DORVAL
Votre neveu,
GÉRONTE, vivement.
Eh 1 je parle du jeu, moi. »
fl N.
ADDENDA
Nous ajouterons ici quelques renseignements curieux qui nous sont parvenus après l’imprcssiop des feuilles précédentes; nous saisissons celle occasion pour adresser aux personnes qui onl bien voulu nous les communiquer : MM. P. Journoud, Paul Lacroix, Gust. Brunet (de Bordeaux) et J. Loëwenthal (de Londres), clc., nos vifs remercîments de leur complaisance.
CuER Monsiel'u Gay,
J’ai lu avec un vif plaisir les épreuves que vous avez bien voulu me communiquer de voire travail sur le jeu des échecs. Joueur des plus inhabiles, je n’ai nullement à m’en occuper.
Je veux seulement vous entretenir de quelques points de bibliographie. ^
ADDENDA
La liste que vous dressez des principaux ouvrages relatifs aux échecs est intéressante; mais vous n’avez point prétendu la rendre complète, et vous avez raison; les bibliographies spéciales ne sont que trop surchargées d’écrits sans valeur. Toutefois, il me semble que quelques indications nouvelles peuvent s’ajouter à votre excellent travail. Qui peut se flatter d’avoir tout vu, de tout connaître?
En envisageant d’abord ce qui concerne les productions du moyen fige, je vais indiquer ici un manuscrit latin qui est au Musée britannique (fond Sloane, 4020); l’auteur, resté anonyme, compare les huit carrés {octo functa) de l’échiquier aux huit espèces d’hommes qui, selon lui, peuplent la terre; mais il n’en indique que six : les sages et les méchants, les ecclésiastiques et les laïques, les riches et les pauvres.
Un petit poème, sans date ni titre, que l’on peut faire remonter au milieu du xiii' siècle, se trouve aussi au Musée britannique (fond Cotton); il occupe neuf pages à deux colonnes, quaraPte vers par page. 11 est en langue française; en voici le début :
Seignors un poi mentendez Ki les gius des' esches amez,
E ieo vne partie vus dirrai Selum iceo ke apris en ai.
Cet écrit, un des plus anciens qu’il y ait sur cette matière, ne donne d’ailleurs, sur la marche des diverses pièces, sur les moyens d’amener tel ou tel coup, que des renseignements obscurs et imparfaits, dont il est fort difficile de bien saisir le sens. Mais il résulte de cette lecture pénible la conviction que les joueurs, à cette époque, ne manquaient point d’habileté, et qu’ils
Digi*'"' : by vïOOgk
ADDENDA
avaient profondément médité sur toutes les combinaisons auxquelles peuvent conduire les marches et contre-marches des pièces d’un échiquier. La première partie a lieu entre dut barons ke des esches vrent apris; l’un met pour enjeu sa tète, et l’autre sa fille.
A la suite de ce poème, vient un fragment en vers latins sur le mouvement des diverses pièces dq l’échiquier. Il suffira d’en citer le début.
It pedes ad bellurn prior incipit ipse duellum,
Pergit in obliquum punctum feriens inimienm,
Alpbeus in trineis parat in>idias inimicis,
Pugilat potenter temptatque ferire latenter.
L'n autre manuscrit du Musée britannique (fond royal, 13 A. xviu) renferme la marche d’un grand nombre de coups, la relation de diverses parties fort compliquées ; il ne contient pas moins de deux mille vers. Des noms particuliers sont donnés à cinquante coups différents, et quelques-uns de ces noms mériteut d’étre reproduits; il en est qui s’enveloppent d’une forme proverbiale.
« Le guy de dames.
(I Le guy de damoyseles.
« Le guy de alfins.
« Le guy de unel.
« Ki perd sey salve.
« Bien troue.
« Mieut vaut engyn ke force.
« Fol sy prent.
« Ly desperez.
« Ly mervelious. ‘
« Fol si sey fie.
