‹ Bibliographie anecdotique du jeu des échecsChapitre 5 sur 29 · C’est le premier empereur de chine · texte numérisé non relu

C’est le premier empereur de chine

CHINE ET JAPON

Traités spéciaux sur les échecs.

La Bibliothèque impériale possède un manuscrit chinois, en 4 vol. sur le jeu des échecs.

Rouan tseu phou [Traité du jeu des échecs). Une seule page de texte en chinois, et le reste en tableaux représentant les diverses combinaisons de ce jeu. Un cahier grand in-8. (Catalogue Bailleul, 1856.)

Traité du jeu des éléphants, ou jeu d’échecs chirwis (en chinois), en X livres. 5 vol. in-8.

Suite du traité du jeu des échecs chinois, contenant les règles et les e.xemples d’un autre jeu de combinaison appelé Gouei-ky, en chinois. (Catalogue de M. Chardin, 1823.)

ÉGYPTE

Aben Ezza, dans son poëme hébreu sur les échecs, cite une opinion d’après laquelle Moïse aurait inventé le jeu des échecs à la cour des Pharaons.

Les Égyptiens possédaient un jeu de combinaison, qui paraît être fort ancien et avoir été très en vogue. On le voit représenté sur les peintures des hypogées de Beni-Hassan qui date d’Osortasen P', et sur les parois du pavillon de Ramsès-Meiamoun à Médinet- Habou. Ce tableau, qui représente un Pharaon jouant à ce jeu avec une de ses femmes, est une des plus gracieuses compositions de l’art égyptien. Ces représentations étant toujours figurées de profil et sans aucune notion de perspective, il est impossible de voir la forme de l’échiquier, le nombre des cases.

L’échiquier du jeu égyptien, comme on peut le voir

ÉGYPTE

au musée du Louvre, avait la forme d’une boité de 28 centimètres de longueur environ, sur 7 de large. 11 portait sculptées sur les deux faces, des cases qui paraissent avoir servi à un jeu analogue à celui de nos échecs; d’un côté, la surface est divisée en 30 cases; sur la face opposée, douze cases forment un carré qui occupe l’extrémité et dont la ligne médiane est augmentée de 8 cases. Un petit tiroir tenant à la boîte, renferme les différentes pièces, souvent en terre émaillée de diverses couleurs, ayant quelque analogie avec celles des pessos et des latruncules.

Cette description est celle donnée par M. Prisse d’Avesne, dans son article sur la collection d’antiquités égyptiennes du Caire, inséré dans la Revue archéologique de Leleux, i 846. M. Prisse d’Avesne regarde ce jeu égyptien comme une variété ancienne du jeu de dames; les pièces ressembleraient à celles qu’emploient encore aujourd’hui les Orientaux dans ce jeu. « 11 est probable, nous dit ce savant archéologue, que ce damier égyptien, fort différent de celui dont nous nous amusons en Europe, et qui n’offre pas à beaucoup près autant de combinaisons, a servi de modèle au diagrammismos des Grecs et au duodecim scripta des Romains, qui, dit-on, ressemblait au jeu de dames. »

Nous citerons aussi le passage suivant d’une causerie de M. Doazan, publiée à Paris, en 1860, sous le titre d’Un rêve : o... Nous possédons dans nos musées, parmi les antiquités égyptiennes, des boîtes d’échecs en bois et en faïence, et des pions en verre coloré, en os et en ivoire. Les uns représentent des esclaves africains et asiatiques ; les autres ont justement des formes que l’on a cru inventer récemment. Tous remontent à plus

ÉGYPTE

de trois mille quatre cents ans. L’une de ces boites appartenait à la fille de Toutmës 1", qui se nommait Ha-t-Àsou. Elle a gouverné après la mort de son père. »

ESPAGNE ET PORTUGAL

Journaux.

El Ajédrez, journal publié à Barcelone, 1" année, 1862, mensuel par liyraisons de 16 à 20 pages. (La Nouvelle Régence, 1862, p. 218.)

Célébrités de l’éohiquier.

Blasco-Isfab (Don), fort joueur d’échecs du xvi* siècle, célèbre surtout, pour jouer sans voir l’échiquier.

Don Cablos, fameux joueur d’échecs, voyagea en Portugal, en Italie, en Hollande et en France. Partout il fut vainqueur. A Paris, il fit connaissance d’une demoiselle Minette, qui jouait souvent aux échecs avec un abbé peu galant qui la gagnait toitjouis; il enseigna à

ESPAGNE ET PORTUGAL

cette demoiselle à gagner cet abbé. Peu de temps après, il reçut un défi qu’il accepta, l’adversaire était masqué et il fut maté pour la première fois. Démoralisé par cet échec, il se retira dans un couvent où, six mois plus tard. Minette vint le chercher et se fit connaître à lui comme ^tant son vainqueur.

Lucena, auteur espagnol dont les prénoms ne nous sont pas parvenus, auteur du traité Repetidon de Amores, y Arte de Axedres, con CL juegos de partido : s. 1. n. d. (vers 1495), in-4 goth. à longues lignes.

Au recto du premier feuillet, on trouve un échiquier gravé sur bois, et au verso de ce feuillet une épigramme latine de neuf distiques.

La partie de cet ouvrage concernant les échecs est intitulée : Arte breve, e introduecion muy necessaria para saber jugar al axedres, con ciento y dncuenta juegos de partido, etc.

Cette seconde partie comprend 87 feuillets imprimés ; elle enseigne l’art de jouer aux échecs; on y trouve 150 positions différentes indiquant la manière de donner échec et mai, le tout expliqué par 164 fig. sur bois.

Le commencement du volume, qui comprend une espèce d’introduction, composée de vers et de récits d’amour, ne concerne nullement les échecs.

M. Walker pense que Damiano aurait emprunté à cet ouvrage 120 fins de parties d’échecs.

Ce traité n’a pas été traduit; il contient de très-belles fins de parties: parmi les maximes que Lucena donne, il s’en trouve de fort plaisantes ; il dit, par exemple :

« Si vous jouez le soir, à la lueur d’une seule chandelle, mettez-la du côté de la main gauche, parce que votre vue en sera moins gênée ; dans le jour, placez

ESPAGNE ET PORTUGAL

votre adversaire en face de la lumière, ce sera pour vous un grand avantage, etc., etc. »

C’est le premier traité où la marche des pièces est la même que de nos jours. On peut conclure de là que les changements opérés dans la marche de la dame et du fou ont pris naissance en Espagne.

L’on ne connaît aujourd’hui que trois exemplaires de cet ouvrage ; l’un se trouve à la Bibliothèque impériale de Paris, l’autre à celle du British Muséum et le troisième à la Bibliothèque royale de Bruxelles.

Arte para saber jugar al axedres : por Lucena; s. 1. n. d., in-4 fig. vêtus editio. (Catalogue du maréchal d’Estrées, en 1740, n* 9190.)

Philippe II, mort en 1598, était grand amateur du jeu des échecs; c’est sous son règne que Hérissaient Leonardo de Cutri, Boï de Syracuse, don P. A. Salvio, et autres fameux joueurs.

Amelot de la Houssaic, dans YHomme de cour, de Gracian, Paris, 1690, p. 7, note 2, raconte l’anecdote suivante : « Un seigneur espagnol ayant joué longtemps aux échecs avec Philippe II, gagna toutes les parties ; au sortir du jeu, il s’aperçut que le Roi était fort contrarié; dès qu’il fut de retour à sa maison : « Mes enfants, dit-il, nous n’avons plus que faire ici, car le Roi est offensé de ne m’avoir pu gagner aux échecs. »

Quevedo, dans sa Caso de los Locos de amor, dit que l’homme va comme le pion dans le jeu des échecs, de case en case, sans pouvoir attraper la Dame.

Ruv-Lopez de Sigura, habile joueur d’échecs, connu pour jouer sans voir l’échiquier, auteur du Libro de la invendon liberal y arte del juego del axedrez.

La 1'* édition, imprimée en 1561,in4 de 168 feuiln

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lets. 8 feuillets pour le titre, une épUre dédicatoire et un errata assez fort. Ensuite le traité du jeu. Â la fin du volume : Âlcala de Hénares en casa de Andres de Angulo, anno de MDLXI. (Debure, Sciences, p. 601-602, Ant. Crevena, p. 236. Antonii, Biblioth. hisp. nm. t. II, p. 216. Clodius, Biblioth. lus. p. 96. Schmid, p. 231 et Buiv.)

Son début des pions du centre est assez estimé ; Philidor avança un peu légèrement qu’il faisait perdre l’avantage du trait. L’anonyme de Modène (Ercole), essaya de le réfuter, mais sa démonstration renfermait une faute qui a été corrigée par les auteurs récents. (Jænisch, Analyse..., p. 95.)

La 1'* édition de la traduction française estintitulée : Le jeu des eschecs avec son invention, science et pratique . . . , traduit de l’espagnol (sans nom d’auteur). Paris, J.Micard, 1609, in-4 de 4 feuillets non chiffrés et 44 chiffrés, plus le privilège.

Ancien traité n’offrant rien de bien curieux : les éditions de la traduction française qui suivent celle-ci sont très-nombreuses et n’ont que peu de valeur. On les confond souvent avec celles de Gréco et réciproquement. Ruy-Lopez regarde Palamède comme inventeur du jeu d’échecs.

VicENT {Francesch). Libredelsjochs,partitis del schaehs, en nombre de 100; en Valencia, Lope de Roca, 1495, in-4. Ouvrage rarissime et peu connu. Ce petit volume enseigne la manière de jouer aux échecs, avec une explication de 100 parties différentes. On lit à la fin cette souscription : « A loor gloria de nostre Redemtor Jesu Christ MCCCCLXXXXV. (Santander, Diction-

naire bibliographique, t. III, p. 132.)

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Damiano est l’auteup du fameux Libro da imparare giochare a scacchi, et belîissimi partiti, revisli et recorretti, et con summa diligentia da molti famosstmi giocatori emendati, in lingua espagnola et itaîiana (da Damiano), Novamente slampato, s. 1. n. d. (v. 1510), petit in-8, goth. de 64 feuillets non paginés, une figure sur bois représentant un prêtre et un moine jouant aux échecs, et sur chaque page du texte un échiquier.

Une deuxième édition, s. 1. n. d. (v. 1510), petit in-8, lettres latines, de 62 feuillets non paginés; même figure sur hois qu’à la r* édition.

Une 3' édition pareille à la 2®, mais à la fin du dernier feuillet on trouve le nom de l’auteur.

Une 4' édition sous le titre :

Libro da imparare giocare a scacchi, e dette partiti (da Damiano). Roma, per Stephanum Guitliretli et Herculem Nasi, 1512, in4, figure sur bois.

Une 5® édition : Questo tibro da imparare giochare a scacchi et de te partite. A la fin : Vinisce et tibro... composto per Damiano Tortughese. Roma, J. Phil. de Nani... 1518, in-8 de 15 feuillets. (Ant. Schmid, Literatur des Schachspiets, p. 158. Catalogue du Comte 'de Boutourlin, en 1839, 1®* partie, p. 91, 11 fr. 50.)

Rome, A. Btadi de Asuia, 1523, in-16 de 64 feuillets. (Clodius, p. 59. — A. Schmid.)

Rome, A. Btadi de Asuta, 1524, édition augmentée; elle figure au catalogue d’Estrées,n® 9184. — Un exemplaire se trouve à la bibliothèque de Vienne.

Venise, Steff. Zazara, MDLXIV (1564), petit in-8 de 62 feuillets. Cette édition, traduite en français par Carlini, le d® Giovacchini, et annotée par Kiéseritzky, a été imprimée dans la Régence, 1849. (Un exemplaire du

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texte italien à la Bibliotb. de Vienne. — Masmann, p. 172. — Catalogue Piget, en 1746.)

Bolognot G. Rossi, 1606, in-8. (Stein, Manuel. — A. Scbmid, p. 160.)

