un pion de l’adversaire.
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Bibliographies.
CARHEnA, dans son oiivrage intitulé : Il giuoco degli seacchi, div. in 8 libri, in Militello, 1617, pet. in-4, donne une liste des auteurs qui ont parlé avantageusement des échecs.
Dissertazione del Ch. Signore D. Benedetto Rocco, napoletano, sul giuoco degli scacchi, ristampata da Francesco Cancellieri, romano, con la Bibliotheca ragionata degli scritori su lo stesso giuoco. Roma, Bourlié, 1813, in-8 de 58 pages.
Roma, Bourlié, 1817, in-8 de 58 pages.
Cette deuxième édition comprend 123 articles et citations.
Troisième édition. Venezia, Orlandelli, 1824, in-12.
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ITALIE
Poésies.
Dl'cchi (Grég.), lié à Brescia vers 15oü, est auteur d’un poème italien : La ScaccJieide, overoil giuoco degli scacchi... en 6 chants et en octaves.
Ce poème a été terminé par l’auteur, à Brescia, sa patrie, en 1580 ; il comprend 5752 vers italiens.
Ce n’est qu’une allégorie Cgurée dans la description des combats de deux princes, l’un africain et l’autre Scythe; il n’est nullement question d’échecs.
Cet ouvAige est dédié à la marquise de Soragna.
11 parut à Vicence, en 1586, in-4 de 6 feuillets prél. et 66 feuillets chiffrés (Gancia, en 1860, 20 fr. — Potier, même année, 10 fr. — Libri, en 1847, 15 fr. — Perret, en 1860, 30 fr.)
Les exemplaires non vendus furent remis à neuf avec titre et préface nouvelle, et forment une seconde édition, Vicence, 1607. Mais le corps du texte n’a eu rien de changé.
L’abbé Roman, dans son poème d’échecs, en a donné une analyse, reproduite dans le Palaméde, P® série.
Boi, auteur de quatorze vers italiefts : Il Matto delV anwre.
Lemaure est auteur d’un poème et de vers italiens sur les échecs, édités par Ch. Salvio, traduits en français parAlliey et publiés dans la^ Régence, 1850.
Lodovici est auteur d’une élégie sur les échecs, écrite vers 1710, reproduite avec la traduction française par Fréd. Alliey, dans le Palaméde, 1847.
J. B. Marini a donné dans son poème Adone, chant XV',
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une imitation italienne du poëme latin des échecs de Vida.
D. G. PicciG^LLo. Son poëme italien sur le jeu des échecs a été traduit en français par F. Alliey, et imprimé dans la Régence, novembre 1849.
Célébrités.
Arétin (Pierre), dans son Dialogo nel quale si parla del gimco, Vinegia, l.'*4o, in-8, et La terza et ultima parte di Ragionamenti... S. 1., 1589, in-8; l'auteur y ' „ donne des anecdotes curieuses relatives an.v joueurs les plus célèbres du xvi« siècle.
Asselani, de Gênes, professeur et auteur d’ouvrages sur les échecs. Plusieurs de ses mats se trouvent dans le Traité complet de M. Préti.
Berni (Fr.), messer Pietro Paolo da san Chirico, est regardé comme l’auteur d’un livre singulier, imprimé pour la première fois à Rome, eu 1520, in-4, litre gravé sur bois, et à Venise, en 1534, in-8, sous le titre : Capitolo del giuoco délia Primiera. Volume rare, dans lequel, à propos d’un Capitolo sur la Primiera, jeu fort en vogue en Italie, on parle des échecs et de beaucoup d’autres jeux, et où l’on raconte diverses anecdotes curieuses relatives à plusieurs personnages célèbres de rilalie.*
Le prix moyen des exemplaires- de chacune des deux éditions est d’environ 15 fr. dans les ventes.
Boccace parle des échecs dans le Philocopo; voir plus haut, page 78.
Boï (PAoi.o),de Syracuse.mort en 1 5 98, fameux joueur d’échecs, très-recherché dans les cours d’Europe.
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Carrera raconte que Boi jouait à Venise avec un joueur qui le gagnait toujours. Voyant cela, Boi s’arma d’un rosaire avec des reliques, reçut le saint Sacrement et gagna alors son adversaire, qui lui dit : « Je vois que vos moyens sont plus forts que les miens. »
Il joua souvent avec Philippe II d’Espagne, qui lui fit de riches présents et lui donna le revenu annuel de certains offices de Syracuse, produisant 500 scudi. Il joua aux échecs avec dom Sébastien de Portugal, et gagna, à ce jeu, à Lisbonne, dans une seule journée, 8,000 scudi.
Le pape Urbain VIII ‘ l’attira à lui et lui fit offrir un bon évéché pour sa science aux échecs, mais ce joueur refusa. {Lettre insérée dans le Mercure galant. Août f 688 et décembre 1693.)
Ayant été pris par des corsaires algériens et vendu comme esclave à un Turc, grand amateur d’échecs, Boï gagna à son nouveau maître une somme considérable, sa liberté et un présent de 2,000 secchini.
Il voyagea en Espagne, en Hongrie, en Turquie et en Italie.
Il retourna à Naples, où il fut empoisonné et volé par sa servante, en 1398, à l’agc de 70 ans.
Calvi, de Modône, capitaine dans l’armée piémontaise, en 1842, bon joueur d’échecs.^
Collaborateur du Palaméde, 2® série. Plusieurs de ses mats ont été recüeillis par Alexander, dans sa Collection des plus beaux problèmes et dans le Palaméde, 2* série.