« Mal veysyn. »
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lant jaloux d’une dpcusc plus jolie que sage; il ne faut rien moins que rattcrition nécessaire à une grave partie d’échecs pour détourner un moment la vigilance de l’argus; ce moment est funeste pour lui, et quelque brillants que soient sur l’échiquier les succès du mari, à coup sûr c’est lui qui perd la partie.
Marie de France, dans son Lai d'EKduc, représente un roi d’Angleterre comme amateur passionné des échecs ; il donne des leçons à un chevalier étranger.
Les vieux statuts du Savoy Hospital, à Londres, interdisent expressément tous jeux de cartes ou de dés, mais les échecs sont permis en tout temps : « Statuimusquod nullus magister, capellanus aut aliquis alius minister, ad talos, cartas vel aliquos alios jocos illicitos clam vel palam quo quomodo ludet. Poterinf enim omne tempore luderc ad scacchos. »
Les pièces de l’échiquier étaient souvent, au moyen âge, faites de substances précieuses. Je ne regarde pas comme autorité positive les témoignages du roman de Parise la Duchesse (publié par M. de Martonne, 1836), qui mentionne des pièces en or et en cristal; du roman du Saint-Graal : « puis voit l’esebiquier et ly eschets assis au tablier d’or, les uns d’yvoire, les autres d’or; » du poème d’Alexandre, qui décrit un échiquier d’or fin, d’émeraude, de saphir, de rubis; du Roman delà guerre de Troye, qui ûgimla un Scacchier d’or et d’argent; les documents historiques nous offrent des assertions plus positives ; c’est ainsi que l’inventaire de la garde-robe d’Édouard I" (fragment curieux publié par la Society of Antiquaries), signale les deux articles suivants :
ADDENDA
(I Una familia pro scacario de jaspide et cristallo, in uno coffro.
« Una familia de eborc pro ludendo ad scacca- ’ rium. 0
Dans le récit de la translation des reliques de saint Stremon (Acta sanctonm ord. S. Benedicti, sæc. III) on trouve les mots suivants : « Pro reverentia B. martyris plurima reliquit insignia, scilicet scachos chrystallinos et lapides preciosos et auri plurimum. »
A l’égard de Jacques de Ccssoles, auteur de ces échecs moralisés qui eurent tant de vogue au moyen ûge, je vous signalerai une curieuse notice du savant bibliographe Leber, insérée dans le Bulletin du Bibliophile (seconde série, 1837, p. 527). Leber discute avec la sûreté habituelle de son érudition les divers témoignages consignés dans les écrits de la Croix du Maine, delà Monnoye, de Prosper Marchand, delà Sema Santander, dans la Biographie universelle, etc., au sujet de ce personnage, dont le nom a été souvent étrangement défiguré. On le trouve en effet écrit : Cæsolis, Cesulis, Cussalis, Castulis, Casulis, Cesolis, Cesolus, Cessole, Casolis, Cossolis, Cessulis, Cesolis, Cezoli, de Cezolis, Sesselis, Tessalis, Tesselis, Thessalis, de Thessalonia, de Thcssalonica, de Thessolus. La liste est longue. L’article inséré dans le Dictionnaire historique de Prosper Marchand est ce qu’il y a de plus étendu et do plus instructif sur ce sujet ; il n’est pas épuisé, mais le savant biographe a relevé bien des erreurs; il est vrai qu’il en a commis quelques-unes, et celles qu’il avait signalées ont souvent été reproduites après lui.
Leber mentionne les énormités que présentent les
ADDENDA
éditions primitives du Jeu des échecs moralises ; on se souciait fort peu de la correction dans la plupart des imprimeries du quin/âèmc siècle où s’élaboraient des livres français; des protes fort négligents lisaient mal des mots corrompus par l’ignorance des copistes, et se préoccupaient fort peu de n’imprimer que ce qu’ils comprenaient. Dans l’édition de Verard, si nous ouvrons au hasard la traduction de Jacques de Vignay, nous tombons sur le chapitre iv, nous trouvons l’histoire de la continence de Stipon Aiiffriquen. C’est une traduction un peu libre de Scjpio Afi'icunus.