Veneiia, P. Frari, 1618, in-8. (A. Schmid, p. 160. Régence, 1849, p. 72.)

Damiano est le premier auteur qui ait composé un traité dans le but de faciliter l’étude du jeu. 11 a emprunté la plupart de ses fins de parties à Lucena, comme nous l'avons dit plus haut.

Cet ouvrage est le plus ancien traité publié en Portugal; il est fort intéressant et a beaucoup servi à Gioachino Greco et autres écrivains. Claude Grujet en a donné une traduction française en 1660.

L’ouvrage consiste en dix chapitres : il s’y trouve d’abord des règles et observations générales, ensuite différentes ouvertures, un chmx de problèmes, et un chapitre sur la manière de jouer aux échecs sans voir l’échiquier.

FRANCE

Âneodotes historiques.

La mention la plus ancienne que nous ayons trou* vée, relative aux échecs en France, se rapports au règne de Pépin, père de Charlemagne.

Dans la relation de la translation des reliques de saint Austremoine, patron de l’Auvergne, de Volnic à l’abbaye de Moissac, on lit que cette translation eut lieu dans la quatorzième année (douzième année) du règne de Pépin, en 764, que ce monarque assista à cette cérémonie, et qu’il fit don, à cette occasion, au monastère, d’une quantité considérable de pierres précieuses, ainsi que de beaucoup d’or et d’un jeu d’échecs en cristal. {Acta sanctorum ord. S. Benedicti, infol., sec. III, part, ii, p. 191.) Les échecs n’étaient pas connus en Auvergne; ce jeu n’y est pas nommé par son n(»n, il n’y est que décrit.

FRANCE

Le docteur Duncan Forbes pense qu’en France, à cette époque, les arts étaient trop peu avancés pour qu’il s’y trouvât des ouvriers assez habiles pour tailler un échiquier en cristal, et que, par conséquent, ce jeu devait venir d’Orient et aurait été donné à Pépin, en 7S7, par Constantin-Copronyme, empereur de Constantinople, avec les riches présents parmi lesquels se trouvait un orgue, le premier qui parût en France.

Poésies.

ANONVHEs ; Amour jouant aux eschets, 40 vers imprimés dans le Labyrinthe de récréation, livre II. Paris, 1602, in-24.

Dans le Cabinet satyrique, t. II, et dans la Jtfitse folastre, I" livre (Paris, 1615), se trouve une pièce intitulée : Le Jeu des eschets, sonnet commençant ainsi :

Çà, jouons aux eschets, et me donnez la dame...

Dans le Choix d^épigrammes, tirées de l'Anthologie grecque, traduites en vers par J. D. Chopin, Paris, 1854, page 98, se trouvent les vers suivants :

D’un jeu, qui des combats est l’image savante,

Pour composer les instruments,

Palamède, on eût dû tailler tes ossements.

Durant une guerre sanglante.

Le premier, tu sus autrefois Présenter le tableau d'une lutte innocente,

Sur un champ de bataille en bois.

Échecs amoureux, ou les Échecs d’amour, ancien poëme français, sur lequel nous reviendrons plus loin.

Flores et Blanchefleur, poëme célèbre du xu® siècle.

FRANCE

tiré en partie des romans grecs et orientaux et formant un mélange bizarre de galanterie, de superstitions, de chevalerie et de mœurs orientales, qui rappelle les anciennes histoires de la Table-B.onde, Lancelot du Lac, etc. 11 est difdcile do préciser la date des événements racontés par l’auteur, mais ils peuvent être placés vers le ix' siècle, alors que les Maures étaient maîtres de la plus grande partie de l’Espagne, et que les chrétiens possédaient les Asturies, la Gallicie, la ville et le fameux pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Il y avait à catte époque des califes à Babylone et des soudans en Egypte.

Deux enfants naissent le môme jour, un garçon du nom de Flores ou Floire, fils d’un roi sarrazin, et une fille du nom de Blanchefleur ou Blancheflor, fille d’une princesse chrétienne réduite à l’esclavage.

Flores devient amoureux de Blanchefleur; le roi son père, craignant les suites fatales de cet amour, éloigne son fils de sa cour et vend la jeune fille à des marchands étrangers.

Le mal d’amour s’empare alors de Flores ; son père s’en apercevant, le rappelle chez lui et l’aide dans ses recherches pour retrouver Blanchefleur.

Flores part pour Babylone, où il apprend que sa maîtresse vient d’étre vendue au Soudan d’Egypte et se trouve enfermée dans une tour mystérieuse que nul ne peut aborder, sous peine de perdre la vie : mais au moyen du jeu des échecs et de libéralités. Flores captive le gardien de cette tour, et, après diverses aventures, il finit par posséder définitivement Blanchefleur.

L’on ne peut bien préciser quel est le texte original de cette histoire, dont les deux plus anciennes ver-

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dons connues sont écrites en vers français; elles sont différentes l’une de l’autre, et paraissent avoir été composées vers le commencement du xii* siècle. Les deux dernières éditions parues sont celle de Berlin, 1844, petit in-8, faite sur le texte du manuscrit de la Bibliothèque impériale, n® 69873 et 7534“, et celle de Parts, Janet, 1856, avec une très-ample introduction, des notes et un glossaire de M. Edelestand du Méril, de 236-320 pages.

Ce roman acquit de bonne heure une grande célébrité, il était connu en Allemagne dès le xu® siècle, en Espagne dès le xiii* siècle.

Jacques Vincent donna une traduction française en prose de la version espagnole publiée à. Alcala en 1512; cette traduction parut à Paris en 1554, à Lyon en 1570 et en 1571, à Rouen en 1597, et, en dernier lieu à Paris, dans la Bibliothèque bleue, en 1 859, in-4 à 2 col.

Madame Le Givre de Richebourg a fait aussi une mauvaise traduction française du texte espagnol de cet ouvrage, en 1735; le passage relatif aux échecs ne s’y trouve pas mentionné.

Boccace fit une traduction italienne du Roman de Flores et Blanckeflor, sous le titre : Il Pilocopo, etc., 1'* édit., Venetia, 1472, in-fol., traduction qu’Adrien Sévin retraduisit en français, et qui parut, à Paris, en 1654 in-folio, en 1555 in-8®, et en 1575 in-16, sous le titre : le Philocope.

Garin de Montglaive ou Monglave, fils d’Aimery, duc d’Aquitaine, a fait le sacrifice de l’héritage paternel. Jaloux de signaler sa pieuse valeur contre les infidèles, il a quitté ses états et s’est présenté devant

FRANCE

Charlemagne, pour faire ses premières armes à cOté des plus fameux barons de la cour de France. L’empereur, frappé de sa bonne mine, le retient volontiers à ses gages ; il en fait son conseiller, son galfonnier, son sénéchal, et enfin «on majordome. Un jour, l’impératrice ayant pénétré dans l’appartement de Garin, osa lui révéler les sentiments que lui inspirait son mérite. Alors se renouvela la scène de Joseph avec la belle Egyptienne. Charlemagne, arrivant sur l’entrefaite, voyant la tristesse de sa femme, lui en demanda la cause ; celle-ci avoua l’amour qu’elle portait à Garin, se jeta aux genoux de son époux pour l’en convaincre davantage; mais l’empereur ne partageant pas les mêmes sentiments que son épouse, devient rêveur et ne songea qu’à se venger de son galant gentilhomme.

Les amis de Garin s’étant aperçus de ce qui se passait, en prévinrent ce jeune seigneur, qui n’alla de trois jours au palais; mais le quatrième, il fut pourtant obligé de s’y rendre. Après avoir pris toutes les précautions nécessaires, il chercha à se justifier auprès de son monarque; mais celui-ci ne veut entendre raison que si Garin le mate aux échecs. L’empereur ayant été maté, Garin recouvra toutes les bonnes grâces de Charlemagne.

Garin de Montglaive ou ilonglave, poème du xni* siècle, contient 14,000 vers environ. On y trouve le détail, en vers romans, de la partie d’échecs entre Garin, seigneur de la cour de Charlemagne, et ce monarque.

Ce poème a été mis en prose dans le xv« siècle, et il en existe plusieurs éditions. Le Talamède^ 1836, donne une analyse de cet ouvrage d’après M. Paulin Paris.

FRANCE

Dans le Mercure galant, juin 1683, on trouve 10 vers adressés à Gioachino Greco.

Nouvelle Manière de jouer aux échecs. Paris, 1789, petit pamphlet en vers.

Le Palamède, 1842, donna un Problème du cavalier aux échecs en 8 vers alexandrins.

Le Poème de la Vieille, ancien manuscrit du xii' siècle, conservé à la Bibliothèque impériale (n“ 7235, anc. fonds), fait mention du jeu d’échecs. Voir l’édition de ce poème publiéeà Paris, Aubry, 180 t,in-l 6, pp. 71-83.

On trouve dans les Pièces diverses de poésie sur les principaux événements, Utrecht, 1734, in-8, p. 55, la pièce suivante :

Comme tous savez les échecs,

Il faut que je vous dise un coup que j’ai sçu faire.

Et qui mériteroit qu’on le gravit exprès.

Sur le marbre, en gros caractère,

Comme un des plus beaux coups qui se fassent jamais.

Suivant nos louables coutumes.

Nous jouâmes un jour, monsieur un tel et moi.

Et pendant trois heures nous eûmes,

L'un beaucoup de dépit, l'autre un plaisir de Roi.

Son cabinet fut le champ de bataille Que pour notre combat nous choisîmes tous deux.

Car les échecs sont de ces jeux Où, sans le tête à tête, on ne fait rien qui vaille;

Un troisième là gâte tout.

Il n'est pas de joueur, quand il voit un beaucoup,

A qui la langue ne démange;

Et s'il parle, voilà mon savoir-faire à bout.

Aussitôt cela me dérange;

Et puis de pester tout mon saoul.

Car enfin, l'on n’est point un ange.

Pour doncque revenir au fait,

Placés l’un et l’autre à souhait.

FRANCE

D’une démarche grave et flère,

Nous jouons, et bientôt je gagne la première.

En voilà deux, en voilà trois;

Lui me gagne la quatrième.

Sans que j’en ressente encore aucun effroi.

Mais à peine eûmes-nous commencé la cinquième Qu’une de mes tours sauta tout d’abord ;

Il prend mes chevaliers, mes fous, ma dame.

Comme un brave qu’on blesse à mort,

Et qui, près d'expirer, présente encor la lame Je me roidis contre le sort.

11 me pousse, je pare, il poursuit, je recule,

Jusqu’à ce qu'enfin il m’accule Dans un des coins de l’échiquier.

Il avait trois pions, la dame, un chevalier.

Moi n’ayant qu’une tour et deux pions de reste;

On ne saurait être plus plat ;

Courage! lui dis-je, allons, preste;

Son roi, pour m’enfermer, fait un pas, et puis zeste,

Je vous fais d'un pion mon homme échec et mat.

Interdit du revers, et l'âme toute émue,

11 demeure muet, il admire l’exploit.

Longtems sur l’échiquier il promène la vue,

Et ne peut croire ce qu’il voit.

Mais rompant son morne silence.

Peste soit de ma négligence.

J’eusse, s’écria-t-il, gagé mille contre un Gagner avec trois pions, un chevalier, la reine!

La victoire est pourtant, lui dis-je, aussi certaine.

Que le coup est fatal, assommant, peu commun.

Trop de sécurité souvent tourne à dommage.

C’est ainsi qu’à Hoogstet, fier de son avantage,

Tallard de Malboroug méprisant les efforts,

A vu faire des siens un horrible carnage.

Il n’est que d’avoir du courage.

Vous pourrez battre les plus forts.

Dans le Recueil des pièces curieuses, La Haye, 1 695, in-12, t. IV, p.207, on trouve une odeàJtf. de Laroche-

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foucault, le célèbre auteur des Maaiimes et l’un des plus forts joueurs d’échecs de son temps; cette ode lui est adressée par un poète anonyme qu’il avait souvent fait mat. Nous en citerons la deuxième et la dernière strophe :

Contre moi dans la carrière A peine tu fais un pas,

Que par ta démarche fière Tous mes projets sont à bas.

