AP RAGUENET
— PANTAGRUEL, roy des Dipsodes, restitué à son naturel. Lyon,
chez Est. Dolet, 1542, in-16, fig. s. b. (Giraud, 441 fr.; Yemenitz, 1,580 fr.; Potier, 1870, 5,000 fr.). — Lyon, Fr. Juste, 1542, in-16.
— LE Quarr livre des faictz et dictz héroïques du noble Pantagruel (11 chap.) Lyon, P: de Tours, s. d., in-16, fig. s. b. (Giraud, 249 fr.) — Rouen, Robert Valentin, 1552, in-16 (Giraud, 119 fr.; Potier, 1870, 760 fr.). — Paris, Mich. Fezandat, 1552, in-8 {La Vall., n° 3870). — s. 1., 1553, petit in-8 (Chedeau, 200 fr.; Bertin, 142 fr.; Pichon, 150 fr.). — Paris, Mich. Fezandat, 1558, in-8 (Bertin, 240 fr.).
— LE Seconp livre de Pantagruel. Lyon, P. de Tours, s. d., in-16, fig. s. b. — Le Second, Tiers et Quart livre de Pantagruel. Valence, Cl. La Ville, 1547, 2 part. in-16, fig. s. b. (Giraud, 40 fr.; Chedeau, 60 fr.).
— Les Sonces drôlatiques de Pantagruel, où sont contenues plu-
sieurs figures de. l'invention de maistre Fr. Rabelais. Paris, Rich. Breton, 1565, in-8, fig. s. b. (120), sans texte (Vemenitz, 105 fr.; Chedeau, 305 fr.; Gouttard, 100 fr.; Van der Helle, 150 fr.). — Paris, Sallior, 1797, in-4, fig. (La Bédoyère, 12 fr.; Grésy, 385 fr.). — Paris, Dalibon, 1823, gr. in-8, fig. (reprod.
de l’édit. 1565, Giraud, 15 fr.; Van der Helle, 42 fr.). — LE Tiers livre des faictz et dictz héroïques du noble Pantagruel. Lyon, P. de Tours, s. d., in-16. — Paris, Ch. Wechel, * 1546, in-8 (Bertin, 299 fr.; Pichon, 450 fr.) — Paris, Mich. fonda. 1592, petit in-8 (Pichon, 250 fr.; Potier, 1870, 345 IL.)
— La Vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composé par l’abstracteur de quintessence, livre plein de pantagruélisme. Lyon. Fr. Juste, 1537; in16 goth. (Chedeau, 620 fr.). — Lyon, même, 1542, in16.
— LA Vie tres horrificque du grand Gargantua, père de Pantagruel. Lyon, P. de Tours, s. d., in-16, fig. s. b. (Giraud, 249 fr.)
Rabelais, qui a écrit jusqu'au feu exclusivement, n’est, qu'à la surface seulement, un railleur cynique; au fond, c’est un esprit sérieux et indigné des travers et des abus, dont il rit et se moque pour mieux les déraciner. Les impuretés dont il charge ses tableaux, sont une cuirasse et aussi* un bouclier derrière lequel il se retranche pour lancer impunément et plus sûrement des traits qui portent coup. La boue qui souille le livre a été le salut de l’auteur et l’amorce la plus irrésistible du lecteur. Il a pu, les. voilant dans les propos les plus licencieux et les fantaisies les plus-extravagantes, dire à son siècle les vérités les plus dures et lui enseigner la morale la plus sévère et la plus pure. Cet écrivain admirable, ce génie vraiment français, le seul peut-être avec Molière, sera toujours pour l’homme intelligent et droit, le mets le plus délicat, la raison la plus ferme. Les sots n’y trouveront et ny verront qu'ordures, c’est justice, ils ne méritent pas mieux.
® RAGUENET (l'abbé François), né à Rouen et mort à Paris en 1722.