Les traducteurs, faisant fausse route, se tournent le dos dans la même ornière. Jacques Fréron, traduisant Cessoles, déclare que la reine, aux échecs, est assise à la gauche du roi pour les accolements de son mari, et celte position de la reine retrace, selon lui, les figures du verset 6, chapitre ii, du Cantique des cantiques *. Jean de Vignay, traduisant le même passage, dit au contraire que la reine s’assied A la droite. Ce qui est curieux, c’est que ces deux interprétations contradictoires ne sont pas plus recevables l’une que l’autre, les deux reines figurant toujours en face, la noire de la blanche, dans l’ordre des pièces de l’échiquier; il est évident que si la noire prend ladroilede son roi, la blanche doit nécessairement se contenter de la gauche au point oppposé. Observons cependant que cette conclusion ne serait juste qu’à l’égard des règles modernes du jeu. 11 parait qu’au moyen âge
1 . Lœva ejus suO cnpite meo, et deytera illius amplexabitur me.
ADDENDA
les conventions étaient dilTérentes et que les deux reines prenaient place sur la même couleur. M. Leber en trouve la preuve dans un rare et curieux volume : Oratoriæ arlis epitoma. Insuper et perquam (acüis memorice artis modus Jacobi Publicii Ftorentium, (Venetiis, 149 j, 4’). Parmi les figures qui décorent ce livre, est un alphabet de lettres grotesques suivi d’une table d’échiquier garnie de ses pièces. La case blanche du roi ou de la tour est i la droite du joueur, comme dans la régie moderne, et les deux reines occupent chacune la case blanche à la gauche de chaque roi.
Terminons ce qui regarde Jacques de Cessoles en remarquant que, quelques manuscrits indiquant pour son nom Jacobits de Thessalonia, des érudits n’ont pas hésité à avancer qu’il était né à Thessalonique. La Sema Santander suppose, dans son Dictionnaire bibliographique du quinzième siècle (t. I, p. 292), que le mot Thessalonia est là pour Thesselarum ludus, jeu de tables, ou, si l’on veut, d’échecs, de sorte que le moraliste, habitant du couvent des Dominicains de Reims, se serait appelé Jacques de l'Echiquier. M. Leber suppose, avec bien plus de raison, que Jacques était originaire de la Thiérasche (Théorascine), au nord du Laonnais; un copiste ignorant ou distrait aura écrit Thessalonia, et c’est ainsi que d’un moine picard on a fait un Macédonien.
Vous avez fait mention du chapitre relatif au jeu des échecs qui se trouve dans les Gesta Romanorutn (ch. 13a, p. 382 du Viol icr des hisloires romaines, qui fait partie de la Bibliothèque elzévirienne). Un examen attentif des réflexions religieuses et morales que développe l’auteur pourrait jeter du jour sur les régies
ADDENDA
du jeu adoptées au moyen Age. Je me bornerai à vous signaler ce qu’il dit des Alphim « qui cheminent « contre mont et contre val, et signifient les sages du « monde qui ont (rois choses, entendement, raison et « force; ceulx-cy deussent à Dieu fendre par les œu- « vres de miséricorde contrcmont, mais ils tendent « contre has par humaine déception et éloquence, « courant lattéralcment au coing par les trois points a qui signifient les gloutons, les ravisseurs du bien « d’autrui et les orgueilleux en l’affiuence de leur B beaulté et richesse, ceulx-cy voyant lattéralemenf, B et enfin par le dyable d’enfer, signé par le roc sont B perdus. »
A propos [des échecs chez les anciens Israélites (et on doit bien reconnaître qu’à cet égard les témoignages positifs font défaut), je vous signalerai un érudit allemand, Jean-Jacques Schudt, qui, dans ses Judische Merkwurdigkeitcn (Francfort, 1724, in-4®), avance (partie IV, ch. xxxv, p. 382) que les Juifs avaient beaucoup de goût pour les échecs, et que les femmes Israélites y jouaient depuis une époque fort reculée, ainsi que le montre un passage de la Gemare (Retaboth, fol. fl)-; ce jeu s’appelait Ithkakith (voir aussi W'agenseil, Dcscript. Norimb., 1. I, ch. xxn, p. 108).