Je vois, dès que tu t'avances,

Céder toutes mes défenses.

Tomber tous mes champions Dans ma résistance vaine.

Roi, Chevalier, Roc et Reine Sont moindres que des pions.

Vous, joueurs, en qui j’honore Cent vertus et cent talens,

Sçaebez qu’un jeu que j’abhorre Souille ces dons excellens.

O vous qui m’avez fait prendre Le trlsté dessin d’apprendre Ce jeu qui fait mon courroux De C..., M..., F...,

Fussiez-vous dans la rivière Et les échecs avec vous !

Le Recueil de plusieurs petites poésies joyeuses, pour récréer le lisu7it, 1380, in-16, contient un petit poème de 22 vers, intitulé : Les Echecs.

Frédéric Alliey donna les Poèmes sur le jeu des échecs, traduits ... de Vida, ...Kochanowski, ...Vf. Jonès et ...Fischer, en français. Paris, au café de la Régence, 1851, in-8». Ces traductions ont été imprimées dans la Régence, 1850, pages 293 à 302, et 328 à 338. Celle de Vida est assez mauvaise ; elle comprend 734 vers, dont voici les premiers :

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En un jeu, des combats je présente l’image,

J'offre sur le tapis le tableau du carnage ;

Des troupes de guerriers se forment sous mes doigts.

Et le docile buis se prête à mes exploits;

Sous un panache blanc, sous une écharpe noire,

Deux rois de triompher se disputent la gloire,

ÀDBBRT (l’abbé J. L.). Fable sur les échecs, coaunen* çant ainsi :

Certaines majestés jadis étaient fort vaines.

Les majestés d’un jeu d’échecs.

{Fable in, liv. I.)

La 1” édition des Fables parut en 17S6, in-12, sans nom d’auteur. Une 5* édition augmentée, en 1773.

Bahraü. La Dame et le Pion, fable (80 vers), imprimée dans le Palamêde, 1836, pages 69-71.

CÉBorn (Joseph), jésuite, mort à Paris, en février 1792. On donna son nom à la rue qui a ensuite porté ceux d’Artois et de Laffitte. Il est auteur d’un poème français sur le jeu des échecs fait à l’imitation de celui latin de Vida; les vers en sont assez bien tournés, quelques difficultés sont heureusement vaincues, mais la poésie est à peine au-dessus du médiocre. Le poëme comprend 354 vers et commence ainsi :

Les noirs, les blancs, jadis, se disputaient la terre.

Deux peuples de leur race éternisent la guerre :

Opposés d'intérêt ainsi que de couleur,

Égaux parle génie, égaux par la valeur.

Depuis quatre mille ans, ils se battent sans cesse.

Ils sont jaloux de gloire, et non pas de richesse ;

L’avidité jamais n’a terni leurs lauriers :

Une pauvreté noble honore des guerriers.

Deux monarques fameux, chargés de les conduire, Triomphent tour à tour sans vouloir se détruire.

A mesurer leur force ils bornent leurs desseins.

Mesure délicate entre deux rois voisins.

Le roi blanc lui-même décrit le combat.

FRANCE

Ce poème a été souvent imprimé ; la première édition est de Paris, 1770, in-8, avec portrait de l’auteur; en 1784, dans le Recueil de littérature, Paris et Glasgow, in-8, p. 59 à 80 ; dans les Œuvres diverses de Cérutli, Paris, 1792, in-8 de 2 feuillets pour le titre et la préface, et 9 feuillets pour le poème; dans V Encyclopédie méthodique, au Dictionnaire des jeux, Paris, 1792, p. 84- 87; sans nom d’auteur, Paris, imprimerie veuve Delacombc, 1834, in-8 d’une feuille; dans le Palamède, 1836, p. 121 à 128; par M. C***, en réponse à la Revanche de Waterloo, de M. Méry, Nantua, 1836, in-8 d’une feuille ; dans l’Introduction pratique, de Poirson- Prugneaux, Paris, 1840; enfin, dans les Stratagèmes des échecs, et dans le Manuel de Stein.

Chamoüillet. Vers sur la solution de son mat en neuf coups, imprimés dans le Palamède, 1842, tome I, page 175.

Davesne. Epigraphe à Philidor, joueur d’échecs (4 vers), imprimée dans le Palamède, 1843.

Degrand - Boulogne. Solution poétique, imprimée dans la Nouvelle Régence, 1863, décembre.

Delille (Jacques), abbé, poète et membre de l’Académie française, mort en 1813. Dans son poème: l’Homme des champs, 1*' chant, sur une soirée d’hiver passée à la campagne, l’auteur peint d’abord* une partie de tric-trac, puis une partie d’échecs : le vers prend alors une mesure plus grave ; à la fin, l’un des joueurs se lève proclamant sa victoire, l’autre reste fixé sur l’échiquier :

Et du terrible mat à regret convaincu Regarde encor longtemps le coup qui l’a vaincu.

FRANCE

Depoilly (Jules), est auteur de plusieurs solutions de problèmes d’échecs, en vers, imprimés dans le Palaméde, 2' série, et dans la Collection... d’Alexandre.

Louis Desmazures, secrétaire du cardinal de Lorraine, est le premier traducteur français du poëme latin des échecs, de Vida. La première édition de cette traduction parut à Lyon en 1S51, chez J. de Tournes et G. Gazeau, in-4. La deuxième édition, publiée sous le titre de : Guerre cruelle entre le roy blanc et le roy maure, parut en 1556, à Paris, chez V. Sertenas, in-4 de 15 feuillets (vente Solar, en 1860, n“ 1192, 147 fr.); et la troisième et dernière édition de cette traduction a été imprimée, avec titre et pagination séparée, en 44 pages, dans les Œuvres poétiques, de Desmazures, Lyon, J. de Tournes et G. Gazeau, 1557, petit in-4. Cette édition des Œuvres de Desmazures est estimée par M. Brunet, dans son Manuel du libraire, de 6 à 8 fr. ; par M. Techener, dans son Bulletin du bibliophile, 1852, n“ 2279, 18 fr.; à la vente Solar, en 1860, n® 1191, un exemplaire vendu 215 fr., reliure de Traulz Bauzonnet, en maroquin rouge.

La traduction du poëme des échecs, édition de 1557, est dédiée à M. de Vandemont, l’un des protecteurs de Desmazures ; elle est fort bien imprimée, en caractères italiques.

Vida invoque les nymphes de son pays, et fait honneur à l’Italie de l’invention du jeu des échecs. Desmazures en donne l’honneur à la France et demande l’inspiration des nymphes du Touvre, rivière d’Angouléme. Le poëte latin nomme plusieurs fois la ville de Rome, mais dans tous ces endroits, le traducteur substitue celle de Parisr Voilà à peu près tous les chan-

FRANCE

gements, ils ne sont pas essentiels et n’altèrent en rien le fond du poème latin.

Cette traduction comprend t,255 vers de huit syllabes. En voici les huit premiers :

Je chante en jeu une guerre pourtraite :

D'un fier combat la aemblance je traite.

Tirée au vray une feinte en buy d'armes :

Le jeu d'un règne et d’un camp de gendarmes.

Comme deux rdys l’un à l’autre s’opposent,

Et pour l'honneur au combat se disposent :

L’un marche blanc, l'autre noir sur les rangs.

Ainsi armés de harnois différents.

Engrebans, d’Arras, est auteur d’un petit poème de 298 vers, sur le jeu des échecs, commençant ainsi :

Cbest li jus des esquies (échecs)

Chiex kl sens a du bien retraire.

A la fin :

Fausseté gouverne sans rime Pour ce faut des escies li rime.

Le poète se nomme dans le 18* vers, avant la fin : Engrebans d’Arras fîst ce dit.

Manuscrit in-folio, sur peau vélin, écrit vers le milieu du xni* siècle. L’écriture est ce qu’on appelle lettres de forme, les pages sont à 2 colonnes (Catalogue La Vallière, 1” partie, dans un Becueil, n® 273633).

Ferrand (Pierre), dans ses Vérités plaisantes... Rouen, 1702, in- 12, p. 276 à 288, donne une pièce d’environ 296 vers sur les échecs.

Ce morceau est une imitation française du poème de Vida, mais n’offre qu’un médiocre intérêt.

Festead (Louis). Dans ses Roturières, recueil de ses

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chansons, publié à Paris en 1859, in-32, page 152, on trouve celle-ci : Echec et mat ! Air : N’croyez pas, ma cocotte ; huit couplets ; en voici les trois premiers :

A la paisible guerre La Régence ouvre un champ-clos Où sous mainte bannière,

Se combattent des héros;

Chacun jouit de sa gloire Sans morgue et sans apparat.

Voilà le cri de victoire:

Echec et mat! {ter.)

Grâce au fil électrique.

Les joueurs vont s’attaquer;

L’Europe et l’Amérique Au jeu vont se provoquer;

Qu’un nouveau Phüidor vienne,

Paris pourra, sans soldat Crier dans Moskow, dans Vienne :

Echec et mat! {ter.)

Les cavaliers, au centre Vont dégager les abords;

Un pion pas à pas entre...

Un fou soutient ses efforts;

Bref, la victoire est certaine Quand, pour dernier résultat.

Le pion se transforme en reine.

Echec et mat! {ter.)

Jehan le Nevelais, poète du xu* siècle ; dans son Roman d'Alexandre le Grand, se trouve un passage intitulé : Lijeus des eschis.

Le Digne (Nicolas) donne, dans ses Fleurettes du premier meslange, Paris, 1601, in-12, page 92, le sonnet cxxxix, sur les échecs, les quatre premiers vers sont :

Tout notre amour, ma belle, est un vra; jeu d’eschets. Nous sommes les tabliers, où le jeu se commense.

Mille divers pensers, que mille fois l’on pense,

Sont les petits pions aux premiers coups sujects.

FRANCE

M. D. C.j dont le nom ae nous est pas encore connu, a donné une troisième traduction française du poëme des échecs de Vida. Le jeu des eschets, dédié à la Royne (Marie-Médicis), Paris, 1605, petit in-8. Une réimpression à 115 exemplaires, faite sur le seul exemplaire connu, se trouvant aujourd’hui à la bibliothèque de Grenoble, a paru à Paris, en 1862, petit in-12.

En 1746, on en trouve cité un exemplaire dans le catalogue de Piget, libraire, à Paris, page 221, n® 3367; c’est, à notre connaissance, le seul ouvrage bibliographique où il en soit fait mention.

Cette traduction, qui comprend «26 vers, commence ainsi :

En ce Jeu, nous feignons une sanglante guerre.

Pareille aux vrais combats qu'on dresse sur la terre :

Nous feignons, sur le buis, deux royaumes puissants,

Qui ne servent sans plus que de passer le temps :

Comme deux rois, l’un blanc, l’autre de couleur noire, Poursuivent bravement l’honneur d’une victoire.

Le Palaméde, journal des échecs, en 1838, cite dans un article sur le poëme des échecs de Vida, une traduction française qui aurait été publiée en 1606 et dédiée à Louis XIII, encore dauphin. 11 y a erreur. L’ouvrage dont il est question est : La Philosophie royale du jeu des échecs, par G. du Peyrat, aumônier de Henri IV; il est dédié à Louis Dauphin, mais n’a aucun rapport avec le poëme de Vida.

Cruciman, Biblioth. galL, 296 ; Arisi Cremona, litteraria III, citent Rud. Masturio comme traducteur français du poëme des échecs de Vida. Cette traduction aurait été publiée à Paris, en 1738.

Nous avons cherché dans presque toutes les biblio-

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graphies et biographies^ consulté plusieurs savants bibliophiles, et nous n’avons obtenu aucun indice ni sur l’auteur, ni sur l’ouvrage.

