Cavaliers
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c’est pourquoi Jehan de Meung, voulant excuser l’indignité que Charles d’Anjou (frère de saint Louis) avait exercée en faisant mourir Corradin (en 1263), il dénie la qualité de roi en ce jeune prince. »
Proverbes et Dictons.
La Vie est une partie d'échecs, a dit Michel Cervantes. « Partout sur la terre les hommes jouent des rôles différents; comme aux échecs, qui des rois, qui des fous, qui des chevaliers, qui des simples soldats, selon la fortune et la naissance. Et quand la partie est finie, la mort entre en scène et passe le niveau de l’égalité, de môme que pour les échecs replacés dans leur boîte. « Dans son roman de Don Quichotte, entre autres dans le chap. vi, l’auteur fait mention des échecs.
Les Fous sont aux échecs les plus proches des Rois.
(Récmer.)
Les Aiabes, pour signifier qu’il ne faut janiais mépriser la faiblesse de son ennemi, disent, en forme de proverbe : Farobba ma camarat, ou Comarat belbeidak, alschach. « Un pion embarrasse et emporte souvent le Roi des échecs. » {Bildiothécfie orient. d’Herbelot.)
Lorsque la maison est en feu, il n’est pas bon de jouer aux échecs.
Dame)' le pion, d’après Richelet, dans son Dictionnaire, c’est emporter sur quelqu’un une affaire pour laquelle on est en concurrence avec lui. Selon Miége, dans son Dictionnaire, c’est supplanter quelqu’un. Leroux, dans son Dictionnaire comique, donne la môme
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explication. Le Dictionmire de l’Académie, 1776, 2 vol., dit : « Renchérir sur lui en quelque chose. Il préfendoit exceller en cela, mais il a trouvé un homme qui lui a damé le pion. »
Singes joueiirs d’échecs.
Pline dit que les singes jouent bien aux échecs. (P. Mallet, Traité du jeu de Dames, p. 311.)
Jean Sleidan nous apprend queCharles-Quint, jouant aux échecs avec son singe, celui-ci lui fit Yéchec du berger. L’empereur, vexé d’étre ainsi maté, lui jeta son échiquier à la tête. Ayant de nouveau forcé son singe à jouer, cet animal, sur le point de lui faire échec et mat, pour éviter un nouveau coup, fit vivement un plongeon sous la table.
Le Facétieux réveil-matin. Troyes, p. 3a, raconte une histoire analogue, sans nommer le personnage en question.
Un exilé de la Révolution, à son retour en France, se fit remarquer par la science d’un singe à qui il avait montré à jouer aux échecs. Ils faisaient leurs parties au café du Mail, au coin de la rue du Mail, à Paris.
Le Singe et le Gascon. Cette histoire ressemble fort à celle du singe de Charles-Quint. « Un personnage espagnol, célèbre comme joueur d’échecs, nommé don Gabriel de Roquas, a un singe qui est ausssi de première force à ce jeu. Un Gascon, surnommé le chevalier de l’échiquier, ayant appris ce fait, part de sa ville de Bordeaux pour se rendre à Cordoue, voit l’Espagnol jouant avec son singe une partie d’échecs.
variétés.
prend la place du maître ; le singe le mate. Le Gascon saute sur le singe^ le frappe d’un coup de poing, convient de son tort vis-à-vis du maître de l’animal, fait une nouvelle partie; enfin, après avoir joué quelques coups peu marquants, le singe avance un pion, et, s’échappant aussitôt, grimpe sur une armoire. Le Gascon, surpris, en demande la cause au maître, qui lui montre un mat en deux coups. » Palaméde, 1836,
On lit aussi une anecdote analogue, dans Roger- Bontemps en belle humeur, Amst., 1763, t. I, p. 93. Cette anecdote se trouve reproduite dans plusieurs recueils de ce genre.
Synon3rtuie du mot échecs '.
Allemand Schach.
Anglais Chess.
Arabe Shek (roi ou seigneur).
CuiNois Chomj-ki (jeu royal).
Espagnol Ajedrez, a.eedrez.
I Moyen âge ; esquiez, eschez.
Itenaissance : eschets.
Moderne : échecs.
Ancien jeu : pessos.
Jeu moderne : zatricion et Xatricion,
1. « Chez les Siamois, il y a deux variétés principales de jeu d’échecs, le jeu ordinaire, ressemblant à celui des Indiens, s’appelle mak-roak, le second se nomme len-koua-kin-ngoa (les tigres mangent le bœuf). »
(Note communiquée par M. Léon de Rosny.)
VARIÉTÉS
Hollandais.,.. Srhaaks.
Italien Scacchis.
Japonnais fio.
Ancien jeu : latrunculorum.
Nouveau jeu : schaccoruni.
( Schatrengc.
I Schatrak.
Russe Chakmatmiaigra.
Théâtre.
Middlelon est auteur d’une comédie, A game at chess, publiée à Londres en 1 610, in-4 de 68 pages et I front., en 1624 et en 1628.
C’est une espèce de controverse religieuse, où la partie est jouée entre l’Kglise d’Angleterre et celle de Rome. La première remporte la victoire. Cette pièce fut regardée comme un pamphlet politique et fit mettre son auteur en prison, par ordre du roi Jacques. (Hyde, Lud. orient. iSi‘,Ci.otavs,Biblioth.lus., p. 105. Palaméde, 1836, p. 230.) Devenues rares, les diverses éditions de cette comédie se payent de 2 à 4 guiiiées dans les ventes publiques de Londres.
La Scaccaide, trag. da P. Al, Salvio, Napoli, Lazare Sorrizio, 1612, in-8.
Le Joueur d’échecs, vaudeville en 1 acte, représenté pour la première fois sur le théâtre Montansier (du Palais-Royal), le 13 vendémiaire an ix (1801). Paris, 1801, in-8 de 36 pages; réimprimé, en 1844, dans le Palaméde, p. 599-617.
Le 19 thermidor, an vm (1800), il avait été donné.
VARIÉTÉS
sup le théâtre des T roubadours, un vaudeville intitulé : l'Automate qui joue aux échecs. Cette pièce n’avait pas eu le succès qu’on en attendait, le fond en étant presque nul et non racheté par quelques couplets saillants. Lfi Joueur d’échecs parait avoir ou plus de chance, en voici le résumé : Léandre, jeune offlcicr, est amoureux d’Isabelle. Cassandre, grand amateur d’échecs, veut un gendre passionné pour ce jeu, et celui-ci se lasse trop vite d’y jouer. Léandre sachant que le père d’Isabelle voudrait acquérir l’automate joueur d’échecs, qui faisait alors grande sensation dans Paris, en prend le costume et se fuit porter ainsi chez son futur beau-père. La fraude ne tarde pas à se découvrir. Cassandre s’indigne d’abord, puis se radoucit et finit par accorder la main de sa fille Isabelle.
Echec et Mat, drame en cinq actes et en prose, par M.M. Oct. Feuillet et P. fioccage, joué à l’Odéon pour la première fois, le 23 mai 1816. Paris, 1846, in-8.
Dans le Bourru bienfaisant, de Coldoni, joué à Paris en 1771, on parle des échecs ; dans le second acte, on trouve le dialogue suivant :
« Voyons ce coup d’hier.
DOHVAL, d’un ton compatissant.
Vous le perdrez.
GÉRONTE
Point du tout : voyons.
DOHVAL.
Vous le perdrez, vous dis-je.
GÉRONTE
Je suis silr que non.