Parmi les écrivains anglais qui ont parlé des échecs, je ne vois pas figurer dans votre livre Joseph Strutl, auquel on doit un livre curieux et estimé : The Sports U7id Pastùnes of the pcople of Englaud, Londres, 1841 ; le IV® liv., ch. ii, renferme, p. 303-310, huit paragraphes relatifs aux échecs. En voici la liste : Choss, ils antiquity; the Morals of chess, Early chess play in France and England; the Chess-board; the
A on EM) A.
Pièces and their forms ; lhe Varions games of choss ; Ancient games similar to chess ; lhe Philosopher’s game.
J’ai dans un de mes carions une brochure assurément rare en France; c’est un livret de vingt-quatre pages, intitulé Bihliotheca Scaccariana, ou Catalorjuc des ouvrages sur le jeu des échecs que désire acheter la maison Truebner et C'®, de Londres. Un avant-propos fait connaître qu’un collectionneur distingué a chargé cette maison de rassembler les livres indiqués sur ce catalogue ; il ajoute : « De toutes les bibliographies spéciales, celle des ouvrages sur le jeu des échecs est la plus difficile à faire d’une façon complète. Malgré YEncydopédie des Echecs, publiée à Paris en 1837, et les trois bibliographies très-étendues publiées en Allemagne (Koch, Massmann, OKtlinger), il reste encore bien des traités sur ce jeu célèbre, tant imprimés que manuscrits, qui n’ont point été signalés ».
J’ai relevé parmi ces desiderata ceux qui ne figurent point à la table des auteurs et des ouvrages qui accompagne l’ouvrage de Schmid ( Litteratur des Schachspieh) et je crois qu’afiri de compléter une bibliographie échiquinienne, il y a quelque intérêt à mentionner ces ouvrages restés iuaperçus du laborieux écrivain qui a mis à profit tous les travaux antérieurs à son livre.
Voici donc celle liste rangée dans l’ordre alphabétique :
Allamura, Billiotheca Dominicanorum, Romæ, 1677, în-fol. On y trouve l’ouvrage d’Ilolcot : De îudo latrunculorum.
Analekten fur PoHtik, Philosophie und Literatur, Leipzig, 1787, in-8®.
ADDENDA
Andrae (H. -F.), Dos Schachspiel mit histor. Bemerhingen erîæutert, Halle, 1796, in-8®.
Anweisnncj {deutliche) zum Schachspiel (sans indication de lieu), 1740, in-8°.
Anzeiger {allgemciner) lüerarischer, Leipzig, 1798, in-4°. Le numéro 33 continue le travail d’Anton : Veber die Namen der Schachsteine.
Bibliothèque universelle, Genève, 1809, t. V.
Eckarlshausen, Aufschlusse zur Magie, Munich, 1791, t. 111.
Eroerterungen {Neue) der Erkenntniss und des Yergniigens, Francfort, 1734, in-8“.
Fabricius, Bibliotheca mediœ latinitatis; on y trouve l’ouvrage d’Holcot déjà mentionné.
GenÜeman’s {the) Magazine (journal mensuel), july
Jacobson, Technologischcs Woerterbuch, Berlin, 1794,
t. VIL
Journal (Asiatic). Voir les t. VIII, IX et X (1819- 1820), contenant l’ouvrage de Caïssa sur les échecs indiens; le tome XIII (1822); Essai d’analyse d’une défense du gambit du roi, le tome XIX (1823); Moralité des échecs, le t. XXIV (1827).
Jugendzeitung (Neue),\ou J.-L. Dolz, 1820.