Nous ferons toutefois remarquer que Desmazures se traduit en latin par Masturius ; quelque bibliographe italien n’aurait-il pas traduit Masturius par Masturio? Mais la date de 1738, d’où peut-elle venir?

Méry donna : 1“ sa Revanche de Waterloo, poème sur une partie d’échecs de M. de Labourdonnais, imprimé à Paris, en 1836, in-8 de 10 feuillets, avec dédicace à Madame la princesse Belgiojoso, et réimprimé dans le Palaméde, i8i3; 2° Une Partie d’échecs, poème. Le Palaméde, 1886, en donne une analyse.

En 1838, Une Soirée d’hermites, poème de 194 vers, Paris, in-8 d’une feuille, dans la Presse, 29 mars, et dans le Palaméde, même année.

M. de Labourdonnais passait la soirée chez M. de Jouy; cédant à la demande du maître de la maison, il se plaça dans un coin du salon, joua contre MM. de Jouy et Jay deux parties à la fois, sans voir l’échiquier, et les gagna. M. Méry, présent à cette soirée, en a fait le sujet de son poème.

M. Méry, dans sa Soirée d’hermites, attribue facétieusement l’invention de l’échec du berger au berger Péris, ravisseur d’Hélène.

Meüng (Jehan de), dans son Roman de la rosi, fait mention du jeu des échecs.

Nadacd. Le Prince indien, chanson. 10* couplet :

Il g’en allait, l’oreille basse,

Quand il vit sur une terrasse Des étrangers, Chinois et Grecs Qui, graves, jouaient aux échecs.

FRANCE

Il monte et propose partie;

On l'acoueille avec sympathie.

Il trouve vingt joueurs tout prêts;

On commence... dix coups après,

Le prince était mat ; a Qu’est-ce à dire!

Je suis le plus fort de l’empire.

Il faut qu’on m’ait joué des tours;

Au palais je gagnais toujours. *

Nestor-Joly, de Bourbonne. On a de lui plusieurs solutions de problèmes, en vers, imprimées dans le Valatnéde, 2* série.

Vasquin Philieul, né à Carpentras, docteur en droit, est le second traducteur français du poème latin des échecs de Vida.

Cette médiocre traduction, comprenant 832 vers, est dédiée à François d’Âgoult; elle parut sous le litre : Le Jeu des eschez. A Paris, de l’imprimerie de Philippe Danfrie et Richard Breton, 1559, avec privilège du roy, petit in-8 obi. de 31 feuillets goth. mod.

En voici les premien vers :

Je joue icy la guerre mémorable,

Qu’on jugerait à peu près véritable.

Des roys de buys et de leurs bandes sainctes :

Comment deux camps s’entredonnent altalnctes.

Dont blanches l’un, l’autre ha rouges ses armes.

Une réimpression de cet ouvrage rarissime, dont on ne connaît plus aujourd’hui qu’un seul exemplaire, se trouvant à la bibliothèque de l’Arsenal, a été publiée par les soins de M. Paul Lacroix, à Paris, chez J. Gay, en 1862, petit in-12, de x-26 pages, tiré à 115 exemplaires.

Pldchonneaü, Le Roi véritable et le Roi aux échecs, fable (29 vers); imprimée dans le Palamède, 1843.

Rouan de Coovret (J. Jos. Thér.), mort en 1787, au-

FRANCE

leur d’un poëme sur les échecs. Ce fut à Saint-Assise, propriété de la belle comtesse de Verrue, où ce Jeu obtenait la préférence sur tous les autres, que l’abbé Roman le composa, comme il l’avoue dans ses notes, page 165. Les victoires qu’il remporta emflammèrent son imagination. Il voulut connaître les principes et l’histoire de ce jeu. 11 lut ce qu’on avait écrit de meilleur sur ce sujet, le poëme de Vida le charma par sa grâce et par son élégance. Cette lecture lui inspira le dessein d’un poëme français.

L’auteur décrit la marche de chaque pièce, et attribue l’invention des échecs au brachmine Sissa.

Dans son troisième chant, il cite les vers de J. B. Rousseau (épitre à Clément Marot), et dans son quatrième et dernier chant, il dépeint une partie d’échecs qu’il a jouée à Motiers-Travers avec J. J. Rousseau, et une autre avec Voltaire. 40 vers sont consacrés à Philidor. La marche du cavalier, le gambit et le pat y sont assez bien décrits. Ce poëme, de 1 1 30 vers, conunence ainsi :

Heureux amans de la muse héroïque,

Réveillez-vous, et remplissez les airs Des fiers accens de la trompette épique;

Que votre voix franchisse les deux mers,

Et mariez vos sublimes concerts

Aux sons btuyans de la foudre qui gronde

Depuis Cassel, jusqu’aux bornes du monde.

Chantres fameux, célébrez, dans vos vers,

Cet art fatal qui désole la terre,

Ces demi-dieux qui portent le tonnerre.

Et qu’à l’envi des immortels guerriers.

Vos jeunes fronts soient ceints de verts lauriers.

Pour moi qui, né dans un séjour tranquille.

Rivage où croît l’olive de la paix.

FRANCE

De la parasse ai chéri les attraits,

Je chanterai, dans cet heureux asile,

Où je sommeille, au seiu d’un doux repos,

Je chanterai, sur mes faibles pipeaux.

Un jeu savant, l’image des batailles.

Une édition de ce poème parut à Paris, chez Léopold Collin, en 1807, in-18 de 184 pages. Elle comprend : 1® une Dissertation historique sur ce jeu d'après Fréret et le chevalier de Jaucourt, par Aug. Couvre!; 2® une Analyse détaillée du poème de Grégorio Duchi, et 3® le poème divisé en quatre chants et suivi de notes.

Le Falamède, 1836, page 265, et l’Introduction pratique de Poirson-Prugneaux l’ont reproduit.

Rousseau (J. B.), mort en 1741, dit, dans son épitre à Clément Marot :

Minerve à tous départit ses largesses Tous savent l’art, peu savent les finesses.

Et, croyez -moi, je n’en parle à travers,

Le jeu d’échecs ressemble au jeu des vers :

Savoir la marche est chose très-unie.

Jouer le jeu, c’est le fruit du génie.

Je dis le fruit du génie achevé Par longue étude et travail cultivé.

Si donc Phcebus ses échecs vous adjuge.

Pour bien juger, consultez tout bon juge.

Pour bien jouer, hantez les bons joueurs.

Surtout, craignez le poison des loueurs.

Saint-Ussans (de) donna, en 1681, 16 vers sous le titre de: Quatrains à mettre sur l'échiquier ; le traité anglais de Lamb, édition 1764, le Palaméde, 1843, p, 519, l’ont reproduit:

Qui joue un coup en vain Perd un grand avantage.

Joueur habile et sage Ne fait rien sans dessein.

FRANCE

Quelque coup qui se fasse,

Vois la suite avec soin.

Si tu ne vois de loin,

Le tems de voir se passe.

En lieu propre à défendre Place d’abord ton roi.

Et surtout garde-toi De trop d’ardeur de prendre.

Distraits ne soient tes yeux,

Ni ta main trop légère.

Un beau coup s’offre à faire,

Vois s’il n’est rien de mieux.

Le Cercle de Vitry-le-Français adressa à VlUustration une solution en huit stances, au sujet du problème précédemment inséré dans ce journal. En voici les cinq premiers vers :

Ce problème vous présente Un monarque infortuné.

De son peuple abandonné ;

Tel on voit, à l’heure présente,

Guillaume, le roi prussien.

Cette pièce de vers a été imprimée dans l’Illustration le 7 mars 1863,

Bibliographies spéciales.

Bibliographie échiquienne analytique et raisonnée de tous les ouvrages qui ont paru jusqu’à ce jour, dans toutes les nations, sur le jeu des échecs ; par Fréd. Alliey, contenant : 1® les titres exacts (avec traduction française) de 312 traités spéciaux, originaux, imprimés en toutes langues, et de 112 traductions de quelquesuns d’eux, etc. ; 2® une seconde bibliographie, comme complément de la première, composée de titres et citations exactes d’environ 386 ouvrages d’auteurs parlant plus ou moins dans leurs œuvres du jeu d’échecs.

FRANCE

nXsnUÉ DE LA BIBLIOGRAPHIE, PAR L AOTEtIR

|re dîTisioD, ordre de« matières.

Théorie pratique

Poésie

Morale-philosophie

Origine, invention, histoire.

etc

Éloges, esprit, règles, etc..

Manuscrits importants

Sur le problème du cavalier.

Sur l’automate joueur d’échecs

Jeux d’échecs modifiés, augmentés. . .

Recueils des principaux jeux divers conte*

nant les échecs

Traductions imprimées

Id. manuscrites . . .

Citations

Originani. Tradoctioni.

Citations.

Allemands. ... 80

Français 65

Anglais 83

Latins 36

Italiens 38

Espagnols. ... 5

Russes 8

Polonais 3

Mannscrits. . .

M. Âlliey possédait ea 1838 environ 150 traités et de nombreuses traductions.

Cette bibliogr^thie est restée inédite. (Extrait du Valaméde, 1838, p. 327.)

FRANCE

Mabcband (Prosper), dans son Dictionnaire historique, La Haye, 1758-1759, in-folio, tome I", pages 179-181 et 330, tome II, pages 91-95; et édition de La Haye, 1780, in-foUo, tome I, page 181, tome II, page 98, parle de Cessules, Ingold, Th. Murner, et des échecs.

Addition de M. A. L. à la bibliothèque des livres qui traitent du jeu des échecs, par l’abbé Cancellieri, imprimé dans le Magasin encyclopédique, 1806, 1. 1, p. 48, et 1817, t. V, p. 214 à 228:

Des aperçus bibliogr^hiques sur les ouvrages d’échecs se trouvent dans la Bibliothèque française, de l’abbé Goujet, 1744, t.Vll (art. sur Vida et ses traductions françaises); dans V Encyclopédie.., d’Alexandre, Paris, 1837 ; dans le Palamède, Paris, 1836, pages 228 et suivantes; dans le Manuel du jeu des échecs... de Stein, Paris, 1841 ; dans les Cinquante parties jouées... de Kiéséritzky, 1846; dans le Nouveau Manuel bibliographique, de Ferd. Denis, Pinçon et de Martonne, 1857, articles échecs et jeux; dans le Nouveau Manuel illustré... de M. Arnous de Rivière, 1860.

Ouvx^es publiés en français sur le Jeu des éobeos.

ACADÉMIES DES lEUX.

Sous ce titre, nous comprenons les ouvrages traitant de plusieurs jeux et particulièrement de celui des échecs. Les recueils de ce genre, bien qu’ils aient des titres différents, contiennent généralement les mêmes traités; celui relatif aux échecs est presque toujours celui de Greco ou celui de Philidor. Voici leur liste par ordre chronologique :

9e FRANCE.

Cinquante jeux d'honnétes entretiens, par Innocent Rhingieri, Lyon, 1335, in-4. Ouvrage assez singulier; voir le Bulletin du Bibliophile, 1844, p. 880.

La Maison des jeux académiques, Paris, 1654, 1665, 1668; Lyon, 1674, in-12.

Ces deux ouvrages contiennent le moyen d’exécuter une partie d’échecs par personnages.

Le Jeu royal et nouveau de l’hombre... augmenté des échecs, etc., Paris, 1688, in-12.

Le Jeu des échecs, trictrac, etc., Paris, 1696, in-12.

Les Divertissemens innocens, contenant, etc., La Haye, Adrien Moetjens, 1696, in-12, front, grav. par Schoonebeck, xvii-324 pages. Contient le jeu des échecs de Gioachino Greco, pages 1 bis à 324.

Le Jeu royal et nouveau de l’hombre, etc., Bruxelles, 1698, et La Haye, 1700, in-12.

Les Véritez plaisantes, ou le Monde au naturel, etc., Rouen, 1702, in-12.