Literatur und Vœlkerkunde, herausgegeben, von I.-W. vonArchenholz, t. III. (On y trouve une notice sur la machine de Kempelen).
Magazin (fioetteng’sches) der Wissenchaft und Literatur, tome III (une notice sur le même sujet; une troisième dans le Magazin {Lcipziger) zur Naturkmde, Mathematik, etc,, 1784.
ADDENDA
Monatschrift (Deutsche), 1797, p. 271; Mémoire de Fischer sur l’invention des échecs.
Monje)ihlatt fur gcbildele Slaende, 1813 et 1819.
Philusophical Magazine and Journal, avril et juin
Poemata didascalia, Paris, 1769, t. II.
Posselt, Wissenschaft. Magazin fur Aufklaerung, Kehl, 1783 (1" cahier), Kleine Schriften, 1. 1.
Recueil de pièces curieuses et nouvelles, La Haye, 1694, t. I.
Rime degli Arcadi, Rome, 1817, t. VII. (On y trouve : Kmiliani, Sonetto al giuoco degli Scacchi.)
Veber Land und Meei' (journal illustré publié à Stuttgart par Hacklaender; il s’y trouve un grand nombre de parties d’échecs figurées).
Wallace (J.-S.-T.), Opéra mathematica, Oxford, 1699, 2 vol. in-fol., le t. I".
Zedler, Universal Lexicon, Leipzig, 1732-50; le t. X.\.\IV.
Zeitung fur die elegante Welt, année 1816 (le n® 101), et année 1821.
Il y a un point que vous avez à peine effleuré, et qui, ce me semble, ne manque pas d’inlérét; l’iconographie des échecs, un catalogue raisonné des estampes et tableaux représentant des parties d’échecs. Pressé par le temps, je me contente de vous signaler le tableau de M. Leleux, récemment déposé au Luxembourg, le recueil de photographies intitulé : Goethe— Gallerie, d’après Kaulbach; on y voit la partie d’échecs qui figure dans le beau drame de Goetz de Berlichingen.
Je n’ai voulu, dans ces notes rapidement tracées,
ADDENDA
que vous fournir une preuve de l’intérêt plein d’attention avec lequel j’ai lu votre trôs-bon travail , résultat de patientes recherches , et vous prie d’agréer, etc.
Pbilohneste Junior.
16 octobre 1864.
Le journal PEra, dans son numéro du 14 août 18G4, page 14, colonne 3, présente nn tableau complet des journaux anglais qui, depuis 1823, se sont occupés des échecs. Le premier qui leur consacra une de scs colonnes est un journal de médecine. Voici, du reste, textuellement cette liste curieuse :
1. The Lancet. London. Began October 19, 1823, and ended with the thirteenth number of the second volume. The Chess articles were not reprinted in the second édition.
2. The Liverpool Kaleidiscope. Conducted by Egerton Smith, published a long sériés of Chess Problems before 1833.
3. Bell's Life in London and Sporting Chronicle. Began to publish Chess games and news January 4, 1833; but a regular column did not appear until October 12, 1843. Edited by George Walker.
4. New court Gazette. A FashionaLle Guide. London. From May 19, 1840, to December 3, 1840. Quite evi-
- dently conducted by Howard Staunton. Discontinued « from complaints of an overdose. »
ADDENDA
5. The Batk and Cheltenham Gazette. Bath. From September 8, 1840, toOclober21, 1846. Apparently edited by Elÿah Williams.
6. The British Miscellany. 8vo. London. Only three numbers published. Febmary to April, 1841. Edited byH. Staunfon. From this periodical sprang the wellknown Chess Player's Chronide.
7. The Saturday Magazine. London. From January 2, 1841, to Dec. 28, 1844. Charles Tomlinson, Editer.
8. The lllmtrated London News. Began June 25, 1842. Edited by H. Slaunton since Febmary 15, 1845.
9. The Pidoinal Times. London. Febmary 5, 1845, to Jan. 8, 1848.