Le Royal Jeu de l’hombre et de piquet, augmenté, etc., La Haye, 1703, petit in-12; s. 1., 1712, in-12.

La Maison académique, La Haye, 1712, in-12.

Le Jeu des échecs, tric-trac, etc., Paris, 1713, in-12.

L'Académie, ou Maison des jeux, etc., Paris, 1714.

Nouvelle Académie des jeux, etc., Leyde, 1718, 2 vol. in-12.

Académie universelle des jeux, etc., Paris, Utrecht et Amsterdam, 1718, in-12; Leyde, 1721, 2 paît., in-12, fig. ; Paris, 1725, in-12; Amsterdam, 1728, 2 vol. in-12.

Le Jeu royal, etc., Amsterdam, 1735; Paris, 1730, 1739, in-12; Amsterdam, 1739, 2 vol. in-12; Paris, 1743, 2 part, in-12; Amsterdam, 1752, 3 vol. in-8, fig.; nouv. édit., 1756; Paris, 1758, 2 vol. iu-12; 1759, 3 vol.

Coogle

FRANCE. 97

in-8; Amsterdam, 1762, 2 vol. in-12; Amsterdam, 1763, 3 vol. in-8.

Almanach des pertes et gains, etc., 1765.

Académie universelle, Amsterdam, 1770, 1777, 1778. Almanach des jeux, etc., Amsterdam, 1786, 1788, 1789, 3 vol. in-12, fig. Paris, 1791, réimpr. sous le m6me titre en 1802, etc.

Dictionnaiï-e des jeux, Paris, Panckoucke, 1792,1794, in-4, pl. grav. ; Paris, an vu (1799) et an viir, in-4.

Le Savant de société, etc. , Paris, an ix (1801), |in-12. Académie nouvelle, Lyon, 1802, 3 vol. in-8, fig. Académie universelle, Lyon, 1805, 1806, 3 vol. in-8, fig.; Paris, 1807, 1808; Lyon, 1810, 3 vol. in-12, fig.; Paris, 1811 ; Lyon, 1812, 3 vol. in-12.

Petite Académie, Paris, |1815, 1817; Metz, 1818; Paris, 1819.

Académie des jeux, Paris, 1821, 1824.

Le Savant de société, 4* édit., 1824, 1825.

Manuel des jeux, Paris, 1827.

Grande Académie, Paris, 1833.

Académie universelle, môme année.

Nouveau Traité, Paris, 1834.

Académie, etc., Paris, 1835, 1836, 1837.

Dictionnaire général des jeux, par A. Riga, Paris, 1837. Le Musée des jeux, Paris, 1837.

Nouv. Manuel, etc., Paris, 1837, 1840.

Académie universelle, 3“ édit., Paris, 1842.

Nouvelle Académie, Meulan, 1846, in-16; Paris, 1846, 1847, 1848, 1851, 1854, 1855, 1856, 1858.

Le Salon des jeux, Paris, 1859, 1860.

Pour les ouvrages qui parlent accidentellement du

.-‘iqilizea by Coogle

jeu des échecs, nous renvoyons le lecteur à la Table alphabétique qui se trouve à la fin de ce volume.

Presque tous nos anciens romans des Chevaliers de la table ronde, des Douze Pairs de Charlemagne, du San- Graal, etc., font mention du jeu des échecs.

Parties du jeu des échecs, de tables (tric-trac) et de la merelle; par Nocole de Saint-Nicolas, ou Nicholas de Saint-Nicholaï, clerc de Lombardie ; manuscrit in-fol., vélin, miniatures, lettres gravées, arabesques, à la Bibliothèque impériale, n“ 7391, écrit au commencement du xm* siècle, rempli d’ornements, de lettres initiales dorées et fig. Les planches sont encadrées de riches vignettes. L’auteur dit que le jeu des échecs a été inventé au siège de Troie par un chevalier et une dame lombards.

La Bibliothèque impériale en possède aussi un exemplaire manuscrit texte latin, sous le n® 7390.

Chacun de ces deux manuscrits contient environ 200 positions curieuses.

Chest U jus des esquics :

Chiex ki sens a du bien retraire...

Pièce de vers d’Engrebans, d’Arras, que nous avons cité plus haut aux poésies françaises; manuscrit in-fol., écrit vers le milieu du xiii® siècle, se trouvant dans le Recueil n® 273633 ^u cattilogue La Vallière.

CM commenche U livre de partures des esches et de tables et de merelles et se claime cis livres Bakot et le trouva Nebrote le joiant, qui fist premiers en Babytone la tour qu’on claime Babel.

Manuscrit du xm* ou du xiv' siècle, in-8 vélin, se

FRANCE

trouvant à la Bibliothèque de l’École de médecine de Montpellier, sous le n“ 279. Fonds de Bouhier. E. 93. Manuscrit fort curieux : on y a figuré la position des pièces dans divers cas. (Note de M. Libri, t. I, p. 400, du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements.)

Livre de divers jevxs partis de tablw\ Manuscrit petit in-fol., vél., du xiv® siècle, commençant par un traité du jeu d’échecs. Les premiers mots sont : Premièrement, le blanc... A la Bibliothèque impériale, n“ 79i8.

Au milieu du xiv* siècle, Jean du Vignay et J. Ferron traduisent en français la moralité du jeu des échecs de J. de Cessoles.

La fin du xv* siècle nous donne Les Echecs amoureux, ou les Echecs d’amour, ouvrage de pédagogie appliquée au jeu des échecs.

Livre des eschez moralisés et tendant à information de bonnes moeurs et l’ordre de chevalerie (par J. de Cessoles, traduction de Jean du Vignay). Paris, Ant. Vérard, tS04, in-4, goth. :l 2 col. 3 feuillets prél. et 402 feuillets. Edition fort belle, mais très-incorrecte, comprenant le Traité du jeu des échecs, de Cessoles. Les deux autres parties du volume n’ont pas de rapport aux échecs. Le prologue de l’éditeur s’adresse à Anne de Bretagne. La Bibliothèque impériale en possède un bel exemplaire sur peau vélin, orné de 4 miniatures.

Le Jeu des eschez moralisé, suivi d’un traité de chevalerie, par Cessoles, et finissant : Cy finist le livre des eschez et de l’ordre de chevalerie, etc., et fut achevé le 28* jour de novembre 1305. Paris, Michel Le Noir, pet. in4 de 90 feuillets à longues lignes non chiffrés.

FRANCE

Au 1" feuillet une vignette sur bois tenant la page entière ; au verso la marque du libraire. — Vendu à la vente L. C. (Cailhava), de Lyon, en 1845, 81 fr. — L. T. (Léon Tripier), Paris, Potier, 1854,80 fr. — La Valliôre, n“ 1322, l” partie. — Libri, en 1859, 5 guinées (132 fr. 50).

Une deuxième édition du Livre des eschez, etc. (de J. de Cessoles), Paris, Ant.V'érard, 1514, se trouve citée dans Marchand, Dictionnaire historique, mais il y a probablement erreur de date.

Sensuit jeux, partis des eschecs composés novellement pour recréer tous nobles cœurs, et pour éviter oysiveté à ceulx qui ont voulenté, désir et affection de le sçavoir et apprendre, et est appelé ce livre le jeu des princes et damoiselles... Paris, s. d. (vers 1534), à l’enseigne de saint Jehan-Baptiste, in-4 de 12 ff. {Palamède, 1836, p. 231.)

En 1551, parut la première édition de la traduction française du poème de Vida, par Desmazures.

Le Très-excellent et ancien Jju pythagorique, dit Bythmomachie, de Cl. de Boissière, Paris, 1554, et 1556, in-8.

En 1556, il parut une seconde édition de la traduction française du poème de Vida, par Desmazures, sous le titre: Guerre cruelle..., et en 1557, une troisième édition du môme ouvrage.

Le Jeu des eschez (par V. Philieul), Paris, de l’imprimerie de Phil. Danfric et Richard Breton, rue Saint- Jacques, à l’Escrevisse, 1559, pet. in-8 obi., goth. mod., avec privilège du roy.

Le Plaisant Jeu des eschecz remuvellé, pour facilement l’apprendre et le bien jouer, nagueres traduit de l'italim, par Claude Grujet, Paris, V. Sertenas, Guillaume Le-

FRANCE. 101

noir, etc., 1660, pet. in-8 de 48 feuillets, dont 4b chiffrés.

Le privilège accordé à V. Sertenas est d’une date postérieure à la publication ; il est daté 1661. L’impression est mauvaise, les parties sont exécutées de la manière la plus grossière, la préface est fort naïve, et les noms des pièces sont de la fantaisie de l’auteur. C’est une traduction fort incomplète du Libro da imparare a giocare... da Bamiano.

Clodius, Biblioth, lus., page 77, nous donne la date d’une édition de cet ouvrage qui aurait été faite i Londres, en 1552 ou 1752, in-12 de 98 pages. Le Faîaméde, 1849, page 72, répète cette citation, mais nous croyons qu’il y a erreur de date ou d’ouvrage. La seule édition dont nous ayons connaissance de cette traduction de Damiano, par Grujet, est datée de 1560, citée plus haut.

Description nouvelle et claire du royal jeu des échecs, nouvellement réduit aux régies ordinaires et nécessaires pour le jouer facilement, par Saint-G***. S. 1. n. d.

Jeu des Esckets, par M. Talon, médecin. Ms. Cité par Montfaucon dans sa Biblioth. man., page 114, T' col., comme provenant de la Bibliotheca Coisliniana, et se trouvant alors au monastère de Saint-Germain, sous le n- 1065.

Le Jeu des eschets, trad. du latin (de Vida), etc., mis en français, par M. D. C. A la Royne; Paris, 1605, in-8.

La Philosophie royale du jeu des eschets, par G. du Peyrat. Paris, 1608, in-8.

Le Jeu des eschets avec son invention, science et pratique. Paris, 1609, in-4 de 4 feuillets non chiffrés et 44 chiffrés.

FHANCË.

Voyages curieux d'un médecin. Paris, imp. Chevalier, 1609, 2 vol. Cet ouvrage parle du jeu des échecs; les passages ont été réimprimés dans le Palamède, 1844, sous le titre : Fragments d'un voyage fait à la fin du XVI* si^cte. (Léonardo), article signé Doazan.

Problèmes plaisants et délectables qui se font par les nombres, par Cl. Gasp. Bachet. Lyon, 1612, in-8.

Le Royal jeu des échecs. Paris, 1613, in-8.

Le Jeu des échecs avec son invention, trad. de Ruy Lopez. Paris, Robinet, 1615, in-8 de 227 pages.

Le Jfu des échecs, 1616 {Palamède, 1842, 2“ partie, p. 254).

Traitté du jeu des eschez, traduit par Guillaume-Polidore Ancel, à Nancy, 1622. Ce titre se trouve au 4' feuillet. La dédicace est datée de Nancy, 13 juillet 1621. Manuscrit, in-4. Catal. de la bibliothèque de Dresde. (Anton Schmid, Meraiwr... p. 186.)

Les Vérités plaisantes..., par Cl. Gasp. Bachet. Lyon, 1624, in-8. C’est la deuxième édition des Problèmes plaisants, etc.

Le Royal jeu des échets. Paris, 1633, in-8. Bruxelles, 1633, in-8. (Anton Schmid, Litteratur des Schachspiels, p. 187.)

Le Jeu des échets, traduit du Calabrois. Londres, 1633, in-8. (Anton Schmid, p. 188.)

Le Royal jeu des eschets. Paris, Gourault, 1 636, petit in-8.

Le Jeu des eschets, trad. de l’italien de Gioachino Greco, calabrois. Paris, N. Pepingué, 1669, in- 12.

Le Royal et nouveau jeu des eschets, avec son invention, etc., revu, corr. et augm. Paris, Ant. de Rafflé, 1674, pet. in-8 de 136 pages.

FRANCE

Le Jeu des esehets, trad. du Calabrois. Paris, 1688, in-8.

Le Jeu des eschets, par Gioachino Greco Calabrois. Paris, 1689, in-12.

Lettre à M. ***, touchant le jeu des eschets. Imprimée dans le Mercure galant, déc. 1693, etdansle tome 1”, (l'“ partie, p. 186) du Recueil de pièces curieuses et nouvelles. La Haye, 1694, in-12.

Le Jeu des eschets, composé par M. de Sperlin. Lauzanne, s. d. (1693), in-8 de 120 pages.

Le Royal jeu des eschets. Paris, 1696, in-12.

Le Jeu des eschets, trad. du Calabrois. Bruxelles, 1698, in-8.

Traité du jeu royal des eschets, par B. A. D. R, G. S. Lausanne, David Gentil, 1698, in-8 de 111 pages.

Cet ouvrage contient quelques bons coups.

Le Jeu des eschets. trad. de l’italien de Gioachino Greco, calabrois. Paris, 1699, in-12. — La Haye, 1700, in-8. — Paris, Lefèvre, 1713, pet. in-12. — Bruxelles, 1713, pet. in-12. — Paris, Denis Mouchet, 1714, pet. in-12 de 10 feuillets et 343 pages.

Le Royal jeu des eschets. Paris, 1726, in-12. — Paris, 1728, in-12.

Essai sur le jeu des eschets, par Stamma. Paris, Emery, 1737, pet. in-12 de 146 pages.

Une édition d’une traduction française du poème de Vida, par Rud. Masturio, est indiquée comme ayant paru en 1738, mais nous croyons qu’il y a erreur.

Le Royal jeu des eschets. La Haye, 1740, in-12. — Liège, 1740, in-12. — La Haye, Ant. Van Dale, 1741, in-12 de 160 pages. — Liège, 1741, pet. in-12 de 343 pages. — Paris, 1742, in-8.— La Haye, 1742, in-12.

FRANCE

— Liège, 1742, in-12. — Liège, 1743, in-1-2, — Paris, les libraires associés, in-12 de 244 pages. — La Haye,

1744, in-12.

£ssat <ur le jeu des échecs, par Stamma, La Haye,

1745, in-12 de 120 pages. (74 parties.)

Analyse du jeu des échecs, par Philidor. Londres, 1749, in-8. C’est la 1" édition.

Analyse de Philidor. Âmst. et Leipzig, chez Arkstee et Mercus, 1752, in-8. — Londres (Hollande), 1752, in-8. (Scheible, de Stuttgart, 1860, p. 402.)

Essai sur le jeu des échecs, par Stamma. Âmst. et Leipzig, Arkstee et Mer Kus, 1752, in-12.

Le Jeu royal des échecs. Londres, 1752, in-8 de 208 pages. — Amst., 1752, pet. in-8.

Analyse du jeu des échecs, par Philidor. Leipzig, 1754, in-8.

Le Jeu royal des échecs, par Calabrois. Paris, 1756, in-8.

Le Jeu des échecs, par Philidor. Paris, 1757, in-12.

La Manière d'apprendre le jeu d’échecs, avec observations très-nécessaires, dédiée à M. de Bertinez. Amst., 1759, in-8.

Analyse du jeu des échecs, par Philidor. Paris, 1762, in-8.

Le Jeu royal des échecs, de Calahrois. Amst., 1763, in-8.

Analyse du jeu des échecs, par Philidor. Londres, 1767, in-8, de 308 pages.

Essai sur le jeu des échecs, de Stamma. Hambourg, chez Bouchenroeder et Ritter, 1770, petit in-8 de 72 pages.

FRANCE

Lettre sur un automate..,-, par Dutens. Presbourg et Vienne, in-8.

Jeu de la guerre, ou Raffinement...-, Paris, 1770, in-8.

Poème sur les échecs, de Cérutti. Paris, 1770, in-8, portr.

Solution du problème du cavalier au jeu des échecs, Manheim, 1773, in-8.

Le Jeu des échecs, par Greco. Paris, 1774, in-12 de 244 pages. — (Scheible, 1860, p. 169.)

Traité théorique et pratique du jeu des échecs, par une société d’amateurs. Paris, Stoupe, 1775, in-12 de xii412 pages, 3 pages d’approbation et le privilège.

Assez bon livre, destiné en partie au.v commençants, fait par Léger, Bernard, Carlier et Verdoni, forts joueurs du xviii* siècle.

Cet ouvrage manque d’ordre et d’esprit d’arrangement.

La notation contient 9 lettres, 8 chiffres et 1 signe, celui de l’échec ; elle avait été employée précédemment par Stamma, et elle est aussi simple qu’ingénieuse.

Une traduction allemande parut à Berlin, en 1780. Une deuxième édition française a été publiée en 1853.

Analyse..., de Philidor. Londres, 1777, in-8.

On trouve dans cette édition : 1“ Cinq parties d’échecs avec variantes et renvois; 2® les gambits de Salvio, Cunningham, Stamma, et autres gambits divers; 3® les fins de parties, etc.; 4® les règles du jeu au nombre de 17.

C’est une des meilleures éditions de cet ouvrage, avec celle publiée en 1821, à Philadelphie. Elle a servi aux éditions de Paris, 1820, 1830, 1844, et auti’es.

Cette édition de 1777 est divisée en deux parties, la

FRANCE

première est la réimpression de l’édition de 1749, avec notes nouvelles; elle contient 74 feuillets; et la 2* partie comprend une suite de débuts et fins de parties d'échecs.

Nouvelle manière de jouer aux échecs selon la méthode de Ph.Stamma. Ulrecht, V. Schoenhoven, 1777, in-12 de 163 pages, titre gravé. Bonne édition.

Essai sur les problèmes de situations, par Ballière de Laisement. Rouen, 1782, in-8.

Le Jeu royal des échecs, de Calabrois. Bruxelles, 1 782, in-12.

Lettres de Ch. Gottlieb. Basle (1783), in-8 de 38 pages.

Traité théorique et pratique.. .desamateurs. Paris, 1786, in-12 de xii-440 pages, et 2 pages pour le privilège.

Nouvelle manière de jouer aux échecs. Versailles, s. d. (vers 1789). Pamphlet politique en vers.

Nouvel Essai sur le jeu des échecs, avec des réflexions militaires relatives à ce jeu, par Stein, La Haye, chez l’auteur, 1 789, in-8 de viii-2o2 pages. Avec dédicace à Guillaume-Frédéric et à Guillaume-Georges-Frédéric, princes d’Orange et de Nassau.

Ouvrage de peu d’intérét, quoique l’auteur soit estimé en Allemagne ; tiré à 230 exemplaires pour les souscripteurs, dont la liste se trouve en tête du vol.; a été reproduit sous le titre de Manuel de l'amateur du jeu des échecs, par Stein.

Analyse du jeu des échecs, par Philidor. Londres, 1790, 2 vol. in-8.

Le Jeu des échecs, par Calabrois. Amst., 1791, in-12. — Amst. (Paris), 1792, in-18 de xvi-216 pages et fig.

La Supériorité au jeu des échecs, mise à la portée de tout le monde, et particulièrement des dames qui ai-

FRANCE

ment cet amusement, ou Méthode nouvelle...; avec un vol. de planches et un échiquier avec ses pièces dans un goût nouveau ; par Bat. General Zuylen van Nieveld. Campen (La Haye), J. A, de Chalmont, 1792, 2 vol. in-8 de 166 pages avec planches.

La devise est : Lu bon sens ! du bon sens !

Ouvrage médiocre, inintelligible, et sans le volume de planches, n’ayant aucune valeur.

Deuxième édition. Campen, 1797, in-8. Ne serait-ce pas la première, à laquelle on aurait ajouté un titre nouveau ?

Le Génie et la philosophie des échecs, Hambourg, 1799.

Le Jeu des échecs. Amst., 1800, in-18. — L’auteur, dans sa préface, attribue l’invention de ce jeu à Palamêde, cite tous les auteurs anciens et modernes qui en ont parlé, et les grands personnages qui l’ont aimé. Le reste du livre contient des exemples de la manière de bien jouer aux échecs.

Le Joueur d^échecs, vaudeville. Paris, 1801, in-8.

Nouveau jeu d’échecs, ou le Jeu de la guerre, par Giacometti.

Les Quatre Jeux de dames, polonais, égyptien, échecs et à trois personnes, avec les damiers et pions nécessaires, ainsi qu’une méthode générale pour varier les jeux de dames à l’infini ; suivis d’un volume de planches contenant 400 coups de dames à la polonaise; par J. G. Lallemand. Metz, et Paris, Levrault, Lenormant, an x (1802), 3 vol. in-12. — Ces trois volumes, dont un de planches, sont accompagnés d’un porte-feuille contenant les quatre jeux de dames, parmi lesquels se trouve celui des dames-échecs. — Cette innovation n’a pas été plus heureuse que les précédentes.

FRA.NCE.

Les Stratagèmes des échecs, ou Collection des coups (léchées les plus brillants et les plus curieux, tant dans la partie ordinaire que dans les différentes parties composées, tirés des meilleurs auteurs, et dont plusieurs n’ont point encore été publiés ; avec des planches où l’on trouve notée la position de chaque coup, par un amateur. (Montigny.) Paris, an x (1802), 2 parties in-16 de 93-122 pages et planches col. 3 fr.

Ouvrage contenant 120 positions fort jolies.

Nouveau jeu des échecs, ou Jeu de la guerre, par Giacometti. Paris, 1803, in-8.

Analyse du jeu des échecs, de Philidor. Nouvelle édition, avec une nouvelle notation abrégée, et des planches où se trouve figurée la situation du jeu pour les renvois et les fins de partie, par l’auteur des Stratagèmes des échecs. Paris et Strasbourg, Kœnig, an xi (1803), in-12 de 148 pages, 41 planches et portrait de l’auteur. 4 fr.

Précis des règles du jeu de la guerre, par Helwig. Paris (1804), in-16.

Recherches sur le jeu des échecs, par Louis Dubois. (Paris) 1805, in-8 de 16 pages.

Quérard, dans sa France littéraire, cite, parmi les ouvrages manuscrits du fécond polygraphe Louis Dubois, un Traité sur les échecs. Ne serait-ce pas un travail dont le germe se trouvait dans la brochure que nous citons ?

Recherches asiatiques, ou Mémoires, etc., trad. de l’anglais par Labaume, etc. Paris, impr. lmp. 1805, 2 vol. in-4.

Contient une dissertation de W. Jones, sur le jeu des échecs des Indiens.

Les Echecs, poëme de l’abbé Roman. Paris, 1807, in-1 2 .

FRANCE

Les Vers à soie..., suivi du Poème des échecs, par Levée. Paris, 1809, in-8.

Eléments théoriques et pratiques du jeu des échecs, par L. F. J. Hocquart; avec des réflexions morales, politiques, historiques et militaires relatives à ce jeu. Paris, V* Hocquart, 1810, in-8 de 268 pages et planches.

Analyse du jeu des échecs, de Philidor. Paris et Strasbourg, Koenig, 1812, in-12. Tiré à 300 exemplaires.

Les Stratagèmes des échecs, publiés en 1802, et non en 1812.

Observations sur l’automate..., 1819.

Jeu de stratégie, ou les Echecs militaires, par le comte Firmas-Périès. 2' édit., Paris, 1813, in-12; et 3® édit., Paris, 1816, in-12.

Jeu de la guerre de terre et de mer. Paris, 1818, in-12.

Jeu militaire sur un plan topographique. Paris, 1818, in-8.

Analyse des échecs, par Philidor; revue par l’auteur des Stratagèmes (Montigny). Paris, 1820, in-18 de 7 feuilles et demie et 42 pl. 4 fr.

Analyse. .., de Philidor; Philadelphie, Johnston (1 821 ), pet. in-8 de 76 feuillets et 42 pl. Cette édition est estimée.

Nouvelle notation des parties et coups d’échecs (par Guyot). Paris, 1823, in-8 de xvi-466 pages.

Traité élémentaire du jeu des échecs, contenant, etc., par Ulysse D***. Paris, 1823, in 18 de 4 feuilles 1/2.

Recueil de soixante parties d'échecs, avec des observations instructives par lesquels on démontre les secrets de ce jeu et l’art de le jouer en perfection, par Bendix. Saint-Pétersbourg, 1824. r* partie de 77 pages, prix 3 roubles.

FRANCE

Ce petit livre décrit 30 parties figurées et numérotées sur autant d’échiquiers mis en tableaux.

Art de jorier et de gagner au jeu des échecs, rendu simple, facile et mis à la portée de tout le monde, au moyen de tableaux synoptiques, d’après les documents fournis par M. B***, habitué du Café de la Régence signé P. L. Paris, 1828, in-8 d’une feuille 7/8, plus 2 tableaux.

Constitution royale et impériale des échecs. Paris, 1829, in-8.

Analyse du jeu des échecs, par Philidor. Paris, 1830, in-18 de 286 pages et portr. de Philidor. 4 fr.

La notation est la môme que celle des Stratagèmes.

Nouveau jeu royal et militaire. Paris, 1833. 3 feuilles in-plano.

Nouveau traité du jeu des échecs, par L. C. de La Bourdonnais. Paris, 1833-34, 2 part, in-8 de 4-167 pages, 204 pages et 60 pl.

M. Fauville, d’Yvetot, donna dans le Palaméde, en 1842, p. 173, la rectification d’une'erreur qui se trouve au troisième renvoi du Mat de la Tour et du Fou contre la Tour. En somme, cet ouvrage est une compilation assez bonne de tous les débuts d’alors.

Une seconde édition. Bruxelles, 1842, in-8.

Jeu des échecs, ou Parties du Calabrais et de Stamma, arrangées avec une notation facile, par Azevedo. Bordeaux, 1833, in-12.

Un Poème sur les échecs (par Cérutti). Paris, 1834,in-8.

Nouvelle notation..., par Poirson (Prugneaux). Commercy, in-18 de 32 pp.

Une Revanche de Waterloo, poème, par Méry. Paris, 1836, in-8.

FRANCE

Poème sur les échecs, par M. C*** (Cérulti), en réponse à Une Revanche (le Waterloo. Nantua, 1836, in-8.

Cercle des échecs. Statuts, rue Richelieu, n" 89. Paris, 1836, in-4 d’une feuille.

Le Palamède, journal des échecs, contenant divers morceau.\ de littérature, d’anecdotes, de biographie et bibliographie sur le jeu d’échecs, rédigé par M.M. de la Bourdonnais, Méry, Saint-Amant, A. Pichard et de Tournay. Recueil des parties d’échecs jouées entre les plus forts joueurs contemporains, de problèmes et de solutions, etc. 1” année, 1836, in-8 de 464 pages et 72 planches.

La Partie d'échecs du diable, nouvelle flamande, parue dans les Chroniques de Flandres en 1131, et imprimée dans le journal le Palamède. 1836, p. 30o à 310.

Encyclopédie des échecs, ou Résumé comparatif en 61 tableaux synoptiques des meilleurs ouvrages écrits sur ce jeu par les auteurs français et étrangers tant anciens que modernes, mis i\ l’usage de toutes les nations par le langage universel des chiffres, par Alexander. (En 4 langues.) Paris, 1837, in-fol. oblong, publié au prk de 30 fr.

L’annotation de l’œuvre est à peu près semblable à celle du Nouveau traité de La Bourdonnais. 1 feuillet pour le litre, .3 feuillets pour le texte (français, anglais, allemand et italien), comprenant la préface, l’introduction au jeu, une liste bibliographique de plus de 3o traités en toutes langues et une liste des 187 souscripteurs. L’ouvrage contient plus de 2,S00 parties.

Cette encyclopédie est divisée en six débuts de par“ tie, savoir : 1® Le Fou du Roi au deuxième coup pour le premier joueur après que chacun a joué le Pion du

FRANCE

Roi deux pas; 2“ le Cavalier du Roi au deuxième coup ; 3® le Gambit du Roi en jouant le cavalier du Roi au troisième coup ; 4“ le Gambit du Roi en jouant le Fou au troisième coup ; b® le Gambit de la dame ; 6® les Débuts irréguliers.

Toutes les parties contenues dans cet ouvrage sont à but.

10 tableaux pour le Fou du roi au 2* coup.

15 — pour le Cavalier du Roi au 2* coup.

3 — pour le Gambit du Fou du Roi.

1 — pour les Gambits refusés.

1 — pour les Gambits irréguliers.

11 — pour le Gambit du Cavalier du Roi (de Salvio, Muzio, Allgaier, Cunningham).

5 — pour le Gambit de la Dame.

6 — pour les Gambits irréguliers.

1 — pour la Table générale des débuts-

Découvertes sur le cavalier au jeu des échecs, par C. F. J. (Jaenisch). Saint-Pétersbourg, G. Graeff, gr. in-8 de 68 pages.

Le Palaméde, journal des échecs. 2" année. 1" série. Paris, 1837, in-8 de 343 pages et 104 planches.

Le Palaméde fut mis cette année en 100 actions de 100 fr.

Enq/clopédie du jeu des échecs, par Alexander. Paris, 1838, in-8.

Cette édition, citée par Th. Schmid, p. 167, n’existe pas. ^

Jeux de la Victoire..., Marseille, 1838, in-4.

Le Palaméde, journal des échecs, 1838, in-8, de 336 pages et 114 planches. Cette troisième et dernière année est d’une rédaction assez médiocre.

Traité élémentaire et complet du jeu d^échecs, revu et

En tout

tableaux.

FRANCE

corrigé par Jacques-François Mouret, professeur d’échecs et neveu de Philidor. Paris, 1838, in- 12 de 18-245 pages et 100 planches.

Dans sa préface, l’auteur critique Y Analyse de Philidor et le Traité des amateurs. « Il est très-difficile, ditil, d’étudier ces livres lorsqu’on est seul ; ce qui les rend moins utiles. Les parties en sont longues ; elles ont beaucoup de variantes ; et lorsqu’on cesse avant d’avoir fini celles qu’on a commencées, il est presque impossible de s’y remettre sans reprendre le début de la partie.

L’ouvrage est divisé en 33 chapitres : le 1" chap. donne la description des pièces, leur marche et leur valeur; le 2', manière d’écrire sur l’échiquier; le 3', termes employés pour le jeu d’échecs ; le 4®, de la valeur des pièces; les chap. 5 à 34 traitent du jeu ; et le dernier, des fins de parties au nombre de 14.

Le Manuel de Stein, 1841, p. 152, dit que cet ouvrage est très-incorrect, il contient de tout, e.vcepté les débuts.

Aux amateurs d’échecs, réponse à la Soirée d’Ermites (de Méry), parue dans le feuilleton du journal la Presse, le 20 mars 1838. Paris, 1839, in-8 d’une feuille.

Jeu de la bataille, ou Exposition..., Paris, 1841,in-12.

Manuel de l’Amateur du jeu des échecs, par Stein. Paris, Delarue, 1841, in-12 de 156 pages et 34 planches. 1 feuillet pour le titre, 4 feuillets pour l’avertissement, 48 feuillets pour le Traité du jeu, très-annolé et comprenant vingt parlies avec renvois, des mats, 7 attaques, 11 fins et 7 positions curieuses, etc.

Edition à laquelle on a joint, en forme de supplément : 1® une notice historique sur le jeu des échecs

FRANCE

donnant une idée générale du système de ce jeu, par Jaucourt ; 2“ un problème fameux avec la solution (sur le cavalier), par Euler ; 3“ une instruction sur la marche et la valeur relative des pièces; 4<> un vocabulaire des termes usités au jeu des échecs, avec leur explication; o“ des conseils par une société d’amateurs; 6“ un petit poëme sur les échecs, par Cérutti; 7® les règles du jeu des échecs, telles qu’elles étaient observées au Café de la Régence ; 8® une liste des principaux auteurs qui ont écrit sur ce jeu (16 noms d’auteurs). Le tout revu et publié, avec 34 planches, par Milbons.

Analyse nouvelle des ouvertures du jeu des échecs, par le major C. F. de Jaenisch, auteur des Découvertes sur le Cavalier. A Leipzig, chez Léopold Vofs; à Saint-Pétersbourg, chez \V. Graelf, et se vend aussi à Paris, chez Brockhaus. Le t. 1*'', publié en 1842, in-8 de xii-204 pages. Le t. 2, publié en 1843, de xiv-310 pages.

L’ouvrage est dédié : Au Philidor de la Russie, M. A, de Pétroff. Dans son discours préliminaire, l’auteur remercie M. Heydebrand de la Lasa des différents conseils importants qu’il en a reçus.

Le Palaméde, 2® série, a reproduit plusieurs passages de cet ouvrage.

le Jeu des échecs, traduit de l’italien de Gioachino Greco. Nouvelle édition. Paris, 1843,in-12 de 5 feuilles 1/2. 3 fr. 50 c.

Nouveau Traité du jeu des échecs, par M. L. C. de La Bourdonnais. Bruxelles, Hauman et C®, 1842, in-8 de 16-376 pages.

Nouveau Traité des échecs, de Lewis; trad. par Calvi. La 1” livraison parue en 1842.

FRANCE

Parties jouées, en 1842, entre MM. Schumacher, Johns, Bledow, Horwitz, Scmper et plusieurs autres. Manuscrits inédits, en 4 volumes, remplis de diagrammes. (Catalogue de S. Exc. le baron W. Berlin, 1860, n» 474.)

Recueil de problèmes d’échecs composés et dédiés aux amateurs de ce jeu, par Auguste d’Orsille. Nuremberg, impr. de W. Tummel, 1842, in-32 de 90 pages, comprenant 260 problèmes et solutions. (Anton Schmid, Literatur..., p. 262.)

Le Palaméde, journal des échecs. (Revue mensuelle, 2® série, rédacteur : Saint-Amant.)

l” année, Paris, 1842, t. I, gr. in-8 de 340 pages, portrait de M. Labourdonnais et planches, t. H, gr. in-8 de 292 pages, portrait de M. Saint-Amant et planches.

Analyse du jeu des échecs, par A. D. Philidor, etc. Nouvelle édition. Paris, Warée (1844), in-18 de 7 feuilles 2/3. 3 fr.

C’est l’édition de 1830 avec un nouveau titre.

Analyse, de Philidor. Nouv. édit. ill. de 60 planches, faite sur celle de 1794. Paris, Delarue (1844), in-12 de 7 feuilles 1/3 et SO planches.

Le Palaméde, journal des échecs. 2® année, 2® série. Paris, 1843, in-8.

Le Jeu des échecs selon la méthode de Phil. Stamma. Edition ornée de 103 échiquiers. Paris, Delarue (1844), in-12 de 120 pages.

C’est une copie annotée de l’édition d’Utrecht, 1777.

Méthode pour apprendre seul la marche des échecs et la règle de ce jeu, par C. Vielle.

Le Roi des jeux.

Le Jeu des rois.

Paris, 1844, 1 feuille 1/2, in-8. Prix 50 centimes.

Une deuxième édition en 1846.

Le Palamède, journal des échecs, 3* année, 2' série. Paris, 1844, in-8.

Le Jeu des échecs. Historique de la lutte entre l’éditeur du Palamède (M. Saint-Amant), et l’éditeur du Chess Player’s chronicle (M. Staunton). Lettre à M. l’éditeur du Palamède, signée Howard. Paris, 1845, in-8 de 2 feuilles. 1 fr.

Le Palamède, journal des échecs, 4® année, 2* série. Paris, 1845, in-8.

Cinquante parties jouées au Cercle des échecs et au café de la Régence, recueillies par L. Kiéséritzky. Paris, 1846, gr. in-8 de 3 feuilles 3/4.

Les 1'®, 9® et 45* parties sont annotées par M. Walker.

Les 3®, 8® et 35®, par M. Harwitz.

Les 6®, 10®, 20®, 37®, 42® et 49®, par M. Laroche.

Les 11®, 30® et 46®, par M. Sasias.

Les 12®, 17®, 31® et 3®, par M. Alexander.

Les 13* et 16®, par M. Henderson.

Les 14® et 21®, par M. Kling.

La 18®, par M. Staunton.

Les 32® et 47®, par M. Lewis.

La 34®, par M. Willermet.

Et les 40® et 43®, parM. Devinck.

Les autres parties sont annotées par M. Kiéséritzky et diverses personnes anonymes.

Collection des plus beaux problèmes d’ échecs, au nom- . brc do plus de deux mille, recueillis dans les auteurs anciens et modernes, par Alexander. Paris, impr. Wittersheim; chez Dufour, 1846, gr. in-8 du prix de 20 fr.

Di,

Goo-’k

FRANCE

Le môme ouvrage existe avec un titre allemand : Il comprend 94 mats en 2 coups ; 358 en 4 coups; 370 en 3 coups; 286 en 6 coups; 208 en 7 coups; 136 en 8 coups; 94 en 9 coups; 100 en 10, 11 et 12 coups, et 100 en 13 coups et au-dessus.

Les problèmes se suivent dans l’ordre du nombre de coups il y en a depuis 2 jusqu’à 230. Les noms des auteurs (environ 93 noms) se trouvent en tête de chacun, excepté quelques-uns qui portent le mot, amateur, et qui sont en partie de l’invention de l’auteur.

Méthode pour apprendre seul la marche des échecs. Paris, 1846, in-8 de 24 pages.

La première édition est de 1844.

Echec et Mat, drame en cinq actes. Paris, 1846, in-8.

Les Echecs simplifiés approfondis, depuis les f)remières notions du noble jeu jusqu’à la plus grande supériorité que l’on puisse y acquérir, par le comte abbé de Robiano. Bruxelles, Wouters frères (1846), in-8.

Traité du jeu des échecs, par Lewis, traduit par Witcomb; arrangé selon le système lexicographique de M. Kiéséritzky. Paris, 1846, gr. in-8 de 204 pages, 2 feuillets pour le titre, 1 feuillet pour la dédicace à M. Devinck, 98 feuillets de texte et 1 feuillet d’errata.

Cet ouvrage traite le Gambit Muzio, donne des e.xtraits de Lopez, Salvio, Greco, Lolli, Cozio, Ponziani, Ghulam-Kassim, Jaenisch, Bilguer et Heydebrand de la Lasa. Plus 23 problèmes de M. Bolton.

C’est un livre spécial pour les débuts.

Le Palaméde, journal des échecs. 5* année, 2* série. Paris, 1846, in-8. — 6® année, 2' série. Paris, 1847 in-8.

Analyse du jeu des échecs, par Philidor. Paris, Delà-

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rue, 1848, in-12, fig. 3 fr. oO c. (Nouveau Manuel bibliogr. de MM. Denis, Pinçon, p. 232.)

Historique de la lutte entre l’éditeur du Palamède et l’éditeur du Chess-Player’s chronicîe. Paris, 1848, in-8. (Bulletin du Bouquiniste, 1839, n“ 142. 73 c.)

Le Jeu des échecs, d’après la Méthode de Ph. Stamina. Edit, illustrée de 103 échiquiers. Paris, Delarue, 1848, in-12. 3 fr. Cité dans le Noureau Manuel bibliographique de MM. Denis, Pinçon, p. 232.

Introduction pratique au jeu des échecs, etc., par Q. Poirson-Prugneaux. Commercy, Ch. Cabasse, 1849, in-12 de 20-220 feuillets, fig.

Dans ce traité, la manière de jouer les pions est totalement exclue ; il s’arrête beaucoup sur le mat du Fou et sur celui du Cavalier, ce qui n’est pas trèsutile ; il représente le même mat sous huit faces différentes, et par là fatigue un peu l’imagination.

La notation de ce recueil est obscure et surchargée désignés. On y trouve 16 lettres, dont 10 simples et 6 pointées, lesquelles peuvent être suivies d’une apostrophe, ce qui fait 30 lettres. Une demi-douzaine de signes, 1 lettre renversée et 2 lettres pour remplacer les mots blancs et noirs.

Il a transcrit avec cette notation, le Gomito de Damiano, portugais, où se trouve réuni : 1® la Pratique du Gomito, décrite par Lolli ; 2® celle de Ruy-Lopez ; 3® celle de Greco; et 4® celle de Cozio; le tout annoté et commenté par l’éditeur. 5° l’Echec du berger, par Méry; 6° Observations pratiques, trad. de l’italien d’Ercole del Rio; 7® diverses fins de parties; 8® la traduction française de la Centurie de Lolli; 12 coups d’échecs, par M. Grosdemange ; un recueil curieux de so-

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lutions du problème du Cavalier aux échecs; un extrait de l’ouvrage de Philidor, etc., etc.

La Régence, journal mensuel des échecs, rédigé par Kiéséritzky (faisant suite au Palaméde, t'® et 2* série).

f® année, Paris, Barthès, 1849, in-8 de 394 pages et planches.

2* année, Paris, 1830, in-8 de 392 pages et planches.

3* année, Paris, 1831, in-8 de 392 pages et planches.

La notation de ce journal est la même que celle employée dans la traduction de Lewis par AVitcomb, et dans les Cinquante parties jouées..,, par Kiéséritzky.

Le Moniteur d’échecs, abonnement : 12 fr. par an. Paris, 1831 (cité dans la Régence, 1831).

La Régence, journal des échecs. 1" année. Paris, 1849, in-8. — 2® année. Paris, 1830, in-8. — 3® année. Paris, 1831, in-8.

Moniteur des échecs. Paris, 1831.

Traduction française du poëme de Vida, par Alliey. Paris, 1831, in-8.

Almanach des échecs, contenant 12 parties par les plus forts joueurs contemporains, tels que De Labourdonnais, Deschapelles, Macdonnel, etc., avec l’annotation du Palaméde et celle de M. Kiéséritzky; la Méthode pour apprendre seul à jouer aux échecs, suivie de la règle de 'ce jeu et d’un extrait sur son origine, de Fréret; publié par Vielle. Paris, 1832, in-16 d’une feuille 1/8.

Cercle det échecs, place du Palais-Royal. Statuts. Paris, 1831, in-16 d’une feuille.

Traité élémentaire du jeu des échecs, précédé de mélanges historiques, anecdotiques et littéraires, par le comte de Basterot. Paris, 1833,m-12de 13 feuilles 2/3.

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Une deuxième édition en 1863.

Traité théorique et pratique du jeu des échecs, rédigé par une société d’amateurs. 3“ édition, revue et corrigée. Paris, 1833, in-12 de H feuilles 1/2, plus 1 vign.

La première édition est de 1773.

Leçons élémentaires sur le jeu des échecs avec exercices, par l’abbé Vêtu (édité et imprimé par Blocquel, de Lille), Paris, Delarue (1834), in-12 de 3 feuilles 1/6, plus un allas in-12, 1/3 de feuille et 123 planches imprimées en couleur.

L’auteur, dans son avertissement, conseille auï joueurs d’échecs de jouer ce jeu sans passion, modérément et sans trop d’application, de perdre quelquefois pour satisfaire ses adversaires : ce serait mal placer le point d’honneur que de le mettre dans ce jeu, vraiment la chose n’en vaut pas la peine. Ce serait y attacher trop d’importance. On joue pour s’amuser un instant et rien de plus.

Le traité se compose de 103 pages ; 13 feuillets blancs se trouvent à la fin du texte, ils sont destinés pour les exercices.

Règles du jeu des échecs adoptées par la Société des amateurs d’échecs de Saint-Pétersbourg comme base du Code universel de ce jeu, Saint-Pétersbourg, 1834, in-8.

Echiquier de trente et quarante..., Paris, 1836, 1 feuille in-plano.

Jeu de la guerre d’Orient..., Paris, 1836, in-16.

Quelques mots sur les combinaisoiis..., Paris, 1836.

Application de l’analyse aux sauts du cavalier, par Slyvons, Bruxelles, 1836.

Recueil d’études progressives sur les fins de parties au jeu des échecs, composées seulement du roi et des pions,

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illustré de 180 diagrammes, par M. Jean Préti, Paris (18o6), in-8 de 11 feuilles 1/2, chez l’auteur. 6 fr. Belle édition, imprimée sur beau papier.

La Régence, journal des échecs, 2‘ série, Paris, 1 8S6, in-8. Cette série a été rédigée par M. Arnous de Rivière.

Traité complet, théorique et pratique sur les fins de parties au jeu des échecs, illustré de 3 iO diagrammes, par Préti. Paris, 1858, in-8, chez l’auteur. Prix, 12 fr.

Cet ouvrage forme le complément des Etudes progressives du même auteur.

Choix des parties les plus remarquables, jouées par Paul Morphy en Amérique, en Angleterre et en France, annotées par lui-môme et d’autres célébrités, recueillies par Jean Préti, Paris, 1859, in-8 de xvi-192 pages. 7 fr.

Labourdonnais-Morphy. A M. Georges Allen, professeur de langue grecque à l’Université de Pensylvanie, auteur de la Vie de Philidor. Lettre, signée Doazan, écrite à M. George Allen sur Labourdonnais et Morphy. 11 les juge ainsi : « Labourdonnais était un homme de sentiment et d’action, Morphy est un homme de pensée et de réfie vion. Les premiers de leur temps, il est probable qu’à aucune époque, personne n’a été plus habile. » Paris, 1859, in-8 de 16 pages. 2 pages pour le titre, 13 pages pour la lettre et 1 page blanche. La Régence, 1860, p. 33, reproduit cet opuscule.

M. Alliey. — AM, Georges Allen, professeur de philosophie de l’Université de Pensylvanie, par Doazan, Paris, 1860, in-8 de 16 pages. — Notice biograpliique sur M. Alliey.

Nouveau Manuel illustré du jeu des échecs, par J. A.

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de R. (Arnous de Rivière), etc., Paris (1860), in-8 de 144 pages, fig. Prix, 2 fr. Contient :

1® Pages 1 à 28, Dissertation d’après Duncan Forbes, sur l’origine des échecs; l’auteur fait honneur aux Indiens de l’invention de ce jeu.

‘ 2® Une bibliographie trôs-abrégée et une notice biographique tirée en partie de Carrera; pages 29 à 42.

3® Les règles du jeu, p. 43 è 52.

4® Le reste de l’ouvrage est divisé en six chapitres : le chapitre i*' donne la description de l’échiquier et de ses pièces; le chapitre ii, travail sur les ouvertures; le chapitre ni, sur les parties à avantage; le chapitre iv, sur celles à but et à avantage ; le chapitre v, sur les fins de parties, et le chapitre vi, des études sur les fins de parties extraites des Chess studies de Kling et Harwitz.

Recueil de problèmes, dédié aux amateurs d’échecs, par P. Journoud, Paris, 1860, gr. in-16 de 156 pages. 5 fr.

Régies des échecs-Gérard, ou Jeu des batailles..., 1'*, 2* et 3® édition, Paris, 1860, in-8 de 11 feuilles. 1 fr.

Un rêve, par Doazan. Paris, imprimerie Tinterlin, 1860, in-8® d’une feuille. Petite causerie échiquienne.

La Régence, revue spéciale des échecs, paraissant le

de chaque mois, publiée sous la direction de M. P. Journoud (3® série).

U® année, 1®' numéro, janvier 1860, 32 pages. Prix annuel : 20 fr. Paris, imprimerie Tinterlin, et café de la Régence, 1860, in-8.

2® année, Paris, 1861, in-8.

Le Jeu des eschez, trad. en vers français du poème de Vida, par Vasquin Philieul ; réimprimé sur le